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> Saone et Loire > SAONE ET LOIRE
11/07/2020 03:16
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SAONE-ET-LOIRE : La Saône-et-Loire en pointe pour la protection de la jeunesse

Les élus départementaux ont voté à l'unanimité les dossiers qui étaient à l'ordre du jour. Dont celui de la protection de la jeunesse. Mais aussi celui de la lutte contre la pauvreté.
C'est Marie-Christine Frizot qui, vendredi matin, à l'Hôtel du département, était chargée de porter le dossier de la protection de la jeunesse. Un sujet sensible qui a d'ailleurs valu au Président Accary de recevoir un appel de félicitations du Ministre Adrien Tacquet, juste après le vote...
«Dans le cadre de la stratégie nationale de prévention et de protection de l’enfance présentée en octobre 2019 par Adrien Tacquet secrétaire d’État dans cette thématique, le Département de Saône-et-Loire a été retenu avec 29 autres départements pour bénéficier de l’enveloppe nationale de 80 M€. Pour la Saône-et-Loire, cela représente 1,6 M€ pour :?Agir le plus tôt possible pour répondre aux besoins des enfants et de leurs familles.?Sécuriser les parcours des enfants protégés et prévenir les ruptures», a détaillé Madame Frizot soulignant les objectifs :
«Donner aux enfants les moyens d’agir et garantir les droits.  Préparer leur avenir et sécuriser leur vie d’adulte.
Cela se traduira notamment par une meilleure coordination des dispositifs de placements, par une meilleure prise en charge des situations complexes, par le renfort de la cellule de recueil des informations préoccupantes (CRIP), ou encore par la création d’un observatoire départemental de protection de l’enfance en lien avec l’Association départementale d’entraide des personnes accueillies en protection de l’enfance (ADEPAPE) ou d’une équipe mobile de professionnels pour accompagner les jeunes».

Christine Louvel
«La Convention Internationale des Droits de l’Enfant a été adoptée, il y a plus de 30 ans, le 30 novembre 1989, dans le but de reconnaitre et protéger les droits spécifiques des enfants. En France,  le chantier reste vaste et les besoins qu’ils soient humains ou financiers pour contribuer à la protection de l’enfance sont sous-estimés et sous dimensionnés.
Nous ne pouvons qu’approuver le fait que cette compétence du département soit mise   en avant par cette contractualisation avec l’état. Mais les éléments  et  grandes orientations  présentés dans ce rapport découlent et sont une application stricte de la loi de la protection de l’enfance du 14 mars 2016 et des nouveaux engagements stratégiques en matière de prévention, présentés en octobre dernier.
La loi de 2016 préconise, entre autre, une prise en charge au plus près de l’enfant en généralisant et en donnant un cadre de référence par le PPE (Projet Pour l’Enfant) afin d’assurer la cohérence et le suivi des actions conduites auprès de l’enfant, sa famille et son environnement. L’enfant doit être au cœur du projet. Le PPE doit accompagner l’enfant tout au long de son parcours. Il doit être systématiquement élaboré dans un délai de 3 mois à compter du début de prise en charge et revu tous les 6 mois. Siégeant dans plusieurs instances relevant de la protection de l’enfance, il semble que  ce  point primordial de la loi, ait des difficultés à être mis en œuvre. Je ne mets pas en cause le professionnalisme  des travailleurs sociaux mais plutôt le manque de moyen humain. Chacun des intervenants  ayant un nombre important d’enfants à suivre,  dans des situations complexes et urgentes. Ceci peut entrainer un manque de temps pour contractualiser les prises en charge avec l’analyse de tous les professionnels. Aussi nous nous réjouissons que dans ce rapport l’accent soit mis sur le fait de renforcer les équipes pluridisciplinaires par un recrutement important. Encore faut-il que les rémunérations soient attractives et équivalentes aux territoires voisins. Le soutien psychologique  doit par ailleurs, être augmenté afin d’éviter un turn-over important des équipes fort préjudiciable à un accompagnement dans la continuité de chaque enfant et chaque jeune.
Il est nécessaire que ces enfants suivis ou confiés puissent vivre le présent et se préparer à l’avenir quelque soit leur milieu ou leur origine».

André Accary
«Nous avons une volonté politique pour la protection de l’enfance. Il faut aller sur un renforcement des équipes. Concernant l’attractivité financière, je rappelle que nous avons revalorisé le régime indemnitaire, ce qui n’avait pas été fait depuis 2002.
Donc merci de nous le dire, mais nous l’avons fait. Sans doute allez vous nous dire il faut aller plus loin, mais les finances du département ne sont pas un puits sans fond ! Il faut avoir une vision à long terme. Nous avons une vision globale de la politique de solidarité. Non, on ne peut pas toujours faire plus».


Lutte contre la pauvreté

Claude Cannet s'est elle chargée de présenter le dossier de la lutte contre la pauvreté, en expliquant : «Dans le cadre de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté, l’Assemblée départementale a adopté le 28 juin 2019 une convention signée entre le Département et l’État pour 3 ans.
Cette convention prévoit un plan d’actions ambitieuses autour de 4 axes :
La prévention des sorties « sèches » de l’Aide sociale à l’enfance
Le travail et l’accompagnement social L’insertion?L’inclusion numérique.
Pour réaliser ces actions, l’État s’engage à verser chaque année au Département une subvention de plus de 400 000 €, montant similaire à celui du Département, soit un budget annuel disponible de plus de 800 000 €, à laquelle s’ajoute le solde financier 2019 de 365 000 €.
Parmi ces actions en 2020 :?200 ordinateurs reconditionnés mis à disposition de familles en difficulté. L’objectif étant ici de réduire la fracture numérique et de lutter contre l’exclusion sociale. Un projet culturel en faveur des jeunes sortants de
l’aide sociale à l’enfance « L’Art pour raccrocher » afin de les accompagner au mieux vers l’autonomie dès leur majorité».

Violaine Gillet
«Vous nous proposez un avenant à la convention d’appui à la lutte contre la pauvreté et d’accès à l’emploi.
Nous prenons acte des propositions faites, comme nous l’avions fait lors du plan initial il y a un an.
Les orientations proposées en matière de renforcement de la prévention des « sorties sèches » de l’ASE n’appellent pas de remarques particulières. Seulement de rappeler, comme vient de le faire ma collègue Christine Louvel, que les moyens d’accompagnement annoncés, tant par l’Etat que ceux déployés par le département, seront cruciaux.
La période de confinement a révélé une explosion des situations difficiles dans les familles, et ce n’est que le début d’une montée en charge pour les travailleurs sociaux. Nous le constatons déjà dans la commission ad hoc dédiée au fonds de solidarité Covid19 à laquelle je participe avec Mesdames Canet et Deschamps, et nous voyons déjà l’impact de la crise sanitaire et une paupérisation qui est en marche.
Dans ce contexte, il est aussi important que ce document d’orientations rappelle le rôle de « l’accueil social inconditionnel », et nous entendons là l’accueil physique des personnes, ce qui suppose la pérennité d’une couverture territoriale de proximité partout sur l’ensemble du département. La visio-conférence a ses limites, le travail social de prévention et de repérage ne peut se faire que sur le terrain, le contact humain est primordial. 
 Alors, dans une période de montée en charge malheureusement prévisible, nous restons interrogatifs quant au déploiement de 200 ordinateurs pour les familles. Non par rapport à leur nécessité, puisque j’évoquais déjà il y a 3 ans la lutte contre l’illectronisme, et nous ne pouvons donc qu’approuver que vous mettiez en place un dispositif, mais au regard du déploiement lui-même.
Comment et avec quels relais pensez-vous repérer les bénéficiaires ?
Il nous a été répondu en commission que ce serait par les travailleurs sociaux, au regard du contexte et quelle que soit leur volonté cela semble compliqué.
Vous nous aviez évoqué en 2017 au sujet du PTI que l’inclusion numérique aurait un volet opérationnel en 2018. Nous sommes en 2020, le rapport ne fait pas de lien avec le PTI ou le PDI, il y a simplement une ligne à 140000 euros en annexe sur un réseau départemental d’inclusion numérique. Est-ce à dire que vous en êtes à identifier les partenaires ?
Vous mettez en avant une action à 54 000 euros pour 200 ordinateurs, car c’est la partie visible, ou que vous donnerez à voir, nous nous préoccupons de l’accompagnement effectif et des moyens alloués pour les invisibles de la pauvreté.
Car les contrats, les missions d’intérim se sont déjà terminés sans bruit, et ce sera, nous le craignons, bientôt le tour des plans sociaux plus massifs. Les ambitions du plan de pauvreté national ne seront sans doute pas à la hauteur, et il vous faudra davantage de réactivité pour compenser. De 3 ans entre la réflexion du PTI et la mise en œuvre, pour lutter contre l’illectronisme, mettre en place le dispositif opportunités emploi et les accompagnements par le bénévolat, il faudra sans doute passer à 3 mois. C’est donc un début, nous le voterons, en attendant la suite.

Claude Cannet devait lui répondre : «Notre priorité c’est que chaque citoyen ait accès au droit.  Pour les 200 ordinateurs, qui sont reconditionnés, il y a un accompagnement à l’installation et à l’utilisation. Nous travaillons avec l’ensemble des partenaires pour repérer les personnes qui en ont besoin».
Et André Accary d'ajouter : «On peut toujours avoir une vision négative. Par rapport aux autres départements on est au rendez-vous»

Alain BOLLERY

LUTTE CONTRE L’HABITAT INDIGNE ET LA PRÉCARITE ÉNERGÉTIQUE?
Adoption du nouveau règlement des aides départementales à l’amélioration de l’habitat
Les préoccupations environnementales passant par l’amélioration de l’habitat, le nouveau règlement des aides à l’amélioration de l’habitat fait donc naturellement partie des 5 actions phares du Plan environnement départemental. Il va permettre au plus grand nombre de Saône-et-Loiriens d’adapter leur logement aux effets du réchauffement climatique et d’accéder à la performance énergétique, en faisant appel aux nombreux artisans qualifiés de Saône-et-Loire. Pour le Département, ces nouvelles aides représentent une implication financière supplémentaire de 900 000 € par an.
Ce dispositif répond à quatre enjeux :?Favoriser l’attractivité du territoire en proposant une offre de logements de qualité (valorisation des centres- bourgs, des centres villes et des quartiers délaissés)
Améliorer le confort de vie des habitants dans leurs logements
Réduire l’impact environnemental des passoires énergétiques en diminuant l’émission des gaz à effet de serre (énergies renouvelables)
Créer de la richesse pour les entreprises locales en valorisant les ressources naturelles et l’artisanat.
Il permettra :?D’élargir l’offre avec de nouvelles aides?D’ouvrir certaines aides aux revenus modestes,
intermédiaires?D’augmenter des aides proposées (montant doublé
pour « habiter mieux 71 » et « amélioration habitat indigne »)
En Saône-et-Loire, le parc privé potentiellement indigne est de 11 000 logements et représente plus de 20 700 personnes.



SOUTIEN AUX CENTRES DE FORMATION DE SPORTIFS
Conscient des bienfaits du sport sur la santé, le lien social, l’attractivité territoriale, le Département conduit une politique dynamique envers le monde sportif. En 2020, le Département consolide cet engagement en :
doublant le budget fonctionnement 1 à 2 M€ simplifiant les procédures et règlements créant de nouveaux dispositifs.
Une politique sportive qui ne suffit pas à ce milieu touché de plein fouet par la crise sanitaire. Entre arrêt complet des activités et annulation d’événements, les clubs font en effet face à une situation complexe. Pour les aider à passer ce cap difficile, le Département s’engage de nouveau, notamment en maintenant les subventions pour les projets et manifestations annulées ou reportées.
Depuis janvier 2020 : 1,7 M€ ont été alloués au mouvement sportif en Saône-et-Loire.
Dès ce mois de juillet : 3 centres de formation qui répondent aux dispositions réglementaires relatives aux missions d’intérêt général définies par les articles L. 113-2 et R.113-2 du Code du Sport vont être aidés à hauteur de 90 000 € chacun. Le Département souhaite ainsi conforter l’investissement engagé par les dirigeants dans l’accompagnement des sportives et sportifs en devenir, dans leur triple projet de formation scolaire, d’insertion professionnelle et de perfectionnement sportif.
L’association sportive « Charnay Basket Bourgogne Sud » évoluant dans l’élite professionnelle de la Ligue féminine de basket ;
L’association sportive « Association Sportive Mâconnaise de rugby » évoluant dans le championnat de Fédérale 1 ;
La société d’économie mixte « Elan Chalon » évoluant dans l’élite professionnelle de la Ligue nationale de basket, dans le championnat « Jeep Elite ».