
Les Chalonnais n’ont pas pu lutter à armes égales. Ils avaient bien pris le match à leur compte, mais trop vite privés de Nikolic nantis de 2 puis de 3 fautes, privés de Baptiste, blessé, ils ont laissé les Bressans prendre le large. Avec la complicité des arbitres ont estimé les supporters…

«Ca me rappelle le match contre Monaco l’année du titre… Fall avait trop vite été sanctionné de deux puis de trois fautes… Ce soir, les arbitres nous ont privé de Nikolic, alors que leur meneur Lewis a fait plus de fautes, quasiment en toute impunité. Bourg n’avait pas besoin de ça…»
Vous l’aurez compris, on était à la mi-temps, samedi en début de soirée au Colisée, et ce supporter, ancien joueur, qui passe beaucoup de temps dans les salles de Basket en Saône et Loire, pestait fort contre le trio d’arbitres. «Déjà que ce n’était pas facile, on n’a pas pu lutter à armes égales. Quand je pense qu’ils ont mis une technique sur le retour en zone d’un bressan qui n’a pas été sifflé, je me demande pourquoi, parfois, ils sont trois à ne pas voir ce que tout le monde voit… Il n’y avait qu’à entendre la bronca».
Ainsi donc il y a eu beaucoup d’amertume, côté chalonnais. Un mauvais goût dans la bouche. Soyons clair : Si l’Elan Chalon a perdu contre Bourg en Bresse c’est bien qu’il y avait une différence entre les deux équipes. Et en ce sens, les statistiques sont implacables : Seulement 32% de réussite à 22/59 aux tirs, contre 48% pour Bourg… Seulement 2/10 à 3 points contre 12/30 (40%) pour la JL… En fait il n’y a vraiment qu’au rebond que l’Elan a fait jeu égal, avec 7 ballons captés pour Olivier Cortalle et 6 pour Lionel Gaudoux. Ce dernier, à 8/9 aux tirs (89%), ayant fort justement décroché la meilleure évaluation à 19. Avec aussi Markusson à 80% de réussite.
Mais que dire des 1/9 de Demonte Harper, du 0/6 de Williams ou du 2/11 d’Antoine Eïto, si ce n’est qu’ils ne sont pas parvenus à régler la mire face à une très bonne défense. Sans compter que Harper et Williams ont trop souvent refusé de prendre des tirs ouverts, traduction d’un manque de confiance autant que d’une vraie fébrilité…
Bref il n’y a pas eu de surprise ce samedi soir au Colisée. La défaite de l’Elan était pour ainsi dire programmée et elle s’est construite de façon méthodique : +7 à la fin du 1er quart temps, +13 à la mi-temps, avec une faute de Missonnier sur un tir à 3 points avec le lancer-franc réussi, juste avant la sonnerie… +19 avant le dernier quart au cours duquel l’Elan a inscrit seulement 9 points.
Près de 30 points dans la musette, forcément cela fait un peu mal à la tête. Mais les supporters de l’Elan n’ont pas sifflé leurs joueurs, bien conscients que la montagne était trop haute… Dans ce sinistre mois de janvier, il reste à avaler le déplacement à Monaco. Après, seulement après, sauf miracle, c’est face à Gravelines, le 1er dimanche de février, que l’Elan pourra retrouver des couleurs.
Il doit donc continuer de baisser la tête, ne pas se désunir, car la pire des choses serait bien d’accuser l’un plutôt que l’autre, étant entendu que dans ce sport, il est entendu qu’il y a des jours avec et des jours sans… Pour preuve, Risacher a attendu bien longtemps pour inscrire ses deux premiers points. Il a terminé à 2/7 et seulement 12 d’évaluation, sous les yeux de son papa… Mais pas grave pour Fred Fauthoux, puisqu’à côté Lewis, Brown, Morgan et l’ancien dijonnais Julien, ont fait le job.
Alain BOLLERY
(Photos Manon BOLLERY
et Alain BOLLERY)
Elan Chalon 62 – Bourg en Bresse 89 (18-25 ; 13-19 ; 22-25 ; 9-20)
Elan Chalon : Gaudoux 18, Nikolic 10, Eïto 9, Mikesell 9, Markusson 7, Cortale 3, Harper 2, Missonnier 1
JL Bourg en Bresse : Lewis 14, Morgan 13, Julien 10, Massa 9, Risacher 9, Brown 8, Salash 7, Kokila 3, Mike 2, Rowland 2













































































