
Ils sont 19 à avoir décroché un contrat NBA sur cette saison 2025-2026, ce qui est un record pour le basket français. Les Bleues sont en force au sein de la grande ligue américaine et comptent jouer les premiers rôles tout au long d’une saison qui s’annonce passionnante.

Victor Wembanyama en figure de proue :
Il est le porte-drapeau incontestable de la délégation tricolore au sein de la NBA. Après deux premières saisons exceptionnelles, la Wembamania s’est diffusée comme une véritable traînée de poudre outre-Atlantique. L’intérieur français est déjà le visage de la NBA et il le sera de façon incontestable dans les années à venir. Une récente enquête d'ESPN (média américain) révélait que plus de 80 % des dirigeants NBA pensent que Wemby sera le meilleur joueur du monde à l’horizon 2030 et que ce dernier sera potentiellement le premier joueur de l’histoire à devenir milliardaire uniquement avec son salaire en tant que joueur.
À l’aube de cette nouvelle saison, Victor Wembanyama et ses Spurs sont attendus pour jouer des coudes dans l’accession aux playoffs. Sur le plan individuel, nous attendons de l’Alien qu’il confirme ses progrès offensifs démontrés lors de la présaison avec une meilleure sélection de shoots ainsi qu’un jeu intérieur plus impactant. Une nouvelle sélection au All-Star Game, une place de choix dans la course au MVP ainsi qu’un titre de meilleur défenseur de l’année sont des objectifs réalistes et atteignables pour le pivot cette saison.
Wemby frappe fort : Pour son grand retour, Victor Wembanyama a frappé fort avec 40 points, 15 rebonds et 3 contres pour une victoire des Spurs sans appel sur les Mavenicks à Dallas.
Des vétérans expérimentés engagés dans la bataille pour le titre :
Ils sont trois à avoir l’opportunité de tenir un rôle prépondérant au sein de plusieurs franchises qui nourrissent des espoirs de victoires en mai et juin prochain.
Rudy Gobert et ses Timberwolves ne se cachent pas d’atteindre les prestigieuses finales NBA. La franchise du Minnesota a échoué l’année dernière en finale de conférence, face au futur champion NBA (OKC), et compte bien rectifier le tir cette saison. Le pivot français sera un élément majeur de la réussite de sa franchise. Après une nouvelle saison en double/double (12 points, 10 rebonds et 1,4 contre), nous attendons de « Gobzilla », comme l’aiment l’appeler les Américains, qu'il continue à être une arme de dissuasion massive sous le cercle, à être un véritable aspirateur à rebonds et à être plus efficace dans sa finition proche du cercle afin qu'il pèse davantage offensivement.
À l’aube de sa 18ᵉ saison NBA, l’expérimenté
Nicolas Batum continue d’endosser le rôle de vétéran modèle au sein d’un vestiaire NBA. Joueur discret mais ô combien intelligent et polyvalent sur un terrain, « Batman » devra continuer d’endosser son rôle d’homme à tout faire aux Los Angeles Clippers. Bon passeur, excellent shooteur, défenseur malin… L'ex-capitaine des Bleus est attendu en Californie pour apporter son QI Basket XXL à une franchise qui rêve de frissons au printemps prochain.
Après un retour remarqué à Philadelphie l’année dernière,
Guerschon Yabusele (11 points, 5,6 rebonds et 2,1 passes) a décidé de franchir un cap dans sa carrière NBA en intégrant l’ambitieuse franchise des New York Knicks. Les joueurs de Big Apple visent le titre cette année et le « Dancing Bear » aura un rôle à jouer dans cette épopée. L’intérieur devra apporter son énergie habituelle en sortie de banc grâce à son intensité défensive, sa qualité de shoot (50 % au tir dont 38 % de loin) ainsi que sa puissance à l’intérieur.
Des jeunes pépites qui doivent permettre à leur équipe de se développer :
Après une première année NBA réussie,
Zaccharie Risacher (12,6 points, 3,6 rebonds et 1,2 passes), qui a terminé second dans la course au Rookie de l’Année, devra continuer de se développer pour permettre à sa franchise d’Atlanta de retrouver les sommets de la conférence Est. Après une intersaison intéressante, les Hawks visent un retour en playoff cette saison. Le développement du numéro 1 de la draft 2024 est un impératif pour tenir cette ambition. Nous attendons de Zaccharie cette saison qu’il soit capable d’être plus efficace sur ses shoots ouverts, qu’il soit davantage tranchant et percutant balle en main pour finir au cercle et qu’il augmente son impact défensif dans les ailes.
Bilal Coulibaly et
Alexandre Sarr doivent permettre à Washington de sortir des abysses de la conférence Est.
Pour sa deuxième saison NBA, Bilal a confirmé les attentes placées en lui. L’ex-coéquipier de Wemby a vu ses statistiques augmenter avec 12,3 points, 5 rebonds et 3,4 passes. Pour cette nouvelle saison, nous attendons du Tricolore davantage d’agressivité balle en main, une plus grande fiabilité à trois points ainsi qu’une confirmation de sa capacité à être impactant des deux côtés du terrain.
Après une première saison encourageante, Alexandre Sarr (numéro 2 de la draft 2024) a besoin de confirmer son potentiel monstrueux. Avec 9,8 points, 6,4 rebonds, 1,9 passe et 1,7 contre, le pivot tricolore aura assuré le job mais la marge de progression est encore immense. Nous attendons d’Alexandre cette saison davantage d’impact sous le cercle afin qu’il exploite de façon optimale ses qualités athlétiques exceptionnelles, une amélioration de l’adresse et surtout davantage de constance dans le jeu.
Une place en NBA à assurer :
Ousmane Dieng doit définitivement faire sa place à OKC. À l’aube de sa quatrième saison en NBA, l’arrière doit confirmer son potentiel et intégrer pour de bon la rotation du champion NBA en titre. Le talent est là, à l’image du buzzer beater rentré en présaison, il ne manque plus qu’à être davantage régulier dans ses sorties.
Moussa Diabaté doit confirmer sa belle saison à Charlotte. Avec ses 5,7 points et 6,2 rebonds de moyenne pour 17,5 minutes de temps de jeu, l’intérieur tricolore aura été la coqueluche des Hornets. Le public de Caroline du Nord aime son agressivité ainsi que sa combativité dans la peinture. Pour sa 4ᵉ saison NBA, le Français doit impérativement passer un cap sur son adresse dans le périmètre afin d’étoffer sa palette offensive et de devenir un joueur incontournable à Charlotte.
Après une première saison en demi-teinte,
Tidjane Salaün doit confirmer les attentes qui étaient placées en lui à Charlotte. Drafté en 2024 par les Hornets en 6ᵉ position, l’ailier fort doit passer un cap cette saison. Avec 20 minutes de temps de jeu la saison dernière, Tidjane tournait en 5,9 points, 4,7 rebonds et 1,2 passes. Mais au-delà des statistiques, ce sont les pourcentages qui sont à augmenter (33 % au tir dont 28 % de loin). Nous attendons de l’intérieur plus d’impact défensif et une amélioration de l’adresse.
Une chance de s’exprimer pour
Pacôme Dadiet. Le jeune Tricolore était cloué sur le banc la saison dernière à New York. Drafté au premier tour par les Knicks, Pacôme a dû être patient pour sa première saison car sous les ordres de Tom Thibodeau il est très difficile pour un jeune d’avoir sa chance. Le changement de coaching est une opportunité à saisir cette saison.
Ryan Rupert et
Sidy Cissoko ont pour objectif de s’intégrer dans la rotation de Portland. La franchise de l’Oregon amorce un nouveau départ et il est important que les Tricolores s’incluent rapidement au projet. Le premier doit devenir un shooteur et défenseur fiable dans les ailes. Le second doit démontrer sa hargne défensive ainsi que sa capacité à sanctionner à l’intérieur.
Des rookies talentueux prêts à s’imposer :
Drafté en 12ᵉ position par les Chicago Bulls,
Noa Essengue est un espoir sur lequel la franchise au taureau rouge compte s’appuyer cette saison. Ailier moderne aux capacités physiques développées, Essengue est le prototype du joueur qui peut peser des deux côtés du parquet.
Joan Beringer devra apprendre au côté de
Rudy Gobert chez les Timberwolves. Drafté en 17ᵉ position, l’intérieur devra profiter des minutes laissées par le duo Reid/Gobert pour confirmer son potentiel défensif et son impact prometteur dans la peinture.
Après avoir enchanté la Betclic Élite avec Saint-Quentin,
Nolan Traoré arrive dans la cour des grands du côté de Brooklyn. Le meneur a été drafté en 19ᵉ position par les Nets et compte bien profiter de la reconstruction amorcée à New York pour s’imposer en NBA. Le Tricolore devra impérativement soigner son jeu en limitant les pertes de balles et en sanctionnant sur ses tirs ouverts.
Noah Penda débarque en Floride du côté d’Orlando. L’ex-joueur du MSB a su convaincre les dirigeants du Magic avec un échange réalisé par Boston lors de la draft pour le 32ᵉ choix. La défense et la capacité à sanctionner les aides défensives sur des shoots ouverts seront des conditions à remplir pour que Noah fasse sa place au sein d’un effectif calibré pour jouer les premiers rôles au sein de la conférence Est.
Une place à prendre à Sacramento pour
Maxime Raynaud. Le pivot a réalisé une saison universitaire américaine XXL avec sa fac de Stanford. Maxime tournait en 20,2 points, 10,6 rebonds et 1,7 passes de moyenne. Le jeune Tricolore est un pivot moderne capable d’écarter le jeu en attaque grâce à une qualité de shoot intéressante (47 % au tir dont 35 % de loin).
Mohamed Diawara signe à l’arrache avec les Knicks. L’intérieur tricolore a dû attendre la veille de l’ouverture de la saison pour voir New York confirmer définitivement sa place au sein de son effectif. L’ex-Choletais devra apporter son énergie à l’intérieur afin de pouvoir gratter des minutes en NBA. L’apprentissage se fera par des allers-retours réguliers entre la G-League et le Madison Square Garden.
Benjamin Lemousy