
Ce dimanche après-midi 17 août, à proximité du circuit des Combes Grondées, une dizaine de sapeurs-pompiers des centres de secours de Louhans et Chalon ont participé à un exercice pour renforcer les acquis, rappeler les règles de sécurité et se perfectionner.


Objectif : Assurer une cohésion de groupe et une efficacité optimale, si un feu de forêt venait à se déclarer, explique le commandant Sébastien Deroche, référent feu de forêt sur le département de Saône-et-Loire. Le même exercice s’est déroulé simultanément à Marcigny avec des sapeurs pompiers des centres de Mâcon et de Paray.
C’est le lieutenant François Longobucco, commandant le centre d’incendie et de secours d’Autun qui a donné les dernières consignes avant les opérations. En premier lieu, vérifier la liaison radio avant de s’entraîner sur le site choisi.
« La constitution de Groupes d’Interventions Feux de Forêts (GIFF) est un facteur d’efficacité en matière de feu de forêt, explique Sébastien Deroche. Ce dimanche pour cet exercice étaient déployés seulement un véhicule de reconnaissance et de commandement du chef de groupe et deux camions citernes feux de forêt (CCFF). Le secteur est classé en risque sévère d’incendie de forêt. Mercredi dernier, nous étions à un niveau de risque très sévère poursuit Sébastien Deroche. Pour déterminer le niveau de risque de feux, les pompiers utilisent la règle des 3 fois trente. C’est un moyen qui permet d’identifier les facteurs d’aggravation des risques. Concrètement, cela se traduit un vent de plus de 30 km/h, une température supérieure à 30 degrés et un taux d’humidité inférieur à 30%.
Grâce à la collaboration entre Météo France, l’Office National des Forêts et les Services d’Incendie et Secours, les centres opérationnels disposent quotidiennement d’évaluation du risque d’incendie. C’est sur la base d’une analyse croisée des indicateurs que la stratégie se met en place. Sur les bords de route, 80% des incendies sont déclenchés par une imprudence humaine. D’où la nécessité d’intervenir et d’attaquer rapidement les feux naissants.
A partir de cartes, les pompiers savent si la mise en place de MIR (Module d’Intervention Rapide) s’impose. C’est une stratégie payante, cela a permis de maintenir à 1 hectare les feux qui ont eu lieu cette semaine à Charmoy, Saint-Emiland, La Boulaye et Saint-Léger-sous-Beuvray. A Charmoy, en un quart d’heure, le feu d’herbes sèches avait couvert un hectare. Grâce à un bon positionnement, le MIR était sur place avant les pompiers du Creusot.
Dans le département, 760 pompiers sur 2 800 sont formés à la lutte contre les feux de forêt. Avec des périodes sécheresse de plus en plus nombreuses et d’une durée de plus en plus longue, il faut que la formation suive. L’idéal serait que la grande majorité des pompiers le soit.
J.S.










