
Les Creusotins, coleaders du championnat, ont dominé un match où les Etangeois, à 10 après l’heure de jeu, ont surtout essayé de limiter la casse. Pour la «JOC», c’est la sixième victoire consécutive.

Le course à trois pour le titre et la montée devient, à sept journées de la fin, de plus en plus palpitante. Palinges, Saint-Vallier et donc la « JOC » se tiennent à seulement un point. Dans cette situation, un mauvais pas, ou juste un match nul devient préjudiciable, pas encore fatal. Pour les réservistes, recevoir le cinquième, Etang-sur-Arroux, était une occasion de maintenir le rythme. Pour cela, il fallait faire le plus dur : confirmer la forme actuelle. Avec cette victoire nette, les hommes de Mohamed Benabdallah restent en tête.
La réserve « jociste » a fait le nécessaire en début de match, puis a déroulé dans un faux rythme face à des visiteurs qui n’ont que très rarement mis en difficulté Yannis Baverel, le gardien local. Un savant mixage de jeunesse et d’expérience, cette équipe a tout en règle pour jouer quelque chose dans ce difficile championnat de D2. En parlant d'expérience, les deux premiers buts sont venus par deux vieilles connaissances.
Le premier, Rafael Da Cunha, et son pied gauche que tout le monde connaît, ou presque, puisque sur le premier corner de la rencontre, le défenseur chercha, et trouva, le second poteau pour l’ouverture du score (2e). Le deuxième, par l’inusable Arafet Khédhir : un contrôle orienté, un duel physique gagné haut la main et un plat du pied qui trompe Nicolas Emonard, le portier étangeois (2-0 à la 23e). Plus de 10 ans après son dernier but au Montporcher, l’avant-centre retrouve le chemin des filets.
Tout paraissait facile, trop simple, mais si on doit aller chercher un poil sur l’œuf, les Creusotins auraient largement pu alourdir le score. C’est une remarque que partagera, en fin de match, coach Benabdallah.
La seconde période a été jouée à un rythme moyen, même si les occasions continuaient d’être construites par les Bleus. Un joueur avait même pris la mesure de tout son flanc, l’arrière droit Yanis Ali Belarbi, qui a souvent pris l’avantage par ses courses et ses « une-deux ». C’est d’ailleurs sur une énième montée de son couloir, que Nicolas Emonard, commettait une faute, fatale, à l’entrée de la surface, pour l’arbitre, pas d’hésitation, carton rouge direct (58e).
Etang allait finir le match à 10, Alexis Guichard prenait les gants de son coéquipier expulsé.
C’est sur un tir écrasé de Kevin Landel que la « JOC » portera l’estocade, le nouveau gardien se faisant surprendre sur sa ligne (75e). Le match en restera là au niveau du score, les Creusotins se contentant du résultat, malgré de très nombreuses situations favorables. C’est peut-être une erreur, pour l’instant, les Jocistes ne sont leaders qu’à la différence de buts, plus deux sur Palinges. Attention, il ne faudra pas le regretter. Le 17 mai, la dernière journée se soldera par un Palinges-JOC. Jouer avec deux résultats favorables est toujours plus facile que de ne jouer qu’une victoire indispensable. On n’en est pas encore là.
Au Creusot, stade du Montporcher, JOC (B) bat Etang-sur-Arroux 3 à 0 (2-0)
- Arbitre M. Sébastien Mathey (Branges)
- JO Creusot (B) : Baverel, Ali Belarbi, Chekroune, Rodrigues, Da Cunha©, Mendil, Lagrange, Brucci, Khédhir, Oueslati, Blondeau, Benyoucef et Landel
- Etang sur Arroux : Emonard, Anciaux, Quincey, Legrand, Chaussivert, Manhes©, Bully, Guichard, Gauthier, Niang, Bard, Amo, Mulas et Changarnier
Mohamed Benabdallah, coach de la JO Creusot : « Bon match même si en première mi-temps on n’a pas réussi à concrétiser nos actions, on en a eues pas mal. Je reste content de ce qu’on a produit dans le jeu, notamment au milieu de terrain, on combinait bien. On reste sur notre dynamique, six victoires de suite. Le championnat va peut-être se jouer à trois, il reste encore beaucoup de matchs. Je pense que même un faux pas dimanche ne condamnera personne. La saison est encore longue. »
Vincent Brucci


































