Recherche
Pour votre publicité sur
Creusot-infos, un seul numéro
06 62 80 46 68
POUR JOINDRE CREUSOT-INFOS
alain.bollery@orange.fr (à privilégier)
SMS et MMS au 06 98 82 18 88
> Saone et Loire > SAONE ET LOIRE
28/09/2020 03:18
3604 lectures

EDITO : Ce qu’il faut retenir des Sénatoriales en Saône-et-Loire

Entre les victoires des uns, les échecs des autres, les explications sont multiples. Mais il y a une forme de logique dans les résultats. Qu’ils soient cruels certains, ou bien source d’un grand bonheur pour Marie Mercier, Fabien Genet et Jérôme Durain.
C’est une information creusot-infos : Eric Michoux sera sans doute candidat, aux législatives, sur la circonscription de la Bresse, en juin 2022. C’est un des enseignements en forme de conséquence que l’on peut tirer de l’élection sénatoriale en Saône-et-Loire. Car malgré une campagne volontariste le Maire d’Epervans a échoué. Il ne siègera pas au Palais du Luxembourg pendant les six années à venir.
Mais comme le garçon est téméraire et qu’il a très fortement envie d’être dans la représentation nationale, il devrait à nouveau être candidat aux élections législatives, en juin 2022, sur la circonscription de la Bresse, là où il a déjà échoué à trois reprises.
Fort du soutien du sénateur sortant Jean-Paul Emorine, Eric Michoux croyait pourtant bien que cette fois-ci ce serait la bonne. Comme Julien Alaphilippe il rêvait d’une grande victoire ce dimanche 27 septembre 2020. Mais si Julien Alaphilippe a gagné son pari de devenir champion du monde de cyclisme, Eric Michoux a perdu le sien de devenir Sénateur.
Outre les conseils de Jean-Paul Emorine, il avait pourtant un spécialiste en communication à ses côtés. Mais cela n’a pas suffi. Il lui a manqué une poignée de voix. Les raisons sont évidemment multiples. L’union gagnante de Marie Mercier et Fabien Genet d’un côté. La candidature de Jean Piret de l’autre, qui voulait défendre la ruralité, ce que revendiquait aussi le Maire d’Epervans…
Eric Michoux a sans doute ressenti beaucoup d’injustice et d’amertume dimanche soir. Mais toute élection est cruelle pour celles et ceux qui la perdent. Son échec est aussi celui de Jean-Paul Emorine qui avait encouragé et soutenu sa candidature. Jean-Paul Emorine qui après une longue et belle carrière aura donc terminé sur un échec.
Si certains ont perdu, d’autres ont gagné. En choisissant très tôt la carte de l’union, Marie Mercier et Fabien Genet ont effectué une démonstration de force. Leur stratégie a été gagnante et avec elle celle de la Droite dans le département.
Marie Mercier n’avait pas beaucoup de soucis à se faire. Le pari était sans doute plus audacieux pour le Maire de Digoin à qui certains avaient conseillé d’y aller seul. Ce n’est pas le choix qu’il a fait et il va donc entrer au Sénat l’année de ses 45 ans, comme avant lui Jérôme Durain. Avec la perspective et la promesse d’une belle carrière.
Jérôme Durain aura lui réussi à capitaliser plus de voix qu’en 2014. Et si certains peuvent estimer qu’en 2014 il y avait la candidature de Dominique Lotte, d’autres ne manquent pas de remarquer que cette année il y avait celle de Jean Piret qui était quand même le numéro trois du Sénateur socialiste il y a six ans…
Incontestablement, Jérôme Durain a été payé en retour d’un vrai travail de terrain mené pendant six ans. Surtout, il n’a pas spécialement souffert de la concurrence de liste verte. Elle a réalisé un score un peu en-dessous de ce qu’elle espérait ; avec seulement 4,57% des suffrages des Grands Electeurs.
Le dénominateur commun des trois vainqueurs de ces Sénatoriales 2020 est sans aucun doute leur activisme sur le terrain, avec une campagne en forme de course de fond. Ce qui a aussi été le cas pour le Maire d’Epervans. Mais il n’y avait que trois sièges à pourvoir. La prime au sortant et la mobilisation des forces de gauche pour l’un et de la droite et du centre pour les deux autres, auront fait la différence. Rendez-vous en 2026.
Alain BOLLERY