

Gaspard Ferreirinho
vainqueur d’étape (Clermont-Cournon d’Auvergne)

« Je n’étais vraiment pas dans le coup dans les premiers tours, je n’étais vraiment pas confiant quant à la suite de la course avec cette échappée, en plus le seul coéquipier placé devant, crève. J’ai réussi à trouver des gars pour faire le retour, le peloton a finalement réussi à revenir. A partir de là, il fallait sortir, le peloton ne s’entendait plus, normal. Je sors, seul, mais je me fais reprendre sur l’avant-dernière bosse. Je voulais vraiment arriver seul, j’avais 10 bornes à faire, à bloc, d’autant plus que le sprint n’est pas mon fort. Un gars me rejoint sur la dernière difficulté, ça faisait la seconde fois qu’on me reprenait, et je me suis dit : « Je n’ai pas fait tout ça pour rien, pas possible », je voulais absolument conclure. Un sprint est un effort de quelques secondes, autant tout mettre à bloc, je gagne au sprint…
Pour le chrono par équipes, j’ai une formation forte, ensuite, l’après-midi on va gérer, suivre les coups et ne pas se faire piéger. Il n’y a pas de raison pour que ça ne se passe pas bien. »
William Verhoef
deuxième d’étape (Australie, AMC Bisontine)

« Il y a eu pas mal d’attaques, beaucoup de tentatives pour essayer de rentrer sur le groupe échappé. J’ai secoué la course, mais je me faisais à chaque fois reprendre jusqu’à ce que je réussisse à intégrer la bonne. Franchement, c’était comme un jeu du chat et de la souris, puis les dernières difficultés ont fait la différence dont la dernière (la Chaume). C’est là que j’ai attaqué, au sommet, j’ai basculé dans la descente pour rejoindre l’échappé, mais j’aurais dû reconnaître cette descente car j’ai raté quelques virages. Au sprint final, j’étais quatrième aux 100 mètres, je remonte deux coureurs pour finalement finir deuxième.
C’était une arrivée serrée, je suis plutôt satisfait parce que je suis junior première année, ce n’est pas mal.
Demain ? Le contre-la-montre par équipes, j’espère que nous ferons une belle course, ça sera mon premier chrono par équipes, ça sera par conséquent une formidable expérience. Je n’ai que 17 ans, c’est ma première année, oui. Je vais viser quelque chose demain ? Oui, j’espère, on verra. »
Néo Dérangère
8e (Creusot Cyclisme) : 
« La course a été dure tout le long, on a essayé de revenir sur les échappés du début, sans y parvenir. On a tenté, Lucas (Gueugneaud) et Romain (Tissot) sont partis en haut des Machurons, je n’ai pas voulu revenir sur eux. Heureusement, tout est revenu plus loin pour, finalement, un regroupement sur l’avant-dernière bosse (Le Sautot), sur la descente. J’ai réussi à basculer devant et dans la descente, il y a eu un flottement général, on se regardait. La montée de la Chaume, j’étais frais, j’ai hésité à partir dans la descente, je pensais que c’était un peu tôt, je ne voulais pas me griller. Je ne regrette pas, je pense que j’allais me griller. Pour le sprint final, dernier virage, il fallait être bien placé, parce qu’il était vraiment dangereux, d’ailleurs ça a failli tomber pile devant moi. J’ai dû piler, ça me fait reculer avec Romain (Tissot) et l’arrivée se joue là-dessus. On reste finalement content de la course, on fait un beau doublé (Romain Tissot 9e dans le groupe échappé), je reviens de loin, on était à plus d’une minute des échappés (1’20’’) je pensais vraiment que la course était pliée. C’est cool. »
Emile Despres
porteur du maillot du classement par points (Cusset-Cournon d’Auvergne)

« Malheureusement, après être parti seul, rejoint par un gars, reparti avec lui, il ne m’en restait plus trop sur la fin. Ils m’ont repris sur l’avant-dernière bosse (Le Sautot), il me manquait un peu de jus, je me suis rendu compte que j’avais attaqué un peu trop tôt. Une fois devant, c’était lancé, je ne pouvais plus reculer, seul. C’est un sacré numéro ? Merci, je ne l’avais jamais fait jusqu’ici. C’était une première pour moi et j’apprendrai de mes erreurs. J’avais reconnu le final, je me répète, ce n’était pas prévu que je parte tout seul comme ça. Je pensais que j’allais être récupéré par un petit groupe, mais dans la dernière bosse, ils sont montés très fort, j’ai lâché.
Demain, je vais essayer de garder le maillot et peut-être faire le maillot à pois (Grimpeur), je suis bien placé, c’est un objectif. »
Vincent BRUCCI
Photos Manon BOLLERY)





















