
Dernière étape de notre tour des clubs locaux, arrivée au bord du lac de Saint-Sernin. L’USSS réalise une première partie de championnat mitigée, classée au milieu de tableau, éliminée en coupe de France par une R3. Son entraîneur nous en donne les raisons.
Cette première partie de saison ?
« Je trouve les prestations de l’équipe plutôt bonnes, notre gros bémol reste l’efficacité offensive : il y a un gros delta entre nos prestations et les points acquis. Le bilan en reste, par conséquent, mitigé. Ce n’est pas tout ce qu’il faut retenir néanmoins, j’ai pris du plaisir avec le groupe même si, c’est clair, cette première partie de saison est frustrante. »
Il ne manque pas grand-chose pourtant ?
« Je n’ai rien à dire au groupe, même mené, il revient toujours au score. Je pense sincèrement que nous pouvions avoir 4 à 5 points en plus. Comme on le dit souvent, la réussite, ça se provoque. On provoque, pas de souci, on est là, mais il ne nous manque que cette réussite offensive, cette efficacité, comme pour notre match face à Chalon ACF, on a les ballons pour marquer, on ne fait qu’un nul (1-1).
Rien à reprocher aux joueurs alors ?
« Non, au contraire, je loue leur état d’esprit. C’est frustrant, à part notre non-match de coupe de France contre Mellecey/Mercurey (perdu 4-0 à Saint-Sernin), on a toujours été dedans, même à l’extérieur. Un exemple, face à Is/Selongey en coupe BFC (R1), en jouant trois matchs en une semaine, on se prend un but que dans les arrêts de jeu. Un détail, c’est le foot. On a beau croire que nous maîtrisons tout, ce sont souvent les faits de jeu qui prennent le dessus. On doit préserver notre état d’esprit, voilà tout. »
Cette seconde partie de saison ?
« L’effectif ne changera pas, j’espère, de tout cœur, récupérer au plus vite Jocelyn Matrat qui a manqué la fin d’année et que je n’aurai qu’en mars. Ça serait top qu’il revienne pour cette deuxième partie de saison. Ce championnat est homogène. Il n’y a pas autant de différence entre nous et les premiers au classement, je ne retrouve pas cet écart sur le terrain. L’an dernier, par exemple, Jura Sud ou Dijon PTT avaient le niveau, incontestablement, supérieur. Ce n’est pas le cas cette saison. On devait largement battre Châtillon-sur-Seine, on perd, j’avais fait de Chevigny-Saint-Sauveur le favori, c’est Longvic qui vire en tête. Par conséquent, chaque match sera une bataille. »
Toujours ce souci de terrain ?
« C’est devenu incontournable, hyper important : il y a un réel déficit de terrains synthétiques dans toute notre région. Faut voir les équipes du Grand Dijon, incomparables. On m’annonce des conditions météorologiques catastrophiques, où allons-nous s’entraîner, faut-il annuler ? C’est compliqué, ce climat pour la reprise m’inquiète. »
La clé, l’efficacité offensive ?
« Oui, je voudrais l’améliorer, je ne demande pas plus. J’aimerais tellement que les gars soient récompensés de tous leurs efforts. Nous devons nous rapprocher du trio de tête, sans voir trop loin, il faut y aller piano. Il y a tellement peu de différence de valeur entre le premier et le dixième au classement, cela promet une fin de saison palpitante.
Vincent Brucci


