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> Saone et Loire > SAONE ET LOIRE
26/08/2020 03:17
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Rémy Rebeyrotte : «Beaucoup de nos concitoyens et les forces de l’ordre sont exaspérés par la lenteur de la Justice»

Dans une interview de rentrée, le Député de Saône-et-Loire annonce qu'il vient d'être chargé d'une mission sur la prévention de la délinquance. Rémy Rebeyrotte annonce aussi qu'il est candidat à la Présidence du groupe LREM à l'Assemblée Nationale.
COVID : «Du bon sens»
«Alors que la rentrée se profile, nous sommes toujours dans la gestion de la crise du COVID. Et si certaines décisions doivent être prises au niveau national, je le dis avec force : «Il y a d’abord les responsabilités individuelles, avec notre engagement citoyen pour se protéger et protéger les autres. Nous devons tous faire preuve de bon sens. Il faut avoir la culture du geste barrière, faire preuve de discipline personnelle. En portant le masque, en gardant les distances, en se lavant les mains. Et quand on est jeune, on doit penser à ses parents, à ses grands-parents, car il en va de leur vie».


«Que chaque collectivité aide le Liban»
«La France doit continuer à aider le Liban, car c’est un peuple ami. Il serait bien que chaque collectivité fasse un geste. Cela peut être au travers de la Fondation de France, d’associations d’élus, ou encore du Secours Populaire, du Secours Catholique, de la Croix Rouge, ou d’autres ONG».


Chargé d’une mission sur la prévention de la délinquance
«Je me suis vu confier, par la commission des lois, pour la rentrée, une mission avec Stéphane Peu, pour la relance des conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance. Le rapport débouchera sur un livre blanc sur les questions de sécurité, puis une proposition de loi portée par Alice Thourot et Jean-Michel Fauvergue.
C’est un sujet que le Ministre de la cohésion sociale a décidé de reprendre, pour renforcer les moyens et la coordination de toutes les forces de sécurité. C’est à dire entre les policiers qu’ils soient nationaux ou locaux, mais aussi avec des entreprises de sécurité.
J’ai relancé le Ministre de l’Intérieur pour que les engagements pris par Laurent Nunez soient tenus».


«Avec le Garde des Sceaux»
«Je travaille sur deux thèmes avec le Garde des Sceaux. La justice des mineurs est aujourd’hui le maillon faible de notre sécurité. Beaucoup de nos concitoyens et les forces de l’ordre sont exaspérés par la lenteur de la Justice. Il y a trop souvent trop de temps avant une convocation, un jugement et une peine. J’espère que le Garde des Sceaux va obtenir des moyens, car la Justice est le parent pauvre de l’Etat. Rachida Dati et Christiane Taubira ont fermé des tribunaux. Aujourd’hui on a une institution majeure qui manque de moyens et de personnes. Le nombre de magistrats, beaucoup trop faible, est un problème.
Il faut aussi adapter les procédures à l’ère du numérique. Ce ne sont pas les juges, les magistrats qui sont en cause, mais les délais pour la mise en œuvre des mesures alternatives à la prison et notamment à l’éducation alternative. On a une justice embolisée faute de moyens. Trop de personnes sont en prison en préventive. En Europe, nous sommes 24ème sur 28 pour la part du PIB consacrée à la Justice. Cela dans la patrie des droits de l’homme. Très clairement notre justice n’est plus adaptée à la temporalité».


Sénatoriales
«Je regarde l’offre existante. Je pense qu’on a besoin d’une coalition de centre droit et de centre gauche. Je ne veux ni des Républicains de Monsieur Platret, ni du PS de Monsieur Montebourg. J’aimerais une candidature qui rassemble les territoires dans leur diversité. Et puis, on ne peut pas avoir trois sénateurs chalonnais. J’aimerais bien une proposition qui émane du rural».


Candidat à la Présidence du groupe LREM
«Je suis candidat à la Présidence du Groupe de La République en Marche à l’Assemblée Nationale. Oui je l’ai déjà été. Pourquoi l’être à nouveau ? Premièrement pour changer notre organisation de groupe, avec une bonne gestion des ressources humaines. Le manque de considération a eu pour conséquence des départs de notre groupe. Il faut que chacun se sente concerné.
Deuxièmement nous devons clairement apporter notre soutien au Président de la République et au Gouvernement.
Troisièmement, notre groupe doit être une force de frappe pour 2022, mais aussi pour les autres scrutins dès l’année 2021».

Recueilli par Alain BOLLERY