
Une opération préventive a eu lieu ce vendredi entre Montchanin et Chalon-sur-Saône. «Les délits routiers représentent 30% de l’activité du tribunal», indique le Procureur de la République.

Il ne faut parfois pas grand-chose pour éviter des drames. Juste un changement de comportement sur la route, par exemple. Car il faut le dire, les agents de la DIR Centre Est, la direction des routes et des infrastructures, font leur travail la boule au ventre quand ils interviennent sur les branches Nord et Sud de la RCEA, à savoir la RN80 entre Chalon sur Saône et Montchanin, la RN70 entre Montchanin et Paray le Monial, et la RN79 entre Mâcon et Paray le Monial… et leur prolongement, évidemment, en direction de l’Allier.
Ils travaillent la boule au ventre, car trop d’usagers ont des comportement irresponsables et ne jugent pas bon de ralentir quand les agents interviennent sur un accident, sur une panne, ou pour des opérations de nettoyage.
Pour ne pas perdre, non pas des minutes, mais des secondes, des usagers continuent de filer dans ce qu’ils considèrent sans doute comme leur vitesse de croisière, parfois au régulateur. Et parfois beaucoup trop vite. Estiment qu’ils sont prioritaires.
Et parfois c’est le drame. Un poids-lourd ou une voiture percute un fourgon des agents de la DIR, ou pire encore, percute des agents eux-mêmes. Au mieux cela fait des blessés et au pire des morts.
200 accidents graves avec des fourgons des agents des DIR ont lieu chaque année. C’est 200 de trop.
Une opération de prévention de sensibilisation et de prévention a eu lieu ce vendredi sur l’aire de la Guye, entre Montchanin et Chalon sur Saône. Etaient mobilisés les agents de la DIR Centre Est qui travaillent sur la RCEA, mais aussi les gendarmes de l’EDCF, Escadron départemental de contrôle des flux, sous le commandement de leur chef d’escadron le Capitaine Patrick Mahinc qui dirige l’EDCF en Saône-et-Loire ; Les gendarmes de BMO du Creusot, de Paray le Monial, de Louhans et le PMO de Chalon sur Saône étaient mobilisés.
Les services de l’Etat étaient aussi mobilisés, en présence d’Alexandre Duteil, chef de service en charge de la sécurité routière. Celle-ci était là pour mener des actions de sensibilisation et de prévention avec les usagers de passage, mais aussi ceux interceptés par les gendarmes pour des fautes de conduite ou de comportement… Et c’était jour de chance, puisque ce vendredi, pour éviter de payer une amende, ils étaient invités à suivre des ateliers de sensibilisation aux risques routiers.
«Il faut bien mesurer qu’au Tribunal de Chalon sur Saône, 30% des dossiers que nous jugeons sont des délits routiers», précise Patrice Guigon, procureur de la République, qui s’est rendu sur l’aire de la Guye. Et d’ajouter : «Les stupéfiants ont rattrapé l’alcool, avec une montée en puissance de la cocaïne !» A cela il faut ajouter les conduites sans permis de conduire et/ou sans assurance.
Face à tous ces signaux qui sont à l’orange, pas question donc de rester passif. Les forces de l’ordre sont encore plus mobilisées. Et c’est bien normal. Car quand le pire arrive sur la route, ce sont des familles qui prennent perpétuité. Entendez que quand elles sont endeuillées, le traumatisme est durable, indélébile.
Il faut donc sans cesse répéter pour convaincre que des comportements responsables sur la route, c’est moins de drames.
Alors il y a une règle simple que tout le monde peut appliquer : Quand on voit un véhicule orange, on lève immédiatement le pied et on ralentit. C’est quand même simple à comprendre.
Alain BOLLERY
(Photos Alain BOLLERY)
Un autre effet du COVID...
Les agents de la DIR Centre Est sont formels : Depuis le COVID les comportements des usagers sont plus dangereux. «Ils sont devenus limite agressifs et notamment verbalement».Ce qui explique certains comportements plus que dangereux.














