
Les Creusotins ont pourtant mené 2 à 0, mais se sont fait reprendre par une bien belle équipe neversoise. A trois minutes de la fin du match, Enzo Ciufici marque le but qui donne les trois points aux Creusotins.

Match en retard pour les « Jocistes » qui recevaient la lanterne rouge, Nevers Banlay. Un match rendu difficile pour plusieurs raisons. La première, parce que Nevers Banlay est loin, très loin d’être le dernier de la classe que le classement, pourtant, affirme. La seconde, parce que la « JOC », pas très en forme en ce moment, n’a pris que deux points en trois matchs. Enfin, et surtout, les Creusotins jouent leur avenir, ce lundi de Pâques, à Mercurey.
On évitera de revenir sur ce calendrier, les pros n’ont pas le droit de jouer tous les deux jours, les amateurs, eux, oui. On va éviter de polémiquer avec certains, ils le méritent pourtant, en février, la « JOC » n’a pas joué pendant pratiquement un mois, cassant ainsi sa dynamique positive, et là, on les essore en plein week-end Pascal. Le Creusot et son club de foot méritent un peu plus de respect.
Ces décisions ont pourtant d’heureuses conséquences. Pas d’assistants d’arbitre pour officier au Montporcher ce samedi après-midi (on l’a dit, Le Creusot et son club de foot méritent un peu plus de respect), ils ont donc été remplacés par des dirigeants. C’est ainsi qu’on a vu Manu Seixas prendre le drapeau pour le plus grand bonheur de tous les amoureux du foot. Sans hésitation, il est la grande figure de l’arbitrage local avec son expérience, sa sagesse et son impartialité. Un exemple.
Nevers Banlay, disions-nous, a causé beaucoup de problèmes aux locaux. Vifs sur le ballon, repartant rapidement à la récupération et surtout, vainqueurs des duels, les Nivernais vont même se créer des actions dangereuses. D’abord par Ousmane Coulibaly, à la reprise d’un corner (9e) et sur un tir à l’entrée de la surface (23e), puis très sérieusement sur une erreur de relance des Creusotins : Alpha Doumbouya voyait son tir contré in extremis (28e). La « JOC » ne réagissait pas, mieux, voyait ses adversaires prendre le dessus notamment avec Yaya Cherif sur un premier tir non cadré (39e) et surtout sur sa seconde initiative détournée par Théo Bérard, le gardien creusotins (41e).
On connaît le théorème de la domination, Riyad Brigeme, celui qui sera le joueur du match, passe en profondeur pour le jeune jociste, Lehyan Soumati, qui, astucieusement, lobait Enzo Pruel, le portier visiteur, pour l’ouverture du score (45e). 1-0, score à la pause.
Nevers Banlay avait encaissé un but sur la seule initiative creusotine. Ce n’était pas fini puisque dès la reprise, le défenseur central commettait une faute plutôt évitable sur Riyad Brigeme. L’arbitre n’hésita pas, penalty, transformé par le même joueur (49e). 2-0.
Les visiteurs contesteront le résultat alors que les Bleus devaient commencer à penser à lundi. Rentré en jeu, Mohamed Traoré prenait sa chance à l’angle gauche de la surface creusotine et trouvait le second poteau pour tromper Théo Bérard (62e). 2 à 1. Ce but compliqua la tâche des locaux, avant de penser à lundi, il fallait finir ce match. C’est ainsi que Nevers Banlay en profita. Abdel Boudjeniba (quel numéro 10) inventa un extérieur du droit pour trouver Mohamed Traoré qui trompait, encore une fois, Théo Bérard. 2-2 (77e).
C’est encore Riyad Brigeme qui prendra à son compte les destinées de son équipe. Récupération dans les pieds d’un défenseur dans la surface, centre en retrait pour Enzo Ciufici, qui marque facilement des six mètres. Une libération.
Il faudra maintenant montrer autre chose à Mercurey pour espérer jouer quelque chose fin mai.
Au Creusot, stade Montporcher, la JO Creusot bat Nevers Banlay 3 à 2 (1-0)
Arbitre, M.Antoine Michalat (Jura Lac)
JO Creusot : Bérard, Grenot, Ciufici, Parizon, Sadiki, Akhrif, Rat, Semane©, Rond, Brigeme, Soumati, Perianayagom, Chhim et Camara
Nevers Banlay : Pruel, Sinsu, Keita, Condé, Wongobé, Coulibaly, Ali, Treuillard, Cherif, Boudjeniba©, Doumbouya, Traoré, Amca
Kevin Broussard, coach Nevers Banlay : « Encore une fois, l’équipe adverse nous demande en fin de match si nous sommes la lanterne rouge. On est bien derniers, les choses s’enchaînent négativement pour nous. On est un peu résignés, on se dirige doucement vers la descente, la réussite nous fuit. Les choses vont dans le sens des équipes du haut de classement, la réussite va toujours vers eux. Nous sommes un peu maudits, c’est dommage parce qu’on méritait mieux aujourd’hui. Félicitations au Creusot. »
Julien Serpry, coach de la JO Creusot : « C’est notre marque de fabrique, même en se rendant le match facile en menant 2-0, je me suis dit, enfin, on a fait ce qu’il fallait, je vais pouvoir faire tourner en vue du match de lundi, et voilà, comme depuis le début de saison, on se fait peur et on donne de la confiance à l’adversaire qui revient. C’est même plutôt logique pour eux. Pour une fois, on arrive à renverser le score, c’est ce que je vais retenir, trois points. Le retour d’un joueur comme Riyad (Brigeme) nous change beaucoup de choses. Mine de rien, il a deux passes décisives et un but, l’abnégation qu’il affiche, il emmène avec lui l’équipe dans sa générosité. On s’offre encore un peu d’espoir dans le championnat. »
Vincent Brucci


































