
La jeune lutteuse du Creusot, médaillée de bronze aux championnats d’Europe, qui s’entraîne à l’INSEP, s’est confiée à creusot-infos.
Elle a rejoint le cercle très fermé des sportifs qui ont débuté au Creusot et qui ont brillé à l’international… Le dernier était le rameur Fabrice Moreau, 5 fois médaillés (2 fois en argent et 3 fois en bronze) aux championnats du Monde d’aviron et deux fois médaillés d’or aux Jeux Méditerranéens.
Point commun entre Améline Douarre et Fabrice Moreau : Tous deux se sont entraînés à Torcy. Lui sur le lac et elle sur les tapis.
Quand avez-vous débuté la lutte ?
AMELINE DOUARRE : «J’avais 8 ans et c’était à Torcy, avec le club Zone Lutte. Mon papa, qui faisait de la lutte, n’avait pas trop envie que j’en fasse. Mais il m’a laissé faire et depuis il est à fond derrière mois».
Où êtes-vous licenciée aujourd’hui ?
«J’ai rejoint le club de Bagnolet au début de la saison 2017-2018. C’était la condition pour pouvoir intégrer facilement l’INSEP. C’est ma quatrième saison».
Avec quel objectif ?
«Mon rêve c’est de participer au Jeux Olympiques de 2024 à Paris. Mais c’est le rêve de tout sportif je pense. Je vais tout donner pour y arriver».
Votre médaille de bronze aux championnats d’Europe c’est une première marche ?
«On peut dire que oui, mais la route est encore très très longue, les obstacles nombreux. En Bulgarie, l’équipe de France a ramené trois médailles. Une d’argent chez les garçons et une d’or et donc une de bonze chez les filles».
Comme s’est déroulée votre conquête de cette médaille ?
«En demi-finale, j’ai été battue 6-0 par la future médaille d’or, qui était une fille d’Azerbaïdjan. Il a fallu se reconcentrer. Et j’ai gagné 2-1 contre une adversaire polonaise que je ne connaissais pas. Quand j’ai marqué le 2ème point, celui de la victoire, il restait une minute. J’ai essayé de rester très concentrée, pour ne pas faire de faute. Je suis parvenue àç gérer la pression et le stresse».
Quelle est l’agenda d’une lutteuse quand on est à l’INSEP ?
«Je me prépare professionnellement pour un master de commerce. On s’entraine deux fois par jour. C’est 20 heures de lutte à la semaine. On s’entraîne de 10h30 à midi et de 16h30 à 18h30»
Quel était votre palmarès avant votre première médaille européenne ?
«J’ai décroché trois titres de championne de France en 62 kilos. Un avec Torecy et deux avec Bagnolet».
Quelle sera la condition pour participer aux prochains Jeux Olympiques ?
«Les conditions sont difficiles. Il faudra être dans les cinq premières aux championnats du monde qui auront lieu, en Espagne, en 2023 ; ou bien être en finale des deux tours de qualification».
Comment occupez-vous vos week-end sans compétition ?
«J’aime bien me balader dans Paris et puis j’aime bien regarder les matches de rugby. Je trouve que le rugby se rapproche de la lutte par certains aspects, et notamment sur les plaquages. J’aime bien aussi l’esprit et l’ambiance de ce sport.
Recueilli par Alain BOLLERY



