
Jeudi 22 octobre, l’association « PERREUIL aujourd’hui » a proposé à 33 personnes une journée à DIJON avec découverte du centre historique suivie d’une représentation au cabaret ODYSSEO de Plombières les Dijon.

Située à seulement une heure de TER de la gare de Le Creusot Ville, cette ville touristique et attractive possède un patrimoine architectural et artistique unique. DIJON offre un espace de 97 hectares de sites remarquables classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, de musées, de palais…rappelant la riche histoire des ducs qui ont fait de la Bourgogne une puissance majeur en Europe.
La déambulation débuta par le jardin DARCY du nom d’Henry DARCY qui conçut en ce lieu (1838) un important réservoir d’eau potable alimentant les Dijonnais et faisant de Dijon l’une des premières villes avec Rome à posséder l’eau courante. L’ours blanc à l’entrée du jardin, copie de l’original du musée d’Orsay, rappel le souvenir de François POMPON sculpteur animalier né à SAULIEU (1855-1933).
Du jardin DARCY à la place DARCY, il n’y a que la rue à traverser. Située proche de la gare de Dijon, c’était à l’origine l’intersection des routes de Paris, Lyon et Nancy. Réaménagée vers 1840, cette place est bordée d’immeubles de style haussmanien rappelant le style parisien très en vogue à cette époque. Sur cette place a été érigée la porte Guillaume (1788) se présentant comme un arc de triomphe en l’honneur du Prince de Condé gouverneur de Bourgogne. Proche de la Place DARCY, la cathédrale Ste BENIGNE (XIIIème) de style gothique. Les participants à cette sortie pouvaient mettre ensuite le pied sur la rue de la Liberté.
Devenue piétonne en 2012, c’est un lieu incontournable et l’une des artères commerçantes de la ville. Des lieux emblématiques s’offrent aux visiteurs : la place du Bareuzai, nom provenant du personnage qui domine la fontaine et qui foule le raisin dans la cuve.
C’est une place avec de nombreuses terrasses de cafés toujours très fréquentées. La déambulation se poursuivi en direction de la place de la Libération mais en cours de trajet certains grands magasins de l’époque ont, comme dans toutes les villes, perdu de leur superbe ! Les « Magasins Modernes » devenus « Nouvelles Galeries » puis BHV, (Shein est passé par là !) et le « Pauvre diable » devenu « H & M » au coin du miroir, nom faisant référence à une ancienne maison d’angle depuis laquelle il était possible de voir dans toutes les directions.
Cet axe central mène à la place de la Libération où se concentre un riche patrimoine : le palais des Ducs, le musée des beaux-arts et le théâtre. La place de la Libération, place royale jusqu’à la révolution de 1789 puis place du maréchal Pétain sous l’occupation et enfin place de la Libération fait face à l’hôtel de ville. Dessinée par l’architecte François Mansart, architecte de Louis XIV, cette place en hémicycle est un chef d’œuvre d’architecture classique du XVIIIème siècle à DIJON. Le palais des Ducs et des Etats de Bourgogne fut le siège des souverains de l’Etat de Bourguignon.
Classé au titre des monuments historiques il abrite la mairie de Dijon et le musée des beaux-arts de Dijon. Deux tours dominent le palais des Ducs : la tour Philippe le Bon (bien visible de la place) et la tour de Bar. Le musée des beaux-arts, l’un des plus anciens et des plus riches de France expose les tombeaux des Ducs entourés des « pleurants ». Et en plus l’entrée au musée est gratuite ! Dans la continuité le grand théâtre construit en 1828 est reconnaissable par ses 8 colonnes de la façade, inspirées de l’antiquité. Une visite intérieure s’impose compte tenu de la richesse de sa décoration. Terminant la rue de la Liberté, l’église St Michel se place comme un barrage avec sa façade à la fois de style gothique et de style renaissance.
Proche de cette église le musée François RUDE sculpteur né à Dijon (1784-1855) ouvre ses portes sur la copie du haut relief monumental « Le départ des volontaires de 1792 » dont l’original est situé sur l’un des piliers de l’Arc de Triomphe à PARIS. Nous étions à mi-chemin de notre déambulation et une impatiente montait chez les participants : elle est où la chouette !!! La deuxième partie nous dirigea effectivement vers l’église Notre Dame et la fameuse chouette sculptée sur le contrefort ouest de la chapelle.
Elle connait un immense succès populaire car il faut la caresser de la main gauche tout en faisant un vœu ! Différentes interprétations à cette croyance : la chouette dans l’antiquité symbolisait la sagesse car elle reste éveillée et voit clair dans les ténèbres. Ou c’est peut-être tout simplement la signature d’un des artisans qui a participé à la construction de l’église ? Mais attention la salamandre est proche et pourrait bien annuler vos vœux !!
La façade de Notre Dame est pratiquement plane avec une multitude de colonnettes lui donnant de la légèreté. Plusieurs rangées de chimères font penser à des gargouilles MAIS ce sont de fausses gargouilles placées au moment de sa restauration rompant ainsi cette planéité. Si la chouette est un emblème de cette église, deux autres emblèmes sont chers aux Dijonnais : la vierge noire dans l’église et le Jacquemart. Ce Jacquemart a toute une histoire : il s’agit d’un automate ramené de Courtrai en Belgique après le pillage de la ville par les armées du Duc de Bourgogne Philippe le HARDI en 1382. E
n 1383 les Dijonnais se cotisèrent pour le placer au sommet de la façade occidentale de l’église : horloge et cloche. En 1651, une « femme » fut donnée à Jacquemart : Jacqueline. En 1714 il fut demandé à la municipalité de leur donner 2 « enfants » ! Ce fut d’abord Jacquelinet et en 1884 naissait Jacquelinette qui frappe les quarts d’heure alternativement avec son frère, chacun sur une petite cloche. En 1789, lors de la Révolution, la famille Jacquemart échappa au massacre sauvée par son rôle d’horloge municipal.
Mais ils furent barbouillés en bleu-blanc-rouge. C’est sous la Restauration qu’ils retrouvèrent la couleur blanche ! Il était l’heure de retrouver le point de départ tout en jetant un œil sur le marché couvert constitué de 4 pavillons avec une toiture inspirée des halles centrales de Paris. C’est un autre lieu cher aux Dijonnais plusieurs fois par semaine dont le samedi jour de grande affluence, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur dans les rues avoisinantes siège de nombreux cafés et restaurants.
Cette déambulation terminée, les participants étaient impatients de regagner le cabaret ODYSSEO situé en queue du lac KIR sur la commune de Plombières les Dijon. Après un accueil chaleureux les participants furent en bonne position face à la scène pour déguster le repas « charme » spécial association puis assister à la revue music-hall et nuances pendant près de 1h30. Ce fut une succession d’élégance, de couleurs, de prouesses par des artistes en plumes, en costumes colorés, jonglant, chantant…
Et bien sûr le French cancan était à l’honneur ! Une fin d’après-midi qui s’est terminée par quelques pas de danse sur la scène. Unanimement les participants ont apprécié cette journée, il faut dire que la revue a apporté une chaude ambiance alors que la déambulation du matin avec architecture gothique, colonnes inspirées de l’antiquité, Jaquemart …était un peu plus austère, en comparaison !!
S.P.
(Photos SP et Odysséo.
Les photos de la revue sont non publiques)
Prochaine manifestation de l’association « PERREUIL aujourd’hui » :
Dimanche 08 novembre : 11ème fête des soupes entre associations.
S des F de St Bérain sur Dheune – 17h00 – Entrée gratuite.
http://perreuilaujourdhui.free.fr/photos/2026/CALE... 


















































