
Le club cher à Bruno Chaignon a fait son assemblée générale à l’Athletic Arena du Creusot. Entre souvenirs et programmation, le club reste l’un des plus dynamiques de la ville.... Il a enregistré une progression de 30% de ses effectifs... Creusot Cyclisme aime surprendre

Arnaud Deleplanque, l’adjoint au sport, le fait noter : « Avec le Creusot Cyclisme, on innove systématiquement. » Cette AG ne déroge pas à la tradition, le club creusotin a délocalisé sa plus importante réunion de l’année, et c’est une première, à l’Athletic Arena, le nouveau (et magnifique) rendez-vous sportif local, dirigé par un ancien pensionnaire de Creusot Cyclisme : Florian Courrège.
C’est une des constances du club cycliste de notre ville : innover, surprendre, prendre des décisions qui vont, parfois, à contre-courant. Faire cette « AG » dans ce nouveau local flambant neuf en est, encore une fois, la confirmation. Bruno Chaignon, le président, nous l’avouera à l’issue de l’assemblée : « J’ai voulu innover et je l’ai proposé à Florian, il a immédiatement accepté. »
Une Ag est une rétrospective de la saison passée et, malheureusement, elle a causé beaucoup de peine au club. Bruno Chaignon ne pouvait commencer sa réunion sans revenir sur les décès de Claude Charpentier et Christian Dérangère. L’émotion était trop forte, il fallait faire autre chose qu’une minute de silence, il fallait. Alors le président a proposé une standing ovation, immédiatement reprise par toute l’assemblée. Nous nous associons vivement à ces applaudissements.
Progression de 30% des effectifs
Creusot Cyclisme progresse et se projette. L’association est en progression d’effectif, passant de 79 licenciés à 103. Les Jeux olympiques ne sont pas forcément la raison de cette belle envolée, c’est le travail collectif qui commence à payer. Les chiffres sont les amis de Bruno Chaignon, il nous le fait remarquer d’ailleurs, alors nous avons noté : sur les 103 licenciés, on compte 48 compétiteurs, 24 bénévoles (plus de 20%, c’est beau) et 14 filles.
Le point fort du club, la formation, c’est même son ADN. Entre le baby-vélo et l’école de vélo, ce sont presque 1400 heures de cours, 187 séances avec 7 encadrants pour 35 participants. Pas mal. Le club intervient également en milieu scolaire avec le programme « savoir rouler à vélo » : 243 séances, 26 classes primaires locales, si on ajoute la forte participation à « Creusot Vacances Jeunes » qui a cumulé 114 bénéficiaires, on peut avancer qu’au Creusot, tout le monde peut faire correctement du vélo.
La formation, mais aussi une importante implication sociétale, outre ces formations, « CC » accueille des stagiaires en formation diplômante : Gary Grillot en BPJEPS, Flavie Bouillot en 2e année de Tech de Co, Mathieu Perroux en deuxième année de STAPS. Les services civiques sont aussi présents : Victoria Guignot, Axel Garrido, Noa Thiaudière et Flavie Bouillot.
Un club qui pose les bonnes questions
Creusot Cyclisme c’est aussi la compétition, et la saison a été fructueuse. 35 victoires sur les 125 épreuves, 13 deuxièmes places, 13 de trois. Le club a organisé quatre événements : le cyclo-cross de la ville du Creusot, le Grand Prix de la ville du Creusot, la 5e Train-Hard Classic et le Grand Prix de Saint-Firmin.
Qui dit organisation de courses, dit engagement de beaucoup de bénévoles qui sont, inévitablement, mis sous tension. Ce n’est pas le seul sujet d’inquiétude. Certains clubs organisent des épreuves, mais oublient totalement la partie formation, engagements sociétaux : peuvent-ils bénéficier des mêmes subventions qu’un club qui fait tout le « taf » ? Enfin Bruno Chaignon pose directement la question : « Compte tenu de la situation générale actuelle, quelles sont les perspectives de ces organisations qui demandent toujours plus de moyens financiers, humains ? »
Côté finances, le club annonce un léger résultat positif qui représente, tout de même, 3% des produits (4000€). Ce qui, en prévisionnel, devient problématique, ce sont les organisations de compétitions : moins de sponsors, plus de charges (notamment la sécurité qui est, maintenant, prise en charge par les associations). Le trésorier pose la question : « Doit-on continuer ? » On en est là.
Une compétence reconnue
Ne soyons pas pessimistes, Creusot Cyclisme a déjà relevé des épreuves bien plus lourdes. Les motifs de satisfaction sont là : l’équilibre d’exploitation et financier, forte activité de prestations et, surtout, compétences reconnues. Ces atouts ne doivent pas, néanmoins, faire oublier le contexte actuel. Bruno Chaignon les énumère : dégradation de la situation, sur les organisations, complexité administrative, modèle économique en crise, évènementiel exposé et concurrencé. On ajoute à tout ça la mise sous tension du bénévolat, et on a fait le tour. Comme perspectives, la poursuite du schéma directeur : la formation, l’engagement auprès de la ville, la compétition et les organisations.
La saison s’annonce bonne
La saison prochaine, Creusot Cyclisme rempile sur trois organisations, le grand prix de la ville du Creusot (27 juin), la Train-Hard (2 et 3 mai) et le cyclo-cross (29 novembre). Quid du prix de Saint-Firmin, il faut attendre les municipales.
La saison prochaine c’est maintenant, avec l’arrivée d’un nouveau membre au comité, Didier Bouillot. Côté sportif on notera, entre autres, de belles arrivées : Laurent Beausoleil (bon retour Lo), Eliot Dufour, Nicolas Febvre, Esteban Gourgin, Lucas Gueugneaud (bon retour Lulu), Nattan Tissot.
Les bénévoles, les coureurs, il ne manquait plus que la signature des sponsors, chose faite avec le renouvellement du partenariat pour trois ans de Groupama, convention signée en « live », et Industeel qui signera (juré) dans les prochains jours.
Juste avant le verre de l’amitié, Arnaud Deleplanque, pour la ville du Creusot, a tenu à résumer : « Avec Creusot Cyclisme, c’est toujours la surprise, faire votre AG ici, à l’Athletic Arena, en est la confirmation. Je retiens votre belle progression d’effectif. Vous recrutez et avez un beau projet sportif, ça prouve votre dynamisme. La ville du Creusot vous accompagne, soyez rassurés, nous ne baisserons pas les subventions. J’aime votre valorisation des bénévoles, c’est important. »
Vincent Brucci








































