
C’était la première participation du Creusotin qui rêve désormais de faire l’UTMB.
Il a 31 ans et c’est en indépendant que Benjamin Pascalet s’est mis au Trail. Il n’est pas licencié dans un club. Après avoir pris beaucoup de plaisir à faire du moto cross, le Creusotin a commencé à courir. C’est en 2019 qu’il s’est mis au Trail et 7 ans plus tard il vient de signer une authentique performance.
Benjamin Pascalet a en effet signé la 185ème place de l’OCC, l’Ultra Trail qui compte quand même 100 kilomètres… Et cette année cela a même été 106, car en raison de la météo, les traileuses et les traileurs ont eu droit à un petit détour pour éviter la Flégère… Pas rien, avec donc 6 kilomètres et 500 mètres de dénivelé positif en plus.
Le Creusotin, qui cochait toutes les cases, avoue qu’il a eu de la chance. «Oui c’est la première fois que je m’inscrivais et j’ai été tiré au sort…» Il reconnait être parti un peu dans l’inconnu : «Jusqu’à maintenant j’avais seulement fait des 80 kilomètres maximum. Et 20 km de plus dans le massif du Mont Blanc, c’est quand même beaucoup plus dur».
C’est de Courmayeur, de l'autre côté du Tunnel du Mont-Blanc, en Italie que le départ a été donné vendredi à 9 heures du matin. Les traileurs ont alors pris le même chemin que celui qui mène jusqu’à l’arrivée de l’UTMB et ses 174 km…
«Les conditions météo en Italie n’était pas top. C’est seulement quand on est passé en France que cela s’est arrangé…»
Benjamin Pascalet avoue avoir souffert avant et après Trient, à proximité de la frontière avec la France et le retour par Vallorcine, avant le Col des Montets, au-dessus d'Argentière.
C’est à 0h40 dans la nuit de vendredi à samedi que le Creusotin a franchi la ligne d’arrivée où son épouse Julie et son fils de 8 ans l’attendaient, radieux de bonheur comme lui, malgré le visage marqué par les efforts.
Pour préparer son 100 km à l’UTMB, Benjamin avait fait les 50 km du Ventoux avec une 82ème place sur 2000.
Et maintenant ? A l'exception de Nice by UTMB, sur 50 km, fin septembre, il n’a pas de programme précis, même si évidemment ce conducteur d’engins au centre de tri de Granges, fera le Trail des 3 Châteaux.
L’UTMB des cracks ? Oui évidemment il en rêve… Le plus vite possible. Il sait qu’il faut être tiré au sort. Il sait aussi qu’il s’agira d’un autre défi. Car plus de 170 km à boucler en moins de 48 heures c’est énorme.
En attendant il a savouré l’arrivée de l’Américain Ben Dhiman et encore plus de Blandine L’Hirondelle : «Dans les rues de Chamonix c’était dingue. Une ambiance et une ferveur exceptionnelles encore plus fort que pour Ben. Mais c’est normal, Blandine tout le monde la connait et la respecte».
Le Creusotin, qui a terminé second de la course «Le Creusot - Chalon» en 2025, espère lui aussi connaitre la ferveur de la grande arrivée de l’UTMB à Chamonix. Car elle est énorme. Du premier au dernier ; Et c’est pour cela que l’UTMB est magique.
Alain BOLLERY
(Photos DR)


