
Car sa chute avec fracture est peut-être bien la conséquence du contrôle qu’il a subi à 2 heures du matin...
Indécent ! Oui Indécent… Comment l’UCI a-t-elle pu diligenter, ou valider, ou fermer les yeux sur un contrôle anti-dopage opéré à 2 heures du matin dans la nuit de samedi à dimanche .
Comment peut-on aller réveiller en pleine nuit deux cyclistes, Jonas Vingegaard à 2 heures du matin, et Tadj Pogacar à 5 heures du matin, alors que tout le monde sait que les organismes des cyclistes sont déjà très éprouvés après deux semaines de course, dont 10 jours de canicule ? Alors même que tout le monde sait que les cyclistes ont besoin de récupération.
Car oui le doute est permis après avoir vu chuter Jonas Vingegaard ? Oui le doute, car le Danois a peut-être manqué de vigilance parce qu’il n’avait pas assez dormi, que sa récupération avait été massacrée par un contrôle anti-dopage de nuit, dont il faudra bien que l’Union Cycliste Internationale s’explique sur le bien fondé.
Car pourquoi avoir contrôlé seulement Pogacar et Vingegaard et par les huit autres coureurs figurant dans les dix premiers au classement général ? Oui, pourquoi ?
On sait bien que Pogacar est suspecté de tout ? Mais tous les coureurs qui gagnent ne sont pas dopés ! Si Vingegaard était dopé il n’aurait sans doute pas eu une défaillance dans l’étape de samedi. Ou alors c’est que ses médecins sont mauvais. De mauvais gestionnaires.
En attendant de connaitre les résultats, Vingegaard - qui n’avait encore jamais abandonné - a une épaule cassée. Tour terminé, championnats du monde à oublier, saison terminée…
Non seulement s’il est blanchi de ce contrôle anti-dopage indécent, mais aussi au nom des bonnes règles de vie et d’humanité, alors Jonas Vingegaard doit déposer plainte contre l’UCI ? Car qu’est-ce que ses membres ont bien voulu faire dans la nuit de samedi à dimanche, si ce n’est faire parler d’eux et réaliser un coup médiatique, alors que les coureurs sont hyper contrôlés. Bien plus que d’autres sportifs d’ailleurs. Mais chut, le sujet est tabou !
Alain BOLLERY
(Photo ASO)