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> Saone et Loire > SAONE ET LOIRE
20/11/2020 08:25
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SAONE-ET-LOIRE : Le Préfet Julien Charles a répondu aux questions des conseillers départementaux

Le Préfet de Saône-et-Loire a fait un long discours avant de répondre aux questions sur de nombreux sujets, dont certains étaient beaucoup trop nationaux et pas assez locaux. Mais il s'est astreint à cet exercice très particulier et annuel. On peut retenir qu'il a annoncé des tests antigéniques dans des écoles prochainement.




Julien Charles, préfet de Saône-et-Loire, était au Creusot jeudi en fin de matinée, où il a été accueilli par André Accary. Il est venu pour présenter le bilan de l'activité des services de l'Etat. Un exercice qui est l'occasion pour les élus de poser de nombreuses questions au Préfet. Ce qui peut donner une saveur politique à l'exercice et sans doute encore plus quand on est en période pré-électorale, car la politique n'est jamais bien loin.
Le Président André Accary a donc donné la parole à de nombreux élus tout en leur demandant, le plus souvent en vain, de ne pas être trop longs dans leurs interpellations. On peut juste regretter que trop d'élus on saisi des sujets nationaux, certes au local, mais pour lesquels le plus souvent le Préfet n'a aucune réponse si ce n'est que de porter la réponse de l'Etat forcément nationale. Nous avons donc sélectionné quelques sujets.

Cliquez ici pour lire le rapport du Préfet

Claude Cannet
L'élue souligne les dégâts de la crise, et notamment les dépressions et demande un point sur les derniers chiffre.
Julien Charles : «Le taux d’incidence s’améliore. La circulation du virus a fortement baissé. La taux de positivité des tests, on est à 20%, est en baisse. Mais on compte encore 506 personnes hospitalisées, dont 46 en réanimation.
On peut espérer qu’à la fin de cette semaine ou au début de la semaine prochaine, on aura passé le pic des entrées. C’est l’analyse que fait l’ARS. Cela explique le discours prudent sur les perspectives de déconfinement. Oui les tests antigéniques arrivent un peu partout. Nous allons nous pencher sur le déploiement au sein des écoles. Cela veut dire une capacité d’accélération. Nous ne sommes pas encore sur les modalités de vaccination, mais c’est un sujet sur lequel on se penchera».
André Accary : «Pour les vaccins vous pourrez aussi compter sur le centre départemental de santé».


Josiane Corneloup
La Député s'est interrogée sur le remboursement de la dette sur le loup
Julien Charles : «On a eu un rebond rapide dans l’industrie, après la 1ère vague. Les dispositifs ont été renforcés pour la seconde vague, dont le PEG prolongé jusqu’au 30 juin prochain. Concernant le loup, l'abattage opéré ne signifie pas que le problème est réglé, car la Saône et Loire est sur un front de colonisation. Les dispositifs de protection vont donc devoir continuer à être déployés»

Evelyne Couillerot
L'élue du Creusot a souligné les manques d'effectifs dans les commissariats et plus particulièrement au Creusot, «alors qu'il y a des faits alarmants avec des actes de délinquances violents»
Julien Charles : «C’est un sujet sensible et important. En Saône-et-Loire les effectifs sont stables. 418 fonctionnaires de Police, contre 424 en 2019. Au niveau du Creusot, 58 fonctionnaires de Police on est sur un effectif à peu près stable. Oui il serait souhaitable d’avoir plus d’effectifs, avec des phénomènes de délinquances notables, mais aussi des violences urbaines. La DDSP travaille au modalités d’intervention. Il y a à trouver une interaction plus forte avec les collectivités et police municipale. Un effort va porter sur la rénovation des locaux de Police»

Frédéric Brochot
Le vice président charge de l'agriculture a remarques qu'on compte 12.000 agents dans le département, pour dire : «On a 12.000 actifs dans l’agriculture sur 7000 exploitations ; Cela pèse pour un milliard et 7% du PIB de Saône-et-Loire.
Derrière un agriculteur il y a sept emplois.
Julien Charles  : «On doit collectivement s’interroger, pour avoir un travail de fond sur de nombreux sujets concernant l'agriculture et notamment sur le sujet de l’eau dans le département.  Sur les installations on devrait être sur le chiffre de 80. C’est inquiétant.»

Alain BOLLERY