
Le Creusot a aussi décidé de déposer systématiquement plainte.
Selon l’expression, le rugby est un «sport de voyous pratiqué par des genthemen»… On sait que ce n’est pas toujours vrai. Mais on sait aussi que sur la planète rugby un certain nombre d’acteurs, qui sont d’ailleurs plutôt des dirigeants et encadrants que des joueurs, se complaisent dans des comportements de voyous et qu’il faudrait sans doute les renvoyer à l’école pour qu’ils apprennent enfin la définition de ce que sont des genthemen.
Quand la mort du voisin ou de celui où on a eu une rente de situation devient obsessionnelle, en est loin, très loin, des bonnes règles qui normalement prévalent ou devraient prévaloir dans ce sport.
A l’heure des réseaux dits sociaux, qui se muent bien facilement en réseauxs de la haine, il est facile de lancer des rumeurs. D’abord pour porter préjudice et le cas échéant tenter de détruire.
Qu’on se le dise dans un univers de plus en plus impitoyable, certains ne seront jamais des gentlemen et auront du mal à se défaire de la casaque du parfait voyou, allant même jusqu’à s’en délecter en privé, tout en essayant de faire croire le contraire en privé.
Ainsi, parce que les limites ont été dépassées, parce que le Président de la Ligue de Bourgogne - Franche-Comté en personne s’est interrogé auprès des clubs du Creusot et de Montchanin, leurs présidents Damien Marras, Michel Andali et Georges Duvert sont montés au créneau.
Non ils n’ont jamais envisagé de fusionner à la fn de la saison. Oui ils vont continuer de travailler ensemble au niveau des jeunes, pour les catégories U19 et U16. Et même si ce n’est pas gravé dans le marbre, ils travaillent aussi ensemble pour la catégorie inférieure. Qu’on se le disent, les joueurs concernés en U19 et U16 ne s’en plaignent pas, car les éducateurs à la tête du navire font du bon boulot, n’en déplaise à ceux que cela irrite.
Les deux clubs du Creusot et de Montchanin vont donc rester dans la stabilité de leur fonctionnement, chacun en accord avec l’autre.
Profitons en pour souligner que stabilité n’est pas le qualificatif qu’il faut employer pour l’encadrement de l’équipe première du club le plus proche du Morvan. Mais à chacun de gérer ses problèmes. Les sourires entendus d’un été, ne sont pas forcément ceux du printemps qui suit quand les grimaces ont du mal à être dissimulées. Et ce n’est pas une des conséquences du dérèglement climatique.
Ceci précisé, on n’ira pas jusqu’à écrire que Le Creusot et Montchanin ne fusionneront pas un jour. Car dans le sport comme en politique, il ne faut jamais dire jamais. Mais cela n’est pas à l’ordre du jour. Un point c’est tout pour ce sujet.
Il en est un autre, pour lequel Le Creusot a décidé de dénoncer avec force la rumeur selon laquelle le club cumulerait un déficit de plusieurs centaines de milliers d’euros.
Ce n’est évidemment pas le cas, et nous sommes même prêts à prendre un pari : Si Le Creusot reste à l’avant dernière place de la poule, il sera sans repêché financièrement pour rester en Fédérale 2 s’il le souhaite la saison prochaine.
Ce qui semble être le cas car il n’a pas attendu la fin de saison pour engager une campagne de recrutement et de renforcement.
Et comme par hasard c’est maintenant que les rumeurs sur sa santé financière circulent. Que cela ne soit pas sportif n’est pas difficile à démontrer. Par contre la provenance géographique de ces rumeurs nauséabondes ne laisse guère de doutes sur ceux qui sournoisement les distillent. Ils portent un mot sur les épaules : La honte.
Face à ces déferlements, la direction du COCB a pris une décision : Désormais elle déposera systématiquement plainte sur ce qui lui porte à son atteinte à sa probité et ce qui est aux antipodes de la réalité. Les plaintes seront déposées au commissariat de Police ou bien adressées directement au Procureur de la République par l’avocat du club. Ceux qui se cachent derrière des pseudos seront faciles à démasquer.
A.B.