
Les Bressans ont cependant dû s’employer pour assurer la qualification, Montcenis n’ayant jamais admis l’avantage pris dès la première période. L’attaquant monticinois, Babacar Ndiaye a manqué son penalty, la balle d’égalisation.

Bien courageux nos 22 acteurs du jour pour cette reprise de saison. Le bronzage et l’embonpoint chez certains étaient bien visibles, mais plus que l’imperfection athlétique, c’est bien contre le terrain que les deux équipes ont dû batailler pendant 90 minutes. Montcenis ne déroge pas à la sécheresse nationale et ceci aurait peut-être pu avantager les pensionnaires de la D3, contre des San-Germinois qui évoluent un cran au-dessus.
Que nenni, Montcenis n’a jamais fait ressentir l’écart, mieux, en ayant la balle d’égalisation sur penalty, les Bleus sont passés tout près d’un reversement.
En plus du terrain, le match s’est joué sous un soleil dont on a du mal, maintenant, à qualifier de doux et bon. Montcenis, de coach Martinelli, alignait ses recrues, quelques revenants qui ont marqué de belles pages du club, dont le capitaine, Johann Zamudio.
Le match a eu bien du mal à se lancer, on notera la frayeur du gardien local, Valentin Buguet, qui glisse pour capter le ballon d’un coup-franc d’Adrien Botovelo (16e). Le dernier défenseur monticinois se fera encore une fois remarquer trois minutes plus tard, il n’hésite pas à mettre sa tête en opposition sur le tir de Romain Fèvre, parti en contre. Montcenis répondra avec la reprise, sur corner, de la tête de Yoann Euvrard (21e).
C’est Saint-Germain qui aura la meilleure occasion : parfaitement décalé sur la droite, après une perte de balle dangereuse des locaux, Benoît Maire tirait puissamment, mais Valentin Buguet s’interposa, encore un fois (39e).
Le ballon est renvoyé sur le flanc gauche des locaux, mais ils commettent une faute. Adrian Botovelo, qui avait déjà pris la ligne de mire, plaça au second poteau un ballon qui surprit tout le monde, le gardien aussi. 0-1 (40e), score à la pause.
Montcenis rentrera des vestiaires avec encore plus de détermination et, rapidement, les adversaires allaient s’en apercevoir.
Le, toujours aussi imposant Johann Zamudio se faisait bousculer en pleine surface et l’arbitre n’eut aucune hésitation pour siffler la suprême sanction. Babacar Ndiaye prit la responsabilité, mais envoya le ballon au-dessus de la transversale (48e).
La balle d’égalisation se retrouva au bord du Theurot, les espoirs du passage du tour de Coupe de France, aussi. Car les Bressans avaient bien compris le message. Benjamin Pommier, le nouvel entrant, côté visiteurs, était idéalement trouvé en pleine surface monticinoise, sa passe pour Jordan Bernard est précise, le but de l’expérimenté avant-centre, aussi. 0-2 (70e).
Malgré tout, Montcenis contestera jusqu’au bout le score et c’est sur un coup-franc que les hommes de Ludovic Martinelli allaient relancer le match (Vincent Plantard, 78e).
Espoirs anéantis trois minutes plus tard. Perte de balle à l’entrée de la surface locale, Jordan Bernard n’en demandait pas tant pour clôturer le match, 1-3 (81e).
Les Bressans passent le tour, Montcenis a, cependant, toujours été dans la course. Des points sont à améliorer, évidemment, mais nous avons apprécié la volonté collective de ne jamais laisser tomber l’espoir de revenir.
A Montcenis, Saint-GErmain-du-Plain/Baudrières bat Montcenis 1 à 3 (1-0)
Arbitre Adrien Bianchi, Château-Chinon
Montcenis : Buguet, Chameaux, Camus, Brugnaux, Sergi, Maublanc, Ndiaye, Zamudio©, Plantard, Euvrad, Ramos, Girard, Secundino et Valente
ESSGPB : Morey, Duriez, Michaux, Limoge, Dubois©, Presumey, Maire, Sarre, Bernard, Botovelo, Fèvre, Buzenet, Pommier et Vion
Frederic Pernin, coach de Saint-Germain : « Qualification normale, on aurait pu tuer le match en première mi-temps, en étant plus adroit devant le but on doit mettre deux buts de plus. Début de deuxième mi-temps on était juste, on prend le penalty qu’ils loupent, heureusement. Dans l’ensemble je pense que la victoire et la qualification sont normales. »
Ludovic Martinelli, coach de Montcenis : « Le match a été équilibré, on fait trois cadeaux, trois buts. On méritait mieux, les gars ont bien bossé, on a quelques problèmes physiques à régler. On n’a pas démérité face à une équipe qui joue au-dessus, c’est sûr qu’avec le penalty marqué, c’était un autre match. Il fallait le marquer, mais en tout cas, l’écart de division ne s’est pas vu. »
Vincent Brucci







































