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> Saone et Loire > SAONE ET LOIRE
30/10/2020 03:17
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SAONE-ET-LOIRE : Un TGV arrêté en gare de Creusot TGV, parce qu’un agent de la SNCF refusait de porter un masque…

Un TGV a été stoppé, jeudi après-midi, en gare de Creusot TGV, à cause d’un passager qui refusait de porter un masque. Les gendarmes ont découvert qu’il s’agissait d’un employé, mais oui, de la SNCF. C’est drôle, enfin pas tant que cela.

Depuis bientôt 40 ans que la gare de Creusot TGV a été inaugurée par François Mitterrand – c’était en septembre 1981- , le lieu en a connu des événements et des histoires. Les premières ont été l’occupation des voies par les ouvriers inquiets de Creusot Loire, en 1984…
Jusqu’au 17 août dernier, quand la SNCF, par un message sur Twitter, avait provoqué un emballement médiatique dont la France a le secret, parce qu’un voyageur, un pakistanais, avait été débarqué en gare de Creusot TGV, parce qu’il voyageait sans billet, mais surtout ne portait pas de masque dans le train à grande vitesse (cliquez ici pour lire notre article).
Ce jeudi 29 octobre, un autre voyageur a été débarqué d’un TGV parce qu’il ne portait pas de masque. Mais la SNCF s’est bien gardée d’en faire de la publicité. Pas spécialement à cause de l’actualité autour de la pandémie et du confinement, ou encore de l’attentat de Nice, mais plus sûrement parce qu’il se trouve que le passager débarqué n’était ni un Pakistanais, ni un usager sans papier ou sans titre de transport, comme c’est souvent le cas. Non le passager qui refusait de porter un masque était un employé de la SNCF.
C’est ce que les gendarmes de la communauté de brigades de Montchanin et du Creusot, appelés à se rendre en gare, pour cueillir cet insoumis, ont découvert. Oui, oui, vous avez bien lu, ne vous pincez pas, le rebelle était un cheminot !
On comprend forcément la gêne de la SNCF pour cette plaisanterie pas spécialement drôle pour les passagers de ce train circulant entre Paris et Lyon et qui ont eu droit à un arrêt pas vraiment prévu en gare de Creusot TGV, avec sans doute un peu de retard à l’arrivée…
Ce cheminot rebelle, dont on ne sait pas à quel syndicat il adhère, a expliqué aux gendarmes qu’il ne voulait pas se soumettre au décret imposant le port du masque, alors que selon lui la loi interdit le port du masque… Pas forcément en toutes circonstances peut-on ajouter.
Toujours est-il que cet agent SNCF a eu droit à une amende à 135 euros délivrée par un contrôleur de la SNCF. Logique. Mais on ne saura sans doute jamais si l’amende sera réellement payée, car dans les grandes maisons il arrive parfois que l’on arrange les choses. Si, si, mais chut c’est pas bien de le dire ou de l’écrire.
La bonne morale de cette histoire voudrait qu’au-delà de l’amende de 135 euros, soit facturé à ce cheminot rebelle le coût de l’arrêt du TGV qui a été stoppé. Car les usagers historiques de la gare de Creusot TGV savent depuis bien longtemps que quand la SNCF supprime une desserte, elle ne manque jamais d’expliquer qu’un arrêt en gare de Creusot TGV ça coute cher.
En la matière, juste pour le fun, on veut bien savoir combien coûte véritablement un arrêt. Et puis on se dit aussi que, pourquoi pas, il faudrait peut-être facturer à cet agent de la SNCF le coût de la mobilisation des gendarmes qui, en cette période classée «Urgence attentat» avaient certainement mieux à faire… Mais sans doute nous rétorquera-t-on que là on va peut-être un peu loin… Et pourtant !
Alain BOLLERY
(Photo creusot-infos)