
Une annonce tombée comme une douche froide et une décision aberrante pour les parents d’élèves auxquels se joint bien évidemment la nouvelle Municipalité.
Les contours de la prochaine rentrée scolaire commencent à se dessiner dans le canton. Après Ecuisses jeudi où l’on a pu mesurer le désarroi des parents d’élèves, l’ambiance était elle aussi bien morose ce vendredi soir vers 17h30 devant les grilles de l’école Jean Macé. A peine élue, Sandra Osman, maire de la commune, se trouve confrontée à une situation dont elle se serait bien passée.
Les parents ont fait leurs comptes. Selon les prévisions actuelles, à la rentrée prochaine, l’effectif devrait s’élever à 68 élèves pour quatre classes ou trois si la fermeture est actée avec la répartition suivante : 7 PS, 4 MS, 9 GS, 8 CP, 10 CE1, 10 CE2, 9 CM1 et 11 CM2. Ce ne serait pas qu’une simple fermeture, mais un séisme à tous niveaux avec une réorganisation complète. Un petit peu de CE1 par ci, un petit peu de CE2 par là… Il y aura des classes à triple niveau avec des effectifs avoisinant 25 élèves par classe. Pour les parents d’élèves, une telle organisation entraînerait des conséquences importantes sur les conditions d’apprentissage des élèves, mais aussi sur les conditions d’enseignement des professeurs.
Par ailleurs, l’école Jean Macé est particulièrement engagée dans une démarche d’inclusion, en cohérence avec les priorités de l’Education nationale. De nombreux élèves ont des besoins éducatifs particuliers. Là encore, les comptes sont faits : 8 PAI, 2 PPS, 9 suivis RASED, 7 PPRE, 4 PAP et 5 stages de réussite scolaire. Une suppression de poste entraînerait une dégradation des conditions d’enseignement et compromettrait la réussite de nombreux élèves, notamment les plus fragiles.
Conscients toutefois des contraintes budgétaires actuelles, les parents d’élèves estiment que la situation spécifique de l’école Jean Macé mérite une attention toute particulière. Pétition, affiches, lettre à la DASEN en attendant d’autres actions, on ne pourra pas leur reprocher d’être restés les bras croisés. Mais les vacances de printemps approchent et la mobilisation doit s’accélérer.
J.S






