
L’entraîneur adjoint de l’Elan Chalon, dans une longue interview, se confie sur les résultats du moment. Il parle aussi de la perspective de retrouver la Coupe d’Europe. Il en rêve.
Depuis l’année du titre, avez-vous le souvenir d’une telle euphorie, d’une telle ambiance et d’une si belle série de l’Elan Chalon ?
MAXIME PACQUAUT : «J’ai intégré le staff de l’Elan Chalon pour la saison 2016-2017. Et c’est vrai que depuis l’année du titre on n’a pas vu ça. L’année de la finale de Pro , c’était monté en régime. Et du coté de l’équipe et du côté des supporters. Mais là, j’ai le sentiment que l’on est dans une autre dimension…»
Comment l’expliquez-vous ?
«A Chalon sur Saône, on a un public qui est connaisseur et qui aime le beau basket. Là on sent les gens heureux, enthousiastes. D’ailleurs je n’ai pas souvenir que l’on ait fait autant de matches à guichet fermés l’année du titre. On a en a eu beaucoup la saison dernière et là on est dans la même veine. C’est plein à chaque fois. Ce sera plein contre Strasbourg et contre Monaco aussi. C’est vrai que notre belle série de matches et de victoires donne de l’envie».
4 victoires à plus de 100 points, ça compte aussi ?
«C’est vrai que cela fait pour beaucoup dans ce qui se passe autour de cette équipe. De si belles victoires, ça transcende. On voit que le public, les supporters pousse et les joueurs leur rendent bien».
A quoi l’attribuez-vous ?
«Il y a d’abord le style qui a été mis en place par Elric, le coach, avec beaucoup de plaisir pour les joueurs. Et puis il y a le calendrier. Les planètes se sont bien alignées. N’oublions pas notre début de saison très très difficile, avec sept déplacements en neuf rencontres. Et les réceptions de Paris et de l’ASVEL, avec une très belle victoire contre ce dernier».
En cette fin de saison, diriez-vous que l’Elan Chalon est au zénith ?
«Je pense que notre équipe le démontre à domicile depuis plusieurs semaines. On peut effectivement dire qu’elle est au zénith. Mais on reste lucide. Il faut conserver la tête froide et que l’on gagne remporte aussi, une belle victoire contre Strasbourg. Notre objectif est d’essayer d’aller chercher la 7ème place. Cela passe par un succès contre Strasbourg et aussi par un résultat à Gravelines où on sait que ce sera compliqué. Gravelines reste sur quatre victoires».
Et la 6ème place ? Vous pensez que c’est possible ?
«Si Le Mans avait perdu contre Bourg en Bresse, cela aurait pu, pourquoi pas, être envisageable. Mais maintenant cela semble très très compliqué. Mais concentrons-nous déjà sur nos matches. Terminer sept ou huit, si on nous l’avait dit, on aurait signé tout de suite».
L’entraîneur de Nanterre a dit qu’actuellement gagner au Colisée c’est impossible…
«C’est vrai que depuis quelques matches, l’Elan Chalon joue comme dans un rêve. Même quand c’est difficile on ne se désunit pas et on arrive à repartir de l’avant et à enchanter le monde, ce qui explique ces ambiances incroyables».
Cette ambiance justement quelles similitudes avec l’année du titre ?
«L’année du titre je n’ai pas le souvenir que c’était aussi fort avant les play-off. On était avec une vraie équipe. Cette saison, c’est cela aussi. Tout le monde tire dans le même sens. Il y a moins de frustrations, comme on a pu le connaitre à certains moments».
Quelles sont, à vos yeux, les principales qualités du coach Elric Delord ?
«Il est très sensible au bien-être des joueurs. Il est dans la positivité. Pour lui, rien n’est grave. Il considère qu’il faut accepter de faire des erreurs. Les joueurs se sentent aimés…»
…C’est vrai qu’on ne le voit pas piquer des colères…
«Oui car l’environnement global n’est pas figé sur un joueur. Cela génère la confiance que les joueurs dégagent. C’est sans doute pour cela que l’on est la meilleure équipe au pourcentage à trois points».
Combien avez-vous regardé de vidéos de la SIG de Strasbourg ?
«Cinq. Ils ont changé de coach, alors on essayer de voir comment ils évoluent, comment ils gagnent. Emmanuel aussi en regarde beaucoup».
En ce mois de Mai qui débute, c’est quoi votre rêve ?
«Accéder aux play-off, car être dans les huit ça serait synonyme de Coupe d’Europe la saison prochain. Depuis le temps qu’on l’attend ! Cela permettrait de rendre au public et encore plus à nos supporters ce qu’ils nous ont donné».
Recueilli par Alain BOLLERY
