
Le match au sommet entre leaders et dauphins s’est joué au Jean Garnier, il a été marqué par une direction plus que médiocre de l’arbitre.

Tout était pourtant fait pour que ce match, « LE » match de la saison, soit une fête du football. Un stade magnifique, le Jean Garnier est assurément l’une des plus belles enceintes du département, un soleil printanier et même des ramasseurs de balles. C’était surtout la rencontre entre les deux meilleures équipes du championnat, toute deux invaincues. Malheureusement, l’arbitre officiel s’est blessé à la demi-heure de jeu, remplacé par l’assistant numéro deux qui a, nous sommes désolés et nous le déplorons, marqué le match par ses décisions.
Attention, nous aimerions souligner un point : jamais dans nos articles nous n'avons commenté les décisions arbitrales, même quand elles sont manifestement erronées, nous allons continuer cette ligne de conduite, on ne jugera pas l’arbitrage de l’assistant numéro 2 catapulté central, non. Nous avons juste une question à poser à ceux qui font les désignations : pourquoi nommer un arbitre manifestement impressionné pour un tel match ? Si la crise de l’arbitrage est telle, il conviendra de penser à des solutions, limiter les championnats à trois équipes par championnat, à 4 joueurs par équipe… La mort du foot certaine. Réveil messieurs, réveil.
Les joueurs, les spectateurs, les bénévoles ne vont plus supporter bien longtemps une telle médiocrité.
Heureusement que les 22 acteurs et leurs coachs ont été à la hauteur, eux, dans d’autres circonstances ça finissait très mal.
15 années après le dernier match de la « JOC » au Jean Garnier (JOC vs Meursault, en R2, 5-0), les Bleus retrouvaient l’imposant stade pour ce match au sommet. Retrouvailles pour les deux coachs, Julien Serpry qui défiait son ancien club de Sanvignes, Lionel Martin qui a joué plusieurs saisons au Creusot. La « JOC » présentait sa toute dernière recrue, Erkan Sahin, redescendu de Saint-Sernin pour retrouver son club formateur.
L’entame de match a été locale, avec deux débordements de Seydou Koné finalisés par un tir non cadré et un poteau (2e et 7e). Sanvignes répondait par un contre rondement mené, Rémy Rito débordait, lui aussi, sur son flanc gauche, son tir croisé ne sera pas cadré (8e).
Sanvignes aura une très belle opportunité à la 33e, Rémy Rito prenait encore de vitesse son défenseur et trouvait, seul aux six mètres, Romain Morele, qui expédia le ballon au-dessus de la cage de Théo Bérard.
A la 38e l’arbitre central se résigna à sortir sur blessure, remplacé par son assistant numéro deux, le tournant du match. Julien Serpry en profita pour faire rentrer ses deux attaquants, Erkan Sahin et Anisse Dridi. Le match changea complètement de physionomie. Sur un des premiers ballons, Anisse Dridi récupéra le ballon dans les pieds d’un défenseur sanvignard qui semble être touché. Le nouvel arbitre, à quarante mètres de la faute, donnera un rouge (45e), sans avoir, pourtant, vu l’action et devant l’incompréhension générale.
La « JOC » allait jouer à 10 et nous allions, surtout, nous priver d’un duo d’attaque qui avait, sur ses premières prises de balle, mis le feu dans la défense adverse.
Pas le temps de se remettre des émotions, qu’Erkan Sahin, à l’entrée de la surface, décocha un tir qui touche le bras d’un défenseur Jaune et Bleu : penalty ! On veut bien, le problème est que cette décision, comme l’expulsion, a été guidée par la demande des joueurs et sans avoir été visualisée. Seydou Koné se chargea du tir et de sa transformation. 1-0 (52e).
La seconde période allait être palpitante. La « JOC », à 10, allait chichement jouer le coup et prenait logiquement le dessus sur un Sanvignes qui mettra un genou à terre. Erkan Sahin et Seydou Koné eurent deux face à face pour accentuer le score, mais la mire ou Johan Legris nièrent le but. C’est sur le cinquième duel que Mehdi Akhrif marquera : sa récupération est faite du milieu de terrain. 2-0 (58e).
Les Creusotins avaient mis la main sur le match, sur la victoire, d’autant plus que, sur un énième face à face, Seydou Koné était fauché par Ousman Gibba (70e) comme dernier défenseur. Là aussi, il a fallu l’insistance des joueurs et de l’assistant numéro 1 pour voir une bonne décision arbitrale.
Curieusement, ce fait de jeu allait remettre en selle les visiteurs. Une récupération au milieu de terrain, un centre pour Joris Malot qui fusilla le gardien creusotin, et voilà Sanvignes relancé (76e). Le match ne pouvait que se conclure par une énième bévue. L’arbitre donnera cinq minutes de récupération, pourquoi pas, il faisait beau, mais sifflera un penalty (on a promis de ne pas juger les décisions…) à la 57e minute. Andrew Dieudonné se chargea du penalty et ramena les deux équipes en égalité. 2-2, score final.
On retiendra plusieurs points, promis on ne parle plus de l’arbitrage et de ceux qui mettent en difficulté des hommes par leurs désignations. On parlera de la qualité des joueurs de Julien Serpry, quand on retrouvera Anisse Dridi, on imagine quel duo il formera avec Erkan Sahin. On parlera aussi des qualités mentales de Sanvignes : la plupart des équipes auraient baissé les bras à deux-zéro, mais les hommes de Lionel Martin ont trouvé les ressources fondamentales pour arriver à l’égalisation, à l’objectif.
Au Creusot, stade Jean Garnier, JO Creusot et Sanvignes font match nul, 2-2 (1-0)
JO Creusot : Bérard, Parizon, Ciufici©, Chhim, Sadiki, Rat, Koné, Akhrif, Rond, Mendil, Camara, Sahin, Dridi et Perianayagom
Sanvignes : Legris, Da Pont, Gibba, De Miranda©, Emorine, Brize, Lemousy, Dieudonné, Bari, Morele, Rito, Martin, Malot et Teixeira
Lionel Martin, coach de Sanvignes :
« Un spectacle qui aurait pu être bien meilleur, malheureusement il y a eu trop de faits de jeu, trop de décisions discutables et qui ont été discutées et donc c’était un match bien moyen alors qu’il y avait largement de quoi faire un bien. On ne perd pas, nous sommes dans la bonne dynamique. »
Julien Serpry, coach de la JOC :
« C’est frustrant, on mène 2-0, on maîtrisait notre sujet malgré tous ces faits de jeu. Malgré le rouge scandaleux, on est resté calme et logiquement on mène au score et même 2-0. On aurait pu enfoncer le clou en négociant mieux nos face à face. Malgré l’arbitrage indigne à ce niveau, on devait faire mieux dans la gestion. On devait être déterminés pour maintenir ce score, et le but du 2-1 m’agace car on est désorganisés alors qu’on avait juste à gérer la fin du match, tranquillement. A 2-0 ils n’avaient plus de jus, ce but les relance. On reste malgré tout dans le coup, Sanvignes est très fort, ils ont un attaquant qui bouge beaucoup. C’est une équipe qui ne lâche rien, on le savait et c’est d’autant plus rageant car ce match était pour nous. »
Vincent Brucci











































