
30 personnes ont déjà été recrutées. La première formation d’usineurs débutera un octobre. Pour le moment le calendrier est tenu pour des premières productions en 2030.

Ce mardi 21 avril, la salle Guynemer a accueilli une nouvelle réunion de concertation pour le projet Forge+ porté par Framatome. Hasard du calendrier, ce lundi était aussi le jour du 24ème anniversaire de la défaire de Lionel Jospin au 1er tour de la Présidentielle de 2002. Au terme de quelques années de mandature, avec dans son Gouvernement, une certaine Dominique Voynet, militante anti-nucléaire.
Alors forcément, en ce jour anniversaire du 21 avril, marqué d’une pierre noire pour les coailistes, les propos de Jean-François Jaunet, Maire Les Ecologiste de Génelard et 1er vice-président de la Communauté Urbaine, ont été particulièrement savoureux. Car voir un élu vert défendre le nucléaire, mais sans prononcer le nom, était un exercice compliqué.
«On est conscient des enjeux énergétiques et de celui de la décarbonnation. C’est essentiel pour le territoire», a ainsi déclaré Jean-François Jaunet, pointant du doigt une réalité :«On dépense beaucoup de milliards pour acheter du pétrole». Et du coup de saluer tout ce qui peut contribuer à mettre à mal cette dépendance aux énergies fossiles. Le nucléaire en fait partie et le projet Forge+ porté par Framatome est commun navire étendard. Au nom de la souveraineté nationale.
Vice-président de la Communauté Urbaine, Cyrille Politi, pour sa première prise de parole politique, s’est montré enthousiaste : «C’est un très beau projet d’envergure mondiale, mais il faudra des ressources pour le faire fonctionner. C’est un enjeu important. Je serai disponible pour cela», a-t-il lancé à l’adresse des dirigeants de Framatome qui ont lancé, au Creusot, un projet à 579 millions d'euros.
Ces mots d’introduction prononcés, la concertation de ce 21 avril pouvait commencer. Le Maire du Creusot Charles Landre arriva quant à lui à point nommé pour évoquer un sujet précis… Cela en présence d’une petite dizaine de personnes dont c’était la première réunion…
A.B.
(Photos Alain BOLLERY)
Philippe Rouballay
CCI Métropole de Bourgogne
«579 millions c’est l’opportunité de renforcer le territoire. C’est stratégique. Depuis le début la CCI est présente auprès de Framatome. On a besoin de concertation. On est présent en faisant en sorte que tout se passe du mieux possible. Que cela profite au territoire, aux PME.
On a mis en place une plateforme CCI Business, créée pour le démarrage de la centrale de Panly. On essaye de voir si cela peut correspondre aux attentes de Framatome».
Marion Fury
Commission nationale du débat public
«Entre 22 Mai et 22 juillet, il y a eu concertation préalable
Maintenant on est dans la concertation continue, jusqu’à la phase d’enquête publique»
Pascal Angelvin
Responsable du projet Forge+ pour Framatome
«Le sujet c’est la neutralité carbone. On est sur un potentiel de 450 commandes de réacteurs dans le mone.
On fabriquera tout ici au Creusot, y compris des SMR mais aussi des pièces pour défende nationale. Le site retenu, je le rappelle, c’est le feu de verse.
Le nouvel atelier complètera ceux existants. On pourra accueillir les lingots d’Industeel par voie ferrée.
On aura une presse de très forte capacité, mais aussi des fours, y compris des fours de traitement, et un atelier d’usinage.
On va créer plus de 200 direct pour un total de 800 emplois avec ceux qui sont induits.
On a besoin d’un raccordement électrique. On partira d’Henri Paul, sur 10 kilomètres, pour relier le site, avec 120 mégawatts de puissance.
On est en phase d’appels d’offres. Les premiers travaux sont prévus à l’horizon 2028. La ligne RTE sera installée début 2029. La production débutera en 2030 et la production industrielle en 2032».
Des questions et des réponses
Existe-t-il une maquette du futur atelier ?
Pascal Engelvin : «On a traduit dans l’appel d’offres tout ce qui est remonté de la concertation, pour avoir un beau bâtiment. Quand le lauréat sera choisi, il sera présenté aux Creusotins.
Connait-on le mombre de sous-traitants ?«Il y en aura beaucoup. Sur la construction, on a fait le choix de ne pas en avoir un seul. Un pour la construction et d’autres pour les différents équipements. Entre 10 et 20 contrabts
Jérôme Degueurce : Quels seront les fours ? Les échéances de 2027 peuvent-elles changer le projet ?
«Le dossier de faisabilité sera présenté au cours de l’été. Les élections ? Ce qui est certain, c’est que le nucléaire est considéré comme une énergie d’avenir».
Jean-Luc Mercier
Union départementale CGT
«Dans le développement industriel, avez-vous regardé pour les écoles, les besoin de services publics, d’emplois pour les épouses ?
Sébastien Martoia : «On travaille sur le degré de formation. On continue de travailler pour nos métiers, mais sans déstabiliser le marché ; On aura une école d’usinage. On s’associé au Lycée Léon Blum et à d’autres lycées. On donnera de la vision à la puissance publique et aux collectivités.
Jean-Claude Lagrange, Conseiller régional : Vous nous aviez dit que vous étiez en phase de recrutement. Est-il possible d’avoir un point ?Sébastien Martoia : «On sait qu’on a besoin de formations longues. On anticipe. On travaille à préparer les premières équipes. On a déjà engagé plusieurs dizaines de personnes. On veut former plus d’une dizaines de nouveaux usineurs par an, à partir du mois d’octobre. On a déjà une trentaine de recrutements sur les 200.
Pour l’école d’usinage, on a un ancrage en local. On reparle de former des forgerons, il n’y a pas d’école. On s’appuie sur des acteurs pour de gros lingots»
Pascal Angelvin : «Le 21 Mai, on aura un atelier sur la formation et le recrutement. On veut accueillir tous les gens qui ont envie, y compris les sorties d’école.
Jean-Luc Mercier : «Comment la Mairie et la CUCM anticipent ?»
Charle Landre
Maire du Creusot

«Je le répète depuis longtemps, c’est une préoccupation majeure que les gens s’installent.
Comment on donne envie de s’installer au Creusot. Tout le monde ne travaillera pas dans l’industrie. C’est au cœur de mon projet. J’arrive à la mairie. J’étais avec l’inspection de l’Education Nationale qui annonce 3 fermetures de classe… C’est bien parce que la population baisse !
On a envie de participer, envie que le projet aboutisse. Il faut anticiper l’arrivée potentielle de 200 familles et je souhaite qu’elles s’installent au Creusot, ou aux alentours, plutôt que dans la côte chalonnaise.
Tous les jours, 1300 personnes rentrent au Creusot et repartent le soir… C’est une ville qui vit moins. On est peut être rentré dans un cercle vicieux. Je me suis présenté pour inverser la tendance ; Il faut que la ville travaille plus en concertation, qu’elle écoute plus les projets , pour mieux les anticiper. A la ville du Creusot on est engagé pour séduire 200 nouvelles familles ; Vous pouvez amener vos suggestions à la mairie. Qu’on nous explique pourquoi on ne vit pas ici, ou on n’a pas envie d’y vivre. Il faut construire une ville extrêmement dynamique».
Lionel Duparay
Député de Saône-et-Loire
«Toutes les collectivités sont là. Ce n’est pas un projet creusot-creusotin. On est tous là pour se projeter. On peut s’interroger sur les mobilités. La question du rond-point Jeanne Rose. Sortir les produits, mais aussi les personnes qui travaillent.
Ce qui est important c’est savoir comment se projeter dans l’avenir. Les bailleurs sont demandeurs»
AU SUJET DES MARCHES
Ce que Framatome a retenu
Morgane Bletery

«Pour la Souveraineté, on a eu une journée fournisseurs. Une centaine ont été invités sur la Bourgogne – Franche-Comté.
On a des réunions sur les métiers. On a des contrats signés avec des entreprises locales
Framatome a signé avec Nuclear Valley
Nous avons des appels d’offres standard en fonction de nos besoins et des critères de sélection».
En 2025, Framatome a investi 175 millions à des fournisseurs de Bourgogne – Franche-Comté. Sur Le Creusot, ce sont 40 millions d’euros d’engagés sur la région»
Jean-Claude Lagrange : Il faut rajouter Belfort sans doute. Avec le Ministre et Bernard Fontana, il y avait l’idée de créer des grappes Il y a deux bassins, Creusot et Chalon,. Il y a des gens qui travaillent à ChalonSébastien Martoia : «On travialle en commune. Pour l’atelier inox, les équipes sont venues de Saint-Marcel.
L’école d’usinage qui est au Creusot a une vocation Bourgogne.
Concernant Industeel, on va produire nos propres lingots, complémentaires à Industeel. Il s’agira des lingots de grande taille, qu’Industeel ne peut pas produire. Nous notre volonté, c’est de continuer de se développer. En 2024 on a signé avec Industeel un contrat pour 10 ans.
On a doublé nos besoins en trois ans et on continue.
Morgane Bletery «Industeel nous fournira les petits lingots dont on a besoin».
Sébastien Martoia répondant à Gauthey Automatismes (Autun) : «Notre objectif n’est pas de déstabiliser le bassin. On a des besoins très forts, notamment dans les automatismes. Ce sont des métiers en tension. On a travaillé en ce sens avec UIMM
Philippe Raboullay : «Il y a un club RH sur Le Creusot pour éviter les tensions d’attractivitéÛ.
Jean-Luc Mercier : Quand allez vous recruter ?
Sébastien Martoia : «On a une idée du planning, sur plusieurs saisons. On est sur un recrutement sur 3 à 4 ans. On commence déjà à recruter les futures équipes pour la montée en charge.
Marion Fury : «Le 21 Mai, ce sera vraiment l’emploi. La formation, le recrutement, avec davantage d’éléments.
Alain BOLLERY








