C'est un très joli témoignage que nous mettons en ligne. Il nous a été adressé par JM un fidèle de creusot-infos. Un témoignage pour évoquer comment lui a vécu la formidable mobilisation pour sauver un traileur de la mort. Un événement pour lequel nous n'avions pas voulu verser dans la sensation.
«Samedi, vers 17h30, alors que l’excitation du départ montait doucement au pied des sentiers du Trail des 3 Châteaux, le temps s’est soudainement suspendu. À quelques minutes du départ du 15 km, un coureur s’est effondré, victime d’un grave malaise cardiaque.
En quelques secondes, l’ambiance sportive et joyeuse a laissé place à l’urgence. Mais dans ce moment de sidération, quelque chose de profondément humain s’est immédiatement mis en marche.
Des coureurs, des spectateurs, des bénévoles… parmi eux des infirmiers anesthésistes, des infirmiers de soins continus, des pompiers, des personnels de la Croix-Rouge, des gendarmes etc. Certains se connaissaient très bien, d’autres seulement de loin, et certains ne s’étaient jamais rencontrés. Pourtant, dans l’instant, cela n’avait plus aucune importance.
Sans hésitation, ils ont uni leurs gestes, leurs compétences et leur sang-froid. Chacun a trouvé sa place, chacun a apporté ce qu’il savait faire. Les mains se sont relayées, les regards se sont compris sans un mot, et pendant de longues minutes, ils ont travaillé ensemble, concentrés sur une seule chose : sauver une vie.
Dans ce moment suspendu, il n’y avait plus de dossards, plus de métiers différents, plus d’inconnus. Il n’y avait qu’une chaîne humaine, guidée par la solidarité et la volonté farouche de ne pas abandonner.
Dans une période où l’actualité pèse souvent sur nos épaules et assombrit nos esprits, cette scène nous rappelle quelque chose d’essentiel : lorsque l’essentiel est en jeu, les femmes et les hommes savent encore se rassembler.
Samedi, avant même que le premier coureur ne s’élance sur les sentiers, une autre course a eu lieu. Une course contre le temps. Une course pour la vie.
Et dans cette course-là, l’humanité a montré son plus beau visage»