
«creusot-infos» l’avait annoncé… Isabelle Louis, l’a confirmé, dimanche matin, lors d’un point presse : La nouvelle Maire de Montceau les Mines est bien candidate à la Présidence de la Communauté Urbaine Le Creusot - Montceau». La socialiste est naturellement la candidate de la gauche. Elle veut une gouvernance plus forte avec les Maires Ruraux.
En ouvrant son point presse, la Maire de Montceau annoncé une «lettre à l'attention des maires et conseillers communautaires de la CUCM que je leur transmettrai prochainement, si ce n'est pas aujourd'hui ou demain, mais qui s'adresse uniquement aux élus communautaires et où je dis effectivement que ma candidature se veut rassembleuse, collective, une candidature d'écoute telle que j'ai pu exercer mon mandat précédent, où j'étais vice-présidente de la communauté urbaine en charge des contractualisations, avec engagement sérieux et surtout des relations constantes et de respect».
Isabelle Louis avance un «respect teinté d'une certaine force d'admiration pour le travail des services, avec lesquels j'avais l'occasion de travailler, qui font un travail assidu, exemplaire pour l'intérêt communautaire et je compte continuer dans cet esprit, un esprit d'un engagement entier, plein et entier, avec la considération des agents».
«Il y a une attente des Maires ruraux»
Quelle gouvernance souhaite-t-elle mettre en oeuvre si elle est élue ? «Cela m’a été demande, je mettrai en place une conférence des maires. Elle doit devenir véritablement un lieu de réflexion sur les projets, mais aussi un lieu d'écoute de ce que les différentes maires ou élus ont à dire de leur commune.
Les maires, et notamment les maires ruraux ont en effet émis le vœu qu'il y ait des instances de dialogue et de construction collective, commune, de débat. Et pour ce faire, une des réponses consiste en la conférence des maires, existante déjà, mais qui doit être un lieu peut-être moins d'exposition, de grands projets, mais davantage de dialogue, d'écoute et de prise en compte des problématiques des uns et des autres».
Très clairement, Isabelle Louis entend que l’ensemble des Maires de la Communauté Urbaine soient écoutés. «Il y a aujourd'hui une attente des maires ruraux que j'ai pu entendre puisqu'ils m'ont auditionnée. Ils étaient 22, ça m'a permis et de leur apporter une première vision des choses que je portais mais ce n'était pas le seul but, il s'agissait aussi d'entendre leur souhait, pour le bloc rural, Depuis, j'ai retravaillé sur ces sujets qu'ils ont pu évoquer avec moi, en l'occurrence que leurs problématiques de commune soient entendues, qu'ils puissent être autour d'une table et s’exprimer de manière totalement transparente».
Pour être claire, Isabelle Louis précise : «En tant que membre de l'exécutif, j'ai toujours été associée au dialogue parce que j'étais membre du bureau».
Elle ajoute : «Les maires ruraux n'étaient pas nombreux à faire partie du bureau. Et eux me retournent ce sentiment-là».
Il faut «considérer les fonctions de centralité de Monceau et du Creusot»
La Maire de Montceau les Mines pousuite : «Je vous parle du bloc rural. Mais il n'y a pas que le bloc rural. Cette communauté urbaine est composée de deux villes-centres, que sont Le Creusot et Monceau, et de communes, on va dire des communes à dimension intermédiaire entre la commune rurale, toute petite, et la ville-centre. Par exemple, Montchanin, Sanvignes, Torcy, Saint-Vallier…
Je tiens à ce que cet équilibre, ce schéma qu'on avait construit, qui a été construit même avant le mandat dernier, soit quand même respecté.
Il s'agit quand même de considérer les fonctions de centralité de Monceau et du Creusot et d'en voir le rôle structurant, économique, de service, je pense au rôle d'accès aux soins, à l'emploi, aussi à la formation qui est très importante et qu'on trouve sur ces villes-centres».
Et de poursuivre : «il ne s'agit pas non plus de renverser le balancier et de dire aujourd'hui les villes-centres, ça n'existe plus, elles doivent compter, elles doivent garder leurs fonctions de centralité.
Les villes que j'appelle intermédiaires plutôt que moyennes doivent garder aussi leurs équipements, l'attention à leurs administrés et leurs problématiques propres. on sait que Montchalin bénéficie du dispositif Petite Ville de Demain qui avait un rôle puisque moi-même j'ai été signataire du contrat Petite Ville de Demain avec le président de la région il y a un an et demi à peu près de cela et le maire de Montchalin, ce qui lui redonnait aussi des fonctions importantes et aussi une marche financière qui est accordée au Petite Ville de Demain avec le projet de restauration scolaire etc, ça, ça doit être aussi observé et respecté de même que pour Génelard ou Blanzy».
Soucieuse des équilibres
Isabelle Louis insiste sur le principe «d’une attention à tous ces équilibres, sans favoriser plus les uns que les autres, mais en étant quand même, je pense, attentif à ce que nous demandent les maires ruraux, c'est-à-dire qu'on aille les voir et qu'il y ait surtout, et j'en arrive là, à un deuxième dispositif : Un service de proximité avec les maires ruraux, ce qui existe déjà mais qui devra être vraiment des réponses rapides et avec un élu, un vice-président qui sera en charge de ce qu'on peut appeler globalement la ruralité mais de la liaison entre la CUCM et les maires ruraux.
Un élu, un vice-président à la communauté urbaine qui aura cette délégation-là, ce qui n'était pas forcément le cas, ce qui avait été demandé d'ailleurs à la fin du mandat et dans les derniers conseils communautaires, ça a été requis».
La Maire de Montceau les Mines évoque aussi «Les territo»… «Ce sont les réunions territoriales entre les services communautaires, les services en charge de la territorialité, la voirie, et les maires, leurs élus, comme à Montsouris il y avait un élu dédié.
Cela aussi, ça doit retrouver une vraie place de dialogue et de construction. C'est vraiment des instances pour parler simplement. Elles sont importantes pour les maires des communes, de toutes les communes d'ailleurs, pas que petites communes, toutes les communes du territoire. Ces réunions territoriales doivent avoir un vrai rôle de mise à plat des problématiques, des projets de chaque commune avec un élu et un service, une personne dédiée à la communauté urbaine qui, eux, ne manqueront pas de vérifier que les choses avancent, que les réponses sont trouvées, apportées».
Sa candidature à la Présidence de la Communauté Urbaine, Isabelle Louis la considère comme une candidature de gauche ou de centre-gauche. Une candidature qui a vite été considérée comme légitime et consensuelle.
4 vice-présidences pour les Maires ruraux et seulement 2 pour Montceau les Mines
Interrogée sur le nombre de vice-présidences qu’elle entend attribuer aux Maires ruraux si elle est élue à la Présidence, Isabelle Louis répond : «Aujourd'hui, je suis partie sur 15 vice-présidences ou 14 vice-présidences et sur ce nombre, il y aurait 4 vice-présidents des communes rurales, de ces 22 maires qui m'ont reçue, qui se définissent comme le bloc rural.
Et il y aurait aussi pour les communes rurales jusqu'à cinq ou six conseillers délégués. Je ne peux pas vous donner le nombre exact parce que je suis en discussion avec eux.
Tout dépendra de leur envie de s'engager, de ceux qui voudront partir à mes côtés. Cinq ou six conseillers délégués, ce qui leur donne une force au niveau des délégations sur ce ces délégations de conseillers délégués».
La Maire de Montceau les Mines veut répondre aux souhaits de rééquilibrage.
A ce titre Isabelle Louis souhaite seulement deux vice-présidences pour la ville de Montceau les Mines, alors que dans la précédente mandature, la ville du Creusot en avait quatre. Deux vice-présidences pour Montceau et deux conseillers délégués. Un «effort» qu’elle a mis en-avant dans sa lettre adressée à tous les Maires de la Communauté Urbaine. «Car je ne veux pas donner le sentiment de tirer la couverture vers Montceau les Mines».
Isabelle Louis dit prôner «une ouverture au Centre, voire même plus largement, selon ce que certains élus accepteront». Elle précise aussi que si elle est élue, il n’y aura qu’une vice-présidence pour Le Creusot, comme c’était le cas pour Montceau les Mines dans la précédente mandature.
«Construire collectivement»
Très clairement, elle veut «redonner une reconnaissance plus forte et un poids plus important à la ruralité. C’est vraiment un changement de gouvernance que j'incarne aussi par ma manière d'être, par mon caractère aussi, et la manière de travailler avec les équipes»
Quand on lui demande quelles seront ses premières décisions si elle est élue Présidente, la Maire de Montceau répond : «C'est une question qui m'a été posée par les maires ruraux. Et je réponds par l'idée que ce qui est demandé, ce qui est attendu, c'est qu'on construise ensemble. On construira collectivement. D'où la conférence des maires. Voilà, je ne m'engage pas sur des projets qui seraient justement l'inverse du discours qui est prôné».
Elle entend évidemment poursuivre ce qui a été engagé, notamment sur le plan économique et les implantations.
«Il n'y aura pas de rupture. Et pas de marche arrière».
Si elle élue à la Présidence, Isabelle Louis précise qu’elle n’aura pas de véhicule de fonction : «On partira sur une voiture de service, uniquement pour mes fonctions communautaires».
Interrogée sur les demandes des élus et notamment des maires ruraux sur les routes et les travaux à réaliser, Isabelle Louis répond : «Sur l'entretien des chemins ruraux, on pourra augmenter l'enveloppe qui est dédiée aux investissement.C'est tout à fait possible d'augmenter cette enveloppe sur l'entretien des chemins ruraux».
Concernant l’eau, les trottoirs, elle entend entrer dans les dossiers pour se prononcer.
«Sur l'eau, vous savez, la question m'avait été aussi posée lors de l’audition par les maires ruraux. On a quand même un engagement, on a pris un délégataire qui nous engage. On a renégocié le contrat parce qu'on l'a voté justement au dernier conseil communautaire qui nous engage pour un certain temps avec le délégataire.
Comment on peut faire baisser le prix de l'eau ? Je sais que c'est un sujet qui occupe certains maires que j'ai pu avoir au téléphone postérieurement à cette audition et rediscuter le sujet avec eux».
Alain BOLLERY