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> Saone et Loire > SAONE ET LOIRE
13/09/2020 03:18
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EDITO : Il faut en finir avec le loup et oui il faut l’abattre

Petit message aux défenseurs de la cause animale bien muets quand ce n’est pas l’homme qui tue.
Leur silence est assourdissant… Des années que l’on entend monter leur voix. Les défenseurs de la cause animale peuplent les médias, surtout les télés et les radios. Et pourtant on ne les entend pas ou pour ainsi dire pas au sujet du loup. Quand celui-ci égorge, quand il tue aveuglement dans un troupeau, quand il blesse, visiblement ça ne pose aucun problème aux défenseurs de la cause animale.
Et pourquoi donc ? Parce que ce n’est pas l’homme qui tue… Si le loup tue, c’est normal. La biodiversité a bon dos.
Les défenseurs du loup n’ont que faire de la douleur des moutons. Que faire de la douleur des éleveurs. C’est trop facile de se réfugier derrière le fait qu’il existe des compensations financières pour les éleveurs et que finalement ils n’ont qu’à se taire, qu’à fermer leur gueule de paysans !
«Qu’ils mettent des clôtures électriques», entend-on. Et là curieusement cela ne leur pose pas de problème qu’il faille un peu d’électricité nucléaire, au moins à plus de 60% par jour, pour protéger les troupeaux de moutons et de brebis et par la même défendre le loup coûte que coûte. Vouloir le rendre intouchable, en faire le roi.
Devant les attaques qui se multiplient oui nous pensons d’abord aux brebis qui en Saône-et-Loire et dans d’autres départements ont senti le loup arriver et attaquer au hasard, aveuglement, pour blesser et tuer, sans pouvoir se défendre. Et puis nous pensons aux éleveurs pour qui le traumatisme est énorme et pas seulement financier.
Certes il y en aura pour rétorquer que les brebis souffrent aussi quand on les conduit à l’abattoir. Mais on en conduit pas cinquante pour en manger quarante. Le loup lui tue beaucoup pour en manger combien ? Une au grand maximum par nuit… Et encore il ne mange pas tout.
Alors devant cette situation, ayons le courage de dire que oui, mille fois oui, il faut se donner les moyens de tuer le loup, d’éliminer le prédateur. Parce que le carnage opéré par le loup se fait chaque semaine un peu plus fort et qu’il est devenu insupportable. Pas seulement par le désastre que le loup laisse derrière lui.
Ce qui est incroyable dans cette affaire qui ne date pas d’aujourd’hui, c’est qu’il aura fallu que le bilan devienne élevé pour que soit accordée l’autorisation de tirer sur le loup et dans l’absolu de le tuer.
Comme si finalement ceux qui décide d’accorder le droit ou pas de tirer ou de tuer, auraient ou ont espéré que le loup aille ailleurs, dans un autre département. Bref comme s’il avait été espérer refiler la patate chaude à d’autres.
Mais le loup lui ne connaît pas les frontières. Et s’il va entendre des coups de fusil avec l’ouverture de la chasse, pas certain que cela le conduise à aller voir ailleurs. Car il saura sagement attendre la nuit pour continuer de frapper, tuer, attiré qu’il est par l’odeur et le goût du sang.
Les brebis auront le sentiment de se sentir non pas abandonnées mais livrées au prédateur. Et les éleveurs n’auront que leurs yeux pour pleurer. Mais qu’on se le dise ils n’en peuvent plus. Ils n’en peuvent plus de cette folie de l’homme qui au nom d’une idéologie a voulu leur imposer le loup, dont notre société s’est très bien passé pendant des décennies. Preuve s’il en était que l’idéologie a au moins une limite, celle de la décence ! Et nous n’avons pas peur de l’écrire.
Alain BOLLERY