
Réunion préparatoire d'organisation d’une compétition cycliste qui devient un rendez-vous incontournable, un événement national sur nos terres creusotines.
Quand on lance une telle affirmation, il faut des éléments, des preuves, un faisceau de présomptions dirait un juriste. Alors on vous en donne. Tout d’abord, le dernier lauréat, un certain Mathias Ribeiro Da Cruz, pensionnaire du VC Corbas Lyon Métropole, triple champion de France du contre-la-montre amateur, septième avec les « pros ». Une autre preuve : à plus d’un mois du début de l’épreuve, Bruno Chaignon, le président de Creusot Cyclisme, compte déjà 17 équipes, de six coureurs, engagées : « C’est très bien, on va de toute manière limiter à 20 équipes pour assurer la sécurité des coureurs sur les parties sensibles. » Pour confirmer le tout, les équipes engagées : on a du beau monde, de toute la France et même, avec le Club Cycliste Saint-Louisien, de la Réunion. Les tenants du titre reviennent, évidemment, en modifiant légèrement leur appellation, le « VC » s’est transformé en Hexagone Corbas Lyon Métropole. On se demande pourquoi…
Pas de changement notoire sur cette sixième édition, on reprend les mêmes ingrédients et on recommence. Notez tout de même le déplacement de la ligne de départ et d’arrivée de la première étape creusotine : on n’empruntera plus l’avenue de l’Europe, on montera d’un cran, au pied de la Halle des Sports, côté avenue Jean Monnet. Pour le reste, on ne change pas une formule qui marche.
La première étape, Le Creusot-Le Creusot, 119 km, fera faire un parcours autour de la Sorme, huit boucles des Bizots par cette fichue montée des Machurons, et, pour rentrer au Creusot, le bouquet final : le Sautot et la Chaume.
La deuxième étape verra une belle épreuve de contre-la-montre par équipe de 20 km autour de Saint-Pierre-de-Varennes, Brandon, Saint-Emiland. L’an dernier, nous avions vu un TGV sous et sur le pont d’Epiry, on parle de Corbas, on avait aussi vu une très belle septième place de la formation creusotine. Feront-ils mieux ?
Enfin, la dernière étape partira d’Essertenne pour arriver au Breuil en passant par le secteur Gravel entre Bouvier et Saint-Firmin, le piment et le sel de cette dernière épreuve qui avait fait exploser le peloton l’an dernier. Hâte de voir la sixième édition !
Pour cela, il faut préparer et organiser. C'est déjà une entrée dans l’épreuve tant elle est difficile, minutieuse et solliciteuse de bénévoles. La réunion, salle des associations de Guynemer, avait pour but la lourde tâche de tout préparer, répartir les rôles. Bruno Chaignon : « Cette année encore, quatre associations sont présentes pour l’organisation : le Club Sportif d’Entreprise, Creusot Vélo Sport, la Retraite Sportive et Creusot Cyclisme. »
Beaucoup de monde, de bénévoles, un exemple de mutualisation pour rendre une copie parfaite, car il en faut pour organiser une compétition cycliste, qui plus est, à étapes. Toujours le président de Creusot Cyclisme : « Informer par courrier les riverains de l’épreuve, mise en place de la signalétique, restrictions de stationnement, fléchage du parcours, récupération de la flotte de véhicules (cette année encore, c’est Peugeot), préparer l’Alto le 1er Mai, équiper les signaleurs… »
On connaît le savoir-faire organisationnel des associations creusotines et l’expérience dans ce domaine bien particulier de Creusot Cyclisme. Les coureurs de cette 6e édition, leurs accompagnateurs et les spectateurs n’auront qu’un souci : profiter au maximum. Le reste, tout le reste, ce sont les bénévoles qui endosseront les responsabilités.
La Trainhard Classic, souvenir Antonin Landré, c’est du 2 au 3 mai 2026.