
C’est au centre culturel C2 que s’est déroulée la remise des prix aux lauréats départementaux du Concours national de la Résistance et de la Déportation dimanche après-midi 14 juin.

L’édition 2026 portait sur un sujet essentiel « La fin de la Shoah et de l’univers concentrationnaire nazi. Survivre, témoigner, juger (1944-1948) ». Les travaux des collégiens, collégiennes, lycéens et lycéennes ont mis en lumière cette période charnière de l’histoire marquée par la libération des camps, le devoir de mémoire et les grands procès de la justice internationale. Un sujet qui incitait les participants à réfléchir aux notions de mémoire, de responsabilité et de justice.
Plus de 300 élèves étaient inscrits, 282 ont participé, 32 copies individuelles et 18 travaux collectifs ont été corrigés avec un niveau élevé dans le département. 8 prix sur 12 ont été décernés pour le département au plan académique. L’engagement des élèves, la qualité de leurs productions et leur désir de transmettre ont été salués successivement par Dominique Jouanne, maire de Torcy, Marie-Claude Jarrot et Michel Genet, co-présidents du jury du concours, Nadège Cantier, conseillère départementale, Paulette Matray, sénatrice et Dominique Dufour, préfet de Saône-et-Loire. Tous ont associé à ce succès les professeurs et les familles des lauréats. Leur soutien est primordial pour les encourager dans leur parcours de citoyen.
C’est un sujet chargé de sens, explique Dominique Dufour. C’est un sujet qui n’est ni classé ni archivé. C’est l’histoire de petits gestes, de gestes faits dans l’ombre, écrire quelques mots sur les murs du camp, c’est un acte de résistance. Garder son nom, se souvenir et réciter comme Primo Lévi le Chant d’Ulysse, rester digne, rester humain, c’est la résistance. Se souvenir c’est résister. Ni grades ni médailles face aux bourreaux qui brisent les corps par la faim, l’épuisement et les esprits par la terreur. Des bourreaux qui ne comprenaient pas que l’autre existait.
Le témoignage est un pacte entre celui qui raconte et celui qui reçoit, poursuit le préfet. Pour la première fois on écoutait la parole des survivants. Le procès de Nuremberg, la condamnation de Klaus Barbie en 1987, les voix des témoins tremblaient mais leurs paroles ne pouvaient plus être niées.
De cette belle cérémonie, on retiendra aussi le premier prix de Pauline Perrin, élève de 1ère générale au lycée Léon Blum au Creusot. Elle avait également été honorée lors des deux années précédentes, en 3ème au collège Saint-Gilbert de Montcenis et en 2nde au lycée Léon Blum. Ce dimanche 14 juin, elle a également été surprise de se voir décerner le prix Bleuet de France. Félicitations à cette jeune passionnée d’Histoire.
Joël Servy


































