Recherche
Pour nous joindre
alain.bollery@orange.fr
SMS au 06.98.82.18.88
Pour votre publicité sur
Creusot-infos, un seul numéro
06 62 80 46 68
> Sport > RUGBY
27/08/2021 03:17
4790 lectures

RUGBY : Une assemblée générale très riche pour Le Creusot

Des finances saines, une section féminine dans les tuyaux, un grand tournoi de jeunes au printemps, la montée en F1 raisonnablement en ligne de mire... Ca va bien du côté du COCB.
On a connu des périodes finalement plus compliquées. Car il est un fait que si depuis 18 mois le COVID a porté un coup sérieux et douloureux à la pratique sportive en général et rugbystique en particulier, du côté du Club Olympique Creusot Bourgogne, on n'a pas tiré le rideau. C'est même tout le contraire. On a continué de travailler dans l'ombre, en attendant des joueurs meilleurs. On a travaillé à un regroupement des forces.
Il n'a pas eu lieu. Peut-être n'aura-t-il jamais lieu, mais au moins ce ne sera pas de la faute du COCB. Les anti-tout ne sont pas seulement dans la rue. Ils peuvent aussi être dans des bureaux dans des vestiaires, à préférer vouloir s'affaiblir au risque de mourir seuls, plutôt que de grandir et gagner avec d'autres. Car même si cela n'a pas été dit de façon explicite, il est très clair que le sujet d'un regroupement des forces vives du rugby, à un échelon extra-local était dans les têtes.


Ne pas trop s'émouvoir des revirements

Au moins les revirements de dernière minute auront confirmé qu'il ne faut pas manifester une confiance XXXL à des gens qui vous sourient par devant et vous plantent des couteaux par derrière. En la matière cela restera un des enseignements du COVID. Il aura aussi fait tourner les têtes... comme des girouettes.
N'allez pas croire cependant que l'assemblée générale du COCB a été morose. Bien au contraire. C'est même tout le contraire, si l'on excepte les pensées bien légitimes et la minute de silence en mémoire de Jean-Marc Loreau, Jean Sudot, Max Deschampt, Gabriel Vailleau, Jean Guillé ou encore de Michel Nicolet et de son épouse Arlette, disparus très récemment.
Qu'on se le dise, le COCB va bien et ce ne sont pas les quelques coups vachards portés à l'échelon régional qui vont entamer se détermination. Car c'est la une de ses richesses. Celle d'être ambitieux et de clairement annoncer qu'il veut passer à l'échelon supérieure.

On attend les filles

«Je veux saluer et remercier nos partenaires publics et privés qui ont continué de nous soutenir sans faille. Heureusement que l’on a été soutenus financièrement. On a pu conserver notre assise financière. On a un bilan exceptionnel. On aura un budget entre 520.000 et 550.000 euros», a d'abord souligné Pierre Doucet pour traduire la bonne santé du COCB au niveau des chiffres. Et ce n'est pas vrai partout, loin de là même, sur la planète ovalie.
«Le club n’est pas resté inactif. Notamment nos éducateurs de l’école de rugby. Ils ont su lancer des initiatives réussies et retenues, sous l’impulsion de Pierre-Louis Dechaume. On a aussi fait quelque chose avec Creusot Cyclisme pour le Tour de France. A l’avenir on fera d'autres choses croisées peut être», a poursuivi le co-président. Et d'ajouter :
«Comment ne pas saluer la livraison des nouveaux vestiaires, dignes d’une Nationale une. L’inauguration aura lieu le matin du premier match à domicile contre le PUC. On aura une salle de musculation complète. C’est aujourd’hui une nécessité».
Mais le club veut aussi passer d'autres caps : «On se rapproche des Tigresses, pour avoir une section féminine à part entière. On va signer une convention de partenariat.
On sera sur une saison charnière, on sera toujours sur du lobbing pour une assise élargie. C’est une question d’hommes et de bonne volonté. Si chacun reste dans son coin, on aura des budgets qui vont stagner ou baisser. Chacun doit trouver sa place. Les choses ont avancé au cours de la dernière année.
On devrait avoir moins de soucis pour les jeunes, côtés moins de 16 et moins de 18. On a prévu un grand tournoi en avril. Ce sera un objectif fort de l’année.
Au vu de l’évolution de la pyramide du rugby français. Il faut absolument s’extirper de la Fédérale 2. Il va falloir faire redémarrer la machine. Et dans toutes ses composantes. On devra mettre en œuvre le pass sanitaire, ou le test de moins de 72 heures. 18 mois sans vie, tout le monde».

Les partenaires sont fidèles

Le COCB a donc des projets, de l'ambition, de la volonté et des sous en caisse. Car il a su économiser et surtout ses partenaires ne l'ont pas lâché.  Ils sont restés fidèles avec une baisse de seulement 5500 euros. Les subventions et les aides ont elle augmenté de 30.000 euros. Il y a pire, on vous l'avoue ! Ce que Michel Jusot, l'homme des chiffres de la CORGECO, a souligné avec plaisir. C'était sa dernière AG et il a connu des situations bien pires...
David Marti à l'heure de conclure les interventions avait évidemment le sourire : «Pierre tu as souligné le soutien sans faille. Il le fallait pour pouvoir vous permettre de sortir la tête de l’eau. Le club a une bonne gestion et pas seulement financière. Les nouveaux vestiaires, la remise en ordre du stade. Cela donne beaucoup de motifs de satisfaction, au-delà du travail que vous avez fait. On ne réussit rien si on ne s’ouvre pas. Vous avez souvent été initiateur. J’en suis fier en tant que Maire de la Ville. Fier que le club de la ville tend la main aux autres. Vous êtes capable d’aller chercher du public. Vous êtes intégrateur et vous le faites avec la volonté d’avoir une section féminine», a d'abord lancé le Maire.

«Il faut que la montée soit durable»

Il devait aussi parler ce ce «sport intégrateur qui a la volonté de s’ouvrir aux autres. Vous avez su vous interroger. Pour être meilleur avec ce virus. Il ne faut pas que cela nous empêche de vivre. Ce n’est pas en faisant l’union que l’on est fort. C’est en étant fort soi même que l’on peut le faire. Le COCB est suffisamment fort aujourd’hui pour rassembler. Pour monter en Fédérale 1 dès que possible. Vous avez été patient pour construire les fondations. Il faut que la montée soit durable. C’était sans doute un peu tôt avant. Le club est fort de son histoire. Oui la terre de rugby en Bourgogne elle est là. On est riche ici de toutes celles et tous ceux qui forment ce club. François Mitterrand disait : Il y a toujours un avenir pour ceux qui pensent l’avenir».
 

Ils ont dit

Jean-Paul Pelloux (co-président) : «On a beaucoup travaillé pour que le club soit en bonne forme pour attaquer la nouvelle saison. Le club ce n’est pas qu’une équipe séniors. C’est un tout, de l’école de rugby jusqu’aux arbitres».
     Michel Cusant (président de l'amicale des anciens) : «On est les grands parents du rugby et du club et on sera toujours là. Le COC a 100 ans cette année et on fête les 120 de rugby au Creusot. On va participer à la Foire pour mettre en valeur ce centenaire»
Guy Arnoud (président de l'OMS) : «La situation est difficile dans le sport. Avec Arnaud Deleplanque, on a commencé le tour des clubs. Ils sont inquiets pour leur nombre de licenciés, pour leurs bénévoles».
     Jacky Rozier (Président du CODEP) : «La terre de rugby il ne faut pas aller la chercher à Mâcon ou à Chalon. Elle est au Creusot !»
Alain BOLLERY