
Ce week-end, Le Creusot est devenu le point de rassemblement des
meilleurs combattants français de grappling et de G-Fight. 116 sportifs,
des U15 aux vétérans, sont réunis pour un week-end de travail qui
pourrait ouvrir à certains les portes des championnats du monde de Bakou, en
novembre prochain.


Les tapis de la Halle des sports du Creusot accueillent ce week-end une concentration nationale de sportifs de haut niveau. Ils sont 116, venus de toute la France, des catégories U15 jusqu’aux vétérans, à participer à ce rassemblement des équipes de France de grappling et de G-Fight, deux disciplines affiliées à la Fédération Française de Lutte.
Tous ont en commun d’avoir décroché un podium lors des championnats de France disputés en février dernier. Et parmi eux, certains affichent une solide expérience internationale, avec des podiums obtenus sur des compétitions à l’étranger.
Un week-end pour travailler et se tester
L’objectif de ce rassemblement n’est pas seulement de réunir les meilleurs. Durant tout le week-end, les combattants enchaînent les entraînements techniques et les matches tests. Des séances destinées à observer les qualités de chacun, à travailler les détails et à sélectionner les profils susceptibles de représenter la France au plus haut niveau.
Car l’échéance est déjà dans toutes les têtes : les championnats du monde se dérouleront à Bakou, en Azerbaïdjan, du 23 au 29 novembre 2026. Le rassemblement creusotin doit ainsi contribuer au processus qui aboutira aux sélections pour cette compétition mondiale.
Fait exceptionnel, ce rassemblement accueille également des combattants issus d'autres disciplines. Ces invités ont pour particularité d'avoir eux aussi décroché des médailles dans leur sport.
« On n'a jamais eu autant de monde ! »
Si Le Creusot a été choisi pour accueillir un rassemblement d'une telle ampleur, ce n'est pas un hasard. Sabrina, gestionnaire des équipes de France, souligne notamment la position géographique de la ville, particulièrement adaptée pour réunir des sportifs venus de différents horizons. « On n'a jamais eu autant de monde ! C'est assez central, ceux qui viennent du sud ont pu venir, ceux du nord aussi. », constate-t-elle.
Il y a également l'implication sans faille d'Hazedine Derouiche, entraîneur principal du club du Creusot, avec qui Sabrina a évidemment été en lien constant pour préparer cette venue. Le travail mené en commun a permis d'accueillir dans les meilleures conditions ces 116 combattants et leur staff.
D'ici à Bakou, ceux-ci ont donc un rassemblement pour travailler, se jauger et convaincre. Et pour Le Creusot, c'est une belle opportunité de montrer que la ville peut aussi devenir, le
temps d'un week-end, un camp de base pour l'élite française
des sports de combat.
Le maire à la rencontre des équipes de France
Daniel Martinon, adjoint aux sports et Charles Landre, maire du Creusot, sont venus à la rencontre des combattants ce samedi. Le maire a tenu à remercier la Fédération Française de Lutte ainsi que Hazedine Derouiche pour avoir contribué à l'organisation de ce rassemblement.
Pour l'élu, celui-ci constitue une véritable opportunité pour la ville. « C'est une chance pour la ville d'accueillir des équipes de France. C'est une discipline en plein essor, on a de plus en plus de talents en France », a-t-il souligné. Et le maire se projette déjà vers les mondiaux : « Sur ces tapis, je suis certain qu'il y a des champions qui iront chercher des médailles à Bakou. »
Charles Landre a également rappelé que la ville entend continuer à soutenir l'organisation de grands rendez-vous sportifs. Une volonté qu'il justifie notamment par la situation géographique du Creusot et la qualité de ses équipements. « On a l'atout d'être bien placé, avec des infrastructures intéressantes et qu'on va encore adapter. Quand Hazedine m'en a parlé, j'ai tout de suite dit oui au projet. »
C.B.
























