
Avec un but par période, dont l’ouverture du score sur penalty, l’Espagne a dominé une équipe de France qui avait, jusqu’ici, été injouable. Seize ans après, l’Espagne rejouera une finale, ça sera dimanche, à New York, contre le vainqueur du match opposant l’Angleterre et l’Argentine.


On se posait objectivement la question, qui pouvait arrêter la marche triomphale des Bleus, une marche sans accroc, dominatrice, contrairement au parcours des Ibériques. Autre question qui découlait de la première, est-ce que la France pouvait se permettre, contre une grosse cylindrée, d’aligner ses « quatre fantastiques » (Doué remplacé par Barcola, mais l’idée est là) ?
L’Espagne a répondu clairement aux deux interrogations : elle était l’équipe qui pouvait arrêter les ambitions françaises et non, on ne peut pas jouer contre elle avec une équipe déséquilibrée. Quatre joueurs offensifs empêtrés dans une défense qui n'avait pris qu’un but depuis le début du tournoi, c’était trop, laisser le milieu de la Roja aux seuls Rabiot et Tchouaméni, c’était injouable.
Ceci dit, l’Espagne a ajouté à sa supériorité technique, un sens tactique qui a surpris, pendant tout le match, la France. A la force collective espagnole s’est ajoutée l’aisance technique et, en plus, l’équipe de Luis de la Fuente a fait preuve d'un sens tactique impeccable. On n’oublie pas les erreurs techniques (aïe Lucas Digne) des Bleus, et la victoire espagnole est claire.
Dallas, ton univers impitoyable !
19e minute, un ballon lancé dans le coin droit de la surface française pour Amine Yamal, il rebondit devant Lucas Digne qui, pour dégager, commet une bêtise, une absurdité : coup de pied à Amine Yamal, penalty évident, transformé par Mikel Oyarzabal. 0-1.
A l’erreur technique, s’est vite ajoutée la malchance : William Saliba est obligé de sortir (la conséquence viendra en seconde période). Pas de réaction française, pire, c’est l’Espagne qui déroulait, comme à la 37e, une superbe combinaison Olmo/Yamal (la talonnade du premier vaut le billet d’entrée au stade), initiative stoppée par Mike Maignan. Juste avant la pause, Unai Simon sortait de sa zone et taclait Kylian Mbappé parti pour égaliser. 0-1 à la pause.
Rabiot restera aux vestiaires, son carton jaune lui aura été fatal. C’est encore l’Espagne qui imposa son jeu et se créa des occasions. C’est encore sur un splendide mouvement collectif que la Roja enfonça le clou. Une-deux entre Olmo et Porro (Saliba s’est fait regretter) qui se retrouva devant Mike Maignan qui ne pourra. 0-2 (58e)
Amine Yamal marquera son but, lui aussi, mais il sera justement refusé pour hors-jeu (60e). La France aura une grosse opportunité à la 80e, suite à une sortie aventureuse d’Unai Simon, la reprise Désiré Doué est déviée.
C’est l’Espagne qui jouera la finale, elle ne l’aura pas volée.
On pense à tous les « aficionados » du Creusot, nous avons une grosse pensée pour le regretté Miguel Martin, l’ancien coach du Breuil, qui doit, assurément, savourer.
Vincent Brucci
(Photos Agence REUTERS)

















































