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25/08/2020 03:17
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SAONE-ET-LOIRE : Le nouveau Préfet, Julien Charles, dans la gueule du loup

COVID 19, sécheresse, sécurité routière... Tous les Préfets sont confrontés aux mêmes problématiques. Le nouveau Préfet de Saône-et-Loire en a une de plus et pas des moindres : Les attaques du loup qui se multiplient. Pour sa première conférence de presse, Julien Charles dit comprendre l’émoi des éleveurs.



La date du 24 août est associée à un massacre : Celui de la Saint-Barthélemy en 1572. Le hasard du calendrier a voulu que Julien Charles prenne ses fonctions de Préfet de Saône-et-Loire, alors que dans le département le loup n’en finit plus de massacrer des troupeaux.
Alors forcément, ce lundi le prédateur s’est invité dans la première rencontre que le nouveau Préfet a eue avec la presse.
Il s’est en quelque sorte jeté dans la gueule du loup et il l’a fait avec pragmatisme, mais non sans sentiments. «Je comprends l’émoi des éleveurs», a-t-il affirmé. Traduction : L’Etat sera du côté des éleveurs.

Aux côtés des élus
«Je souhaite être un Préfet  disponible pour les acteurs du territoire et notamment pour les élus, car j’ai un grand respect pour eux. Ils sont les représentants des populations et ils ont la responsabilité de défendre le territoire. Je veux connaître leurs projets, ce qui les préoccupe, pour être le plus possible à leur écoute. Je souhaite également être un Préfet de terrain pour voir la réalité des choses».


COVID : Une situation pas alarmante
«Concernant le COVID, la situation est inquiétante, mais pas alarmante. Il faut quand même être vigilant. Une bonne partie de la réponse dépend de nous, de chacune et chacun à respecter les gestes barrière. La responsabilité relève vraiment de la responsabilité de chacun. Nous devons nous assurer du port du masque. Il faut faire preuve de pédagogie, mais une règle à vocation à être appliquée. Je souhaite en ce sens freiner la progression du virus».


Sécheresse
«La situation est grave. Cela oblige l’Etat pour des mesures de protection de l’eau. Mais la question c’est aussi l’impact, notamment pour le monde de l’élevage et sur l’agriculture. Je souhaite être à l’écoute de la profession, cela dans une année difficile».


Sécurité routière
«Il y a une mobilisation très forte de tous. Il faut de l’information et de la pédagogie. Nous avons des chiffres qui ne sont pas très bon. Il faut essayer d’améliorer le bilan qui n’est pas très bon, comme dans d’autres départements».


Pas fermé à l’idée du tir de protection contre le loup
«Je découvre ce sujet du loup et je comprends l’émoi et le traumatisme de la profession, avec en plus un coût économique. Ce sujet du loup est nouveau en Saône-et-Loire. Une stratégie a été mise en place. Dès lors que le dispositif de protection est bien posé, se pose la question du tir de protection. Je ne suis pas fermé à l’idée. Il faut trouver la meilleure manière de répondre au problème. Je vais être très attentif à ce sujet
Concernant le Morvan, on ne peut travailler que de façon coordonnée entre les départements, mais sous le contrôle d’un Préfet coordinateur».

Alain BOLLERY