
En battant le dauphin, la « JOC » se replace dans la bonne roue pour le sprint final à trois. Les Mellecéens avaient ouvert le score, mais se feront rejoindre, puis surpasser à la fin de la première période, en finissant à 10. Les deux équipes ont respecté une minute de silence à la mémoire de Marie Martin, femme de Lionel Martin, le coach de Sanvignes

Le début de match était marqué par ce moment de recueillement collectif, des sourires forcés, c’est terrible. Creusot-Infos présente à la famille Martin, aux proches et au club de Sanvignes ses sincères condoléances.
C’était l’affiche de cette 17e journée de championnat, la revanche entre la « JOC » et Mellecey-Mercurey qui avait remporté la première manche lundi dernier. Pour les Mercuréens, deux résultats étaient positifs, gagner (évidemment) ou obtenir le nul, cela permettait aux adversaires du jour, Le Creusot, de rester loin de la bataille palpitante avec Sanvignes. Pour les Creusotins, pas de choix, gagner pour continuer de jouer quelque chose dans ce championnat d’autant plus que le hasard a mis un Sanvignes - JOC la semaine prochaine. Pour mettre un peu plus de sel dans ce sprint digne d’une arrivée aux Champs-Elysées, Rigny a fait chuter le leader Sanvignes. Ce championnat est du plus intéressant, incontestablement.
Même si c’est la « JOC » qui aura la première opportunité, reprise de la tête de Seydou Koné à la réception d’un corner (14e), c’est bien Mellecey qui donnait l’impression de dominer le jeu. Pourtant, il faudra attendre la demi-heure de jeu pour voir les vignerons alerter Théo Bérard, le gardien creusotin. La reprise de volée de Quentin Chatelet partait loin, dans l’annexe deux. Alerte pas prise au sérieux. Une minute après, la défense locale cafouillait un ballon récupéré par Romain Calvo, l’ancien creusotin remisait immédiatement pour Jules Selic qui fusillait Théo Bérard. 0-1 (30e).
Ce but traduisait parfaitement les intentions des visiteurs : jouer sur l’erreur défensive qui, implacablement, allait arriver. Le match allait, grâce à cette bévue, se lancer. Seydou Koné rentrait, balle au pied, dans la surface mellecéenne et était poussé grossièrement par un défenseur. Aucune hésitation pour l’arbitre, penalty, transformé par Riyad Brigeme. 1-1 (33e).
Les visiteurs n’avaient pas compris la leçon. La « JOC » oui. Riyad Brigeme, à son tour, rentrait dans la surface, en prenant de vitesse son adversaire, qui le tacle en pleine surface. Là aussi, aucun problème pour l’arbitre, point de penalty indiqué, second carton jaune pour Valentin Bouland, qui allait laisser ses partenaires finir à 10. Seydou Koné se chargea du penalty marqué en force. 2 à 1 (41e).
La seconde période a confirmé les soucis des Creusotins cette saison : convertir leur domination. Riyad Brigeme perdait son face-à-face avec Gabin Mornet, le gardien mellecéen (49e) tout comme Erkan Sahin (51e). C’est collectivement que les Bleus allaient enfoncer le clou. Récupération haute de la balle, Bassem Oueslati glissait pour Romain Parizon qui décocha une frappe terrible. Lucarne, imparable : « C’est sûrement un de mes plus beaux buts. » On confirme. 3 à 1 (67e).
Pas le temps de savourer le but, que Mellecey-Mercurey allait revenir au score par son joueur le plus entreprenant. Belle envolée de Théo Traverse, qui trouvait le premier poteau de Théo Bérard. 3 à 2 (68e). C’est écrit, cette saison, la « JOC » ne peut jamais savourer ses avantages.
Avec la peur au ventre, les Creusotins auront quand même trois occasions de placer le break. D’abord par Seydou Koné qui, après avoir transpercé la défense adverse, remisait en retrait pour Erkan Sahin, anticipé par un défenseur. Puis par deux tirs (Seydou Koné et Romain Parizon) contrés in extremis et enfin, par un face-à-face perdu par, oui encore lui, Seydou Koné.
Le score en restera là, la « JOC » tenait sa revanche et relançait par la même occasion ce championnat incroyable.
Au Creusot, stade du Montporcher, la JOC bat Mellecey-Mercurey 3 à 2 (2-1)
Arbitre, Alexandre De Sousa Machado Far (Cosne-sur-Loire)
JO Creusot : Bérard, Grenot, Ciufici, Chhim, Sadiki, Akhrif, Koné, Semane©, Rond, Brigeme, Parizon, Sahin, Mendil et Oueslati
Mellecey-Mercurey : Mornet, Traverse, Bouland, Kaba, Mermet-Maréchal©, Guépet, Condé, Savalli, Jelic, Calvo, Diallo, Guere Koyazandé, Chatelet et Goin
Anthony Morlot, coach de Mellecey-Mercurey : « C’est toujours compliqué de rejouer la même équipe une semaine après, on était là pour prendre au moins un point, on savait que Sanvignes risquait à Rigny. On tombe sur une très belle équipe du Creusot qui mérite d’être devant. On a fait une belle partie, mais on se met des bâtons dans les roues, je pense aux deux fautes des penaltys. Après à 10, malgré les efforts, on doit revenir dans le match, mais il nous manquait un petit peu de fraîcheur, on a joué samedi, lundi, là, on a manqué de calme. Le Creusot mérite sa victoire. Je retiens l’énergie mise par mon équipe à 10 contre 11 face à l’une des plus belles équipes du championnat. »
Julien Serpry, coach de la JOC : « Je suis fier des joueurs, ils ont montré autre chose que notre match à Mercurey, dans l’engagement, la qualité technique. On leur a redonné espoir encore une fois, c’est une habitude, alors qu’on doit tuer le match. C’est l’histoire de notre saison, maintenant si on peut l’amener comme ça jusqu’au bout, on fera avec. Il fallait gagner, on a gagné, ça nous offre la possibilité de finir une saison avec un but. On va encore jouer des matchs à enjeux, dès la semaine prochaine, dimanche à Sanvignes. C’est sympa, on ne demande que ça. »
Vincent Brucci













































