
Thierry Bertheau (au micro) a signalé que la ville du Creusot a été choisie pour cette rencontre, grâce à la situation de la gare TGV et à son histoire : «Le Creusot est une terre de basket !» a t-il rappelé.

Élu en décembre 2024 à la présidence de la Fédération Française de Basket Ball, Jean-Pierre Hunckler a entamé depuis une tournée des territoires afin de recueillir les retours des acteurs du basket français et des collectivités locales.
Accompagné de Thierry Bertheau président du comité départemental, il était au Creusot ce mercredi où après avoir rencontré Charles Landre le nouveau maire de la ville, il était attendu au château de la Verrerie pour présider une 42e rencontre (sur 90) avec les responsables du basket de Saône-et-Loire.
L’occasion d’une conférence de presse au cours de laquelle Jean-Pierre Hunckler, a rappelé les grandes lignes de sa stratégie pour ses 4 années de présidence. «Quand j’ai repris la présidence en décembre 2024, je m’étais aperçu au niveau de la fédération qu’on s’était éloigné des clubs et des comités départementaux pour des raisons qui se comprennent, mais il fallait rectifier…». Pointées du doigt la réforme territoriale et la Covid. «Il est du devoir du président d’aller voir les clubs pour discuter avec eux…». D’où sa feuille de route qu’il souhaitait amendée ou affinée par les comités des ligues régionales et qui depuis, est devenue la stratégie fédérale validée pour 4 ans suite à trois séminaires nationaux.
C’est cette stratégie et ses 4 grands thèmes qu’il est venu présenter aux acteurs du basket départemental avant un temps d’échanges avec les responsables des clubs sur cette stratégie et sur d’autres problématiques rencontrées.
Des dirigeants trop humbles !
Sur le premier thème, la haute performance (ambition Or), Jean-Pierre Hunckler a constaté que les dirigeants du basket français sont des gens trop humbles : « Ils travaillent dans leur club comme des fous mais ne font pas savoir le travail qu’ils font…». Sur l’ambition sociale et l’ambition économique, il a parlé d’évolution et du club de demain.
« Quel sera le club de demain ? Nous pensons que le club de basket de demain devra accepter les gens qui veulent faire du sport loisir ou bien d’une manière différente de la compétition. Sinon ils vont se mettre en danger. Nous avons tout un tas d’outils comme l’inclusion, l’insertion, le micro basket, le basket santé…mais il faut aussi aller vers les entreprises pour savoir leurs besoins et faire faire du sport à leurs salariés dans leur entreprise…».
Les locomotives de la Saône-et-Loire doivent booster le basket
Concernant les clubs de haut niveau du département, Jean-Pierre Hunckler a un regard très positif : « Les résultats de Charnay c’est exceptionnel, avec le gros travail réalisé par le club depuis des années. C’est une grosse locomotive pour le basket féminin dans le département. Quant à l’Élan Chalonnais, c’est un club historique pour le basket français, c’est un club qui chahute chaque année les ténors du basket français. Oui, ce sont deux belles locomotives pour le basket de la Bourgogne Franche-comté que l’on additionne avec Dijon… Ça devrait permettre à la ligue régionale de pouvoir se développer encore plus en terme de licenciés à travers ses clubs et comités en ayant des locomotives de ce calibre…».
Des problèmes de salle et les bénévoles
Sur les problématiques rencontrées au cours de ce type de rencontre, le président de la fédération l’a dit : «Le basket français n’a pas pu accueillir 150 000 licenciés l’an passé. Il y a une problématique des créneaux dans les salles et ensuite le problème des dirigeants qui arrivent tous les jours dans leur club, qui arrivent le vendredi soir et repartent le dimanche soir, c’est terminé. Par contre, les gens qui veulent s’investir ponctuellement, ils sont prêts. C’est notre société qui est comme ça aujourd’hui.
Nos dirigeants de club aujourd’hui doivent devenir de vrais managers, ce qu’ils faisaient avant à cinq, il faut être 15 où 20 pour le faire maintenant, c’est à nous de les accompagner avec des licences spécifiques. Nous avons des actions que l’on peut mettre en place, par contre le problème des salles, là aussi il faut que nos dirigeants évoluent. Il faut qu’ils se rappellent que le basket se jouaient aussi dehors et qu’il existe des activités comme le 3X3 qui est une grosse force de développement pour nous aujourd’hui, avec plus de 12 000 tournois organisés à l’extérieur en France…. Ce sont des choses que l’on doit prendre en compte. C’est notre devoir de prévoir le basket de demain…».
J-C.P


