
« Le département aime vraiment le vélo» a affirmé André Accary lors de l'arrivée de la 5ème étape du Critérium du Dauphiné ce jeudi 12 juin à Mâcon.

Voir aussi notre reportage photos sur la ligne d'arrivée à Mâcon.

À l’occasion de l’arrivée de la 5ᵉ étape du Critérium du Dauphiné, Mâcon a renoué avec son amour du cyclisme. Devant un public conquis, la ville a offert une arrivée pleine de suspense et de ferveur. Une belle vitrine pour le territoire… qui voit déjà plus loin. Le maire, le président du Département et Bernard Thévenet partagent ici leurs réactions, entre fierté locale, mémoire sportive et ambition d’accueillir bientôt le Tour de France féminin.
Jean-Patrick Courtois
Maire de Mâcon

« Je suis très heureux d’accueillir pour la troisième fois de ma carrière le Dauphiné Libéré, qui est une excellente épreuve parce qu’elle précède le Tour de France. Et vous savez que Mâcon est une ville amie du Tour de France, donc je suis très heureux. Et comme je viens de le dire aujourd’hui, je serai très, très heureux, en 2026, 2027 ou 2028, d’accueillir le Tour de France féminin.
C’est la seule épreuve qui me manque aujourd’hui dans l’organisation. D’abord parce que ça s’appelle Tour de France, et deuxièmement parce que ça s’appelle Féminin, et c’est une excellente épreuve qui est en train de s’inscrire dans les annales. Mâcon est une ville du cyclisme, on a tout eu, et j’ai dit à Bernard Thévenet, comme j’ai dit à Christian Prudhomme : faites-moi plaisir, mettez-moi le Tour de France féminin, ce serait exceptionnel pour Mâcon. »
André Accary
Président du conseil départemental de Saône-et-Loire

« C’était une magnifique arrivée, en plus avec un vrai suspense. C’était parfait ! Je pense qu’on a eu un très beau spectacle encore aujourd’hui. La Saône-et-Loire aime le sport, et elle adore le vélo. Pourquoi le vélo ? Parce que c’est un sport populaire, c’est gratuit pour la population. Donc c’est vraiment un sport qui réunit tout le monde.
Je pense que le département aime vraiment le vélo, avec des noms comme Bernard Thévenet, des gens comme ça qui ont aussi fait connaître le vélo au département. Bien sûr, accueillir le Tour de France Féminin c’est notre volonté aussi. De toute façon, quand la ville invite, c’est le département en premier qui est co-invitant, et on s’associe complètement à cette invitation. J’espère qu’on aura cette chance-là. Le Tour féminin est en train de monter en termes de popularité. Aujourd’hui, on a de plus en plus de monde, et c’est une épreuve bien plus suivie qu’il y a quelques années. »
Bernard Thévenet
Vainqueur du Tour de France en 1975 et 1977

« Cette arrivée du Criterium à Mâcon est un peu un retour aux sources, parce que dans les années 60, le journal Le Dauphiné Libéré paraissait en Saône-et-Loire, il faisait partie de sa zone de diffusion. Et donc, à partir des années 1965, je pense, il y avait toujours des étapes en Saône-et-Loire. Puis, à partir des années 1990, quelque chose comme ça, le journal n’a plus paru en Saône-et-Loire. Donc, le Critérium n’avait pratiquement plus d’étapes ici. Mais bon, depuis quelques années quand même, on a eu plusieurs étapes en Saône-et-Loire, et à Mâcon notamment. C’est un peu un retour aux sources. Et puis, pour moi qui suis de Saône-et-Loire, c’est sûr que chaque fois que j’en ai l’occasion, j’essaie de le faire revenir ici, parce que le public de Saône-et-Loire est très sportif, et très cycliste aussi. Et tant qu’à faire, pour la course elle-même, on préfère venir dans des lieux où le cyclisme est vivace, où il y a de nombreux supporters.
Au sujet de la déclaration du maire de Mâcon sur sa volonté d’accueillir le tour féminin, je trouve que c’est une très bonne candidature… Mais ce n’est pas moi qui organise le Tour féminin, donc ce n’est pas moi qui peux décider ! Bien sûr, le Tour féminin est très demandé, très courtisé. Il y a beaucoup de demandes un peu partout, même de l’étranger, pour accueillir le Tour de France féminin.»
Les gens sont toujours aussi heureux de vous voir, qu'est-ce que cela vous procure ?
« Ça me fait vraiment chaud au cœur, parce que quand j’ai gagné le Tour, je ne pensais jamais qu’on en parlerait 50 ans après. Bon, ils sont de moins en moins jeunes, mais je pense que c’est bien, parce que ça fait plaisir. On se rend compte qu’on a fait quelque chose pour les gens. Si les gens n’ont pas oublié, si on les a fait rêver, c’est parce qu’ils ont été très contents sur le moment, et qu’ils n’ont pas oublié. C’est une récompense du travail qu’on a fait, des exploits qu’on a pu réaliser. »
Manon Bollery
©Manon Bollery










