
Quelle étape et quelle arrivée ! La 4ème étape entre Bourges et Uchon a tenu toutes ses promesses. Pas seulement à cause de la pluie. Les coureurs sont arrivés au sommet du Col, à 640 mètres, comme dans un contre la montre… Et c’est le favori Jonas Vingegaard qui a tiré les marrons du feu.

L’étape du mercredi de Paris - Nice avait vu les coureurs courir sous la grêle, il y a un an, avec une arrivée dans le froid au sommet de la Loge des Gardes, où la neige était tombée tout de suite après les podiums.
Ce mercredi 11 mars, c’est sous la pluie et dans le brouillard que les coureurs sont arrivés. Et Jonas Vingegaard a frappé un très grand coup.
Alors qu’ils étaient trois pour la gagne, il a placé une accélération à la flamme rouge, à juste avant que la pente devienne extrêmement difficile avec un 16% à avaler. Et le Danois, deux fois vainqueurs du Tour de France, a triomphé sur la ligne.
Cette étape restera dans l’histoire de Paris Nice et ce mercredi, sauf accident ou rebondissement, Jonas Vingegaard a fait un grand pas vers la victoire à Nice. Même si les péripéties ne manqueront pas d’ici la côte d’Azur. Mais très clairement le Danois, au soir d’Uchon, est encore plus favori.
Alain BOLLERY
(Photos Manon BOLLERY
et Alain BOLLERY
sur la ligne d’arrivée
Photos de la course :
Billys CEUSTERS ASO)
Le compte rendu de la course :
Mercredi 11 mars, étape 4 : Bourges > Uchon - La quatrième étape de Paris-Nice a donné lieu à une bataille féroce débutée dès le départ donné à Bourges. Le peloton a été éparpillé dès les premiers kilomètres dans les rafales et sous la pluie, les mouvements de début de course désignant déjà les bénéficiaires d’une bonne opération dans un premier groupe comprenant notamment Juan Ayuso, Jonas Vingegaard, Dani Martinez, Brandon McNulty et Oscar Onley, pendant que les piégés comme Kévin Vauquelin, Lenny Martinez ou Carlos Rodriguez s’apprêtaient à vivre une journée cauchemardesque, en pleine déroute.
Mais le terrain glissant a occasionné plusieurs chutes, dont celle du leader du classement général Juan Ayuso. Dans la montée finale au Signal d’Uchon, il ne restait plus que Jonas Vingegaard, Dani Martinez et Tim van Dijke en lice pour la victoire d’étape. Le champion danois les a déposés sur une accélération à la Flamme Rouge pour aller chercher sa première victoire sur Paris-Nice. Il prend la tête du classement général, avec une marge conséquente de 52’’ sur Dani Martinez et 3'20’’ sur Georg Steinhauser. Juste derrière, Kévin Vauquelin (4e à 3’39’’) emmène un trio de coureurs français avec David Gaudu (5’02’’) et Lenny Martinez (5’07’’).
Vauquelin, L.Martinez et Paret-Peintre piégés dans les bordures
Il reste 149 coureurs au départ de Bourges après les forfaits de Piet Allegaert (Cofidis), Ed Dunbar (Pinarello-Q36.5), et Roel Van Sintmaartensdijk (Lotto Intermarché). Les conditions sont propices à des initiatives, avec une pluie continue, un vent du sud qui souffle de côté et des routes particulièrement exposées pendant au moins une quarantaine de kilomètres en début d’étape. Dès le départ, l’ambiance est nerveuse et le peloton particulièrement rapide.
Les cassures sont bien réelles au kilomètre 5, avec la formation d’un groupe de tête dans lequel roulent une quarantaine de coureurs, dont le leader du général Juan Ayuso, mais aussi Oscar Onley, Jonas Vingegaard, Brandon McNulty, Dani Martinez ou David Gaudu entre autres. Ce mini-peloton d’échappés s’éloigne au km 26 à 45’’ d’un groupe de piégés où l’on trouve le 2e du classement général Kévin Vauquelin, ainsi que des candidats aux honneurs comme Lenny Martinez ou Valentin Paret-Peintre. L’Espagnol Carlos Rodriguez roule quant à lui à un troisième échelon, qui perd rapidement plus de trois minutes.
Chute et abandon de Juan Ayuso
Dans cette gigantesque partie de manivelles, les Red Bull-Bora-Hansgrohe sont en supériorité numérique avec cinq coureurs, et le groupe de tête obtient un avantage maximal de 1’40’’ en abordant la côte de la Croix des Cerisiers, où l’écrémage se fait à l’avant comme dans le groupe de poursuite, où Vauquelin et Lenny Martinez tente de se battre pour sauver leurs positions. Leur travail paye momentanément puisqu’ils reviennent à 45’’ des hommes de tête. Mais la configuration de la course est totalement bouleversée par une chute à 47 kilomètres de l’arrivée, qui met à terre Brandon McNulty, Ivan Romeo et surtout beaucoup plus sérieusement Juan Ayuso, blessé et contraint à l’abandon.
Attaque de Vingegaard à la Flamme Rouge
Dès lors, le groupe de tête se trouve totalement décomposé mais garde une forte ossature Red Bull-Bora-Hansgrohe qui soutient Dani Martinez, tandis que Jonas Vingegaard a lui aussi conservé sa place à l’avant. En revanche, c’est sur un problème mécanique que le 3e du général Oscar Onley, après avoir lui aussi subi une chute (km 85), perd le contact avec le groupe de tête, malgré l’aide de Joshua Tarling. Kévin Vauquelin, qui n’est plus accompagné que par Lenny Martinez et Marc Soler, cède du terrain, tout comme les poursuivants du groupe de tête. Une jonction est observée entre les deux groupes de poursuite à 15 km de l’arrivée, mais devant un quatuor a déjà pris le large avec Vingegaard, D.Martinez et les jumeaux Van Dijke. Ils atteignent le pied de l’ascension finale avec une marge de 3’20’’ sur Vauquelin, L.Martinez, Gaudu, Soler et Plowright. Le Danois de Visma-Lease a Bike se défait de ses derniers rivaux à la Flamme Rouge et creuse durant cet ultime kilomètre un écart de 41’’ sur son poursuivant colombien. Derrière, l’addition est encore plus lourde pour Vauquelin, qui franchit la ligne avec un déficit de 3’38’’, peu avant Lenny Martinez (4’02’’) et David Gaudu (4’20’’).
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Sur la ligne à Uchon :



















Au départ et sur la course






































Les podiums















