
Les Creusotins ont pris l’avantage en première période, avec un but tout en puissance de Solomon Obarogie, puis ils ont largement pris le dessus face à une équipe qui, pourtant, évolue à l'échelon supérieur.

La « JOC » nous avait habitués, la saison dernière, à ne jamais nous faire ressentir la différence de niveau avec ses adversaires en Coupe de France, mais là, sincèrement, avec 10 titulaires indisponibles, de l’aveu même de coach Serpry, on pouvait se faire du souci. Il n’en a rien été, mieux, Avallon s’en sort très bien avec ce score, la différence s’est vue, effectivement, mais à l’avantage des locaux. Puissance, vitesse, jeunesse, ça court de tous les sens et ça gagne les duels, sans peur des contacts souvent rugueux, toujours dans l’esprit.
Il en résulte un beau match que le nombreux public a apprécié. Nous aussi. Il faudra, comme toujours, faire le plus dur, confirmer.
L’affiche du Montporcher opposait deux anciens pensionnaires de l’élite régionale, si pour les Icaunais, le niveau a chuté d’un cran, pour la « JOC », c’est deux. Après les premiers échanges et une première alerte des visiteurs, Avallon a compris que l’après-midi allait être compliqué. Confirmation dès la 9e minute, magnifique jeu en triangle des Creusotins qui se termine par une balle, plein axe, pour Mohamed Condé, son tir est puissant et Anthony Solassier, le gardien avallonais, doit s’employer pour détourner le ballon. L’ancien U18 du club du Pilon venait de faire les présentations : enchanté !
En parlant de puissance, la confirmation s’est transformée en preuve à la 22e minute. Nicolas Lagrange, l’avant-centre, est revenu au milieu de terrain récupérer un ballon qu’il glisse à Solomon Obarogie. Le petit frère de David, tout aussi costaud, dribble un, deux et trois joueurs avant placer le ballon sur son pied gauche. Le tir est violent, imparable. 1-0 (22e).
Avallon réagira, sur un tir de Jonathan Cusimano, qui passera à quelques millimètres du poteau de Yannis Baverel (27e). A la pause, la « JOC » menait 1 à 0.
Avallon reviendra des vestiaires avec une détermination vite muselée. Une récupération de Jonathan Cusimano dans la surface, mais Enes Grenot contra l’initiative. C’est Iliane Messoussa, une des recrues creusotines, qui prit sa chance de plus de 25 mètres, un tir puissant, mais non cadré (57e).
Avallon n’y arrivait pas, les gamins en face, couraient partout, trop vite, techniquement imprenables. Sur une passe en profondeur, Riyad Brigeme se souvenait de sa spéciale, dribblait le gardien, mais Mamadou Diomandé, le central icaunais, le fauchait. Pas d’hésitation pour Mathilde Demonçay, l’arbitre qui officie généralement en Ligue 2, penalty, transformé par le même Riyad Brigeme. 2-0 (60e).
Avallon perdait son football, et ce n’est que pour un hors-jeu millimétrique que la « JOC » n’inscrivait pas le troisième but (Riyad Brigeme) (77e). C’est, au contraire, Avallon qui reviendra au score, sur une action partie à la limite du hors-jeu, Dylan Leprince redonnait un peu d’espoir, 2-1 (78e).
Espoir de courte durée, puisque les Creusotins allaient clore les débats avec un but défini, par coach Serpry, de « Ligue 1 » : débordement de Nicolas Lagrange, qui prenait l’avantage sur son marqueur, son centre du gauche est effectivement, parfait, la reprise de Riyad Brigeme aussi. 3 à 1, score final.
On en redemande, les gamins du Montporcher nous ont régalés. On l’a dit en introduction, il reste le plus dur, confirmer. Ce sera dimanche prochain, à Buxy, en championnat.
Au Creusot, stade du Montporcher, la JO Creusot bat Avallon, 3 à 1 (1-0)
Arbitre, Mme Mathilde Demonçay (Dijon)
JO Creusot : Baverel, Grenot©, Chekroune, Perianayagom, Sadiki, Condé, Kanté, Messoussa, Lagrange, Brigeme, Obarogie, Bouzaiene, Oueslati, Blondeau, Khedir et Mas
Avallon : Solassier, Maillard©, Garnier, Leprince, Diomandé, Soykan, Manuel, Lauvernier, Cusimano, Djakaridja, Bouron, Pereira, Gouyet et Asab
Attila Farkas, coach d’Avalon : « Nous avons rencontré une équipe du Creusot qui était très volontaire, avec beaucoup d’envie, de détermination. Ils nous ont posé des problèmes en début de match et nous avons couru après le score. On manque de justesse dans notre jeu, ils ont su nous faire mal dans les moments clés du match. Bravo au Creusot. »
Julien Serpry, coach de la « JOC » : « ça fait plaisir de commencer la saison par une victoire. Pourtant on avait dix joueurs potentiellement titulaires, absents. C’est beaucoup. J’avais, honnêtement peur la semaine dernière, mais notre match amical à Mellecey m’a rassuré. Techniquement, offensivement, on a peut-être un peu moins de maîtrise que l’an dernier, par contre, l’état d’esprit est bon, c’est la chose la plus importante si on veut jouer quelque chose cette saison. Nous sommes dans la lignée de ce match amical, je trouve que cette équipe dégage un truc. Coacher une équipe comme ça, c’est plaisant. »
Vincent Brucci