
L'élue de Saône-et-Loire salue l'engagement de la Région.
Communiqué :Dermatose nodulaire contagieuse : changer de cap pour protéger nos éleveurs et notre souveraineté alimentaire
L’apparition
d’un nouveau cas de dermatose nodulaire contagieuse en Ariège confirme
que la maladie continue de progresser malgré les mesures actuelles.
L’abattage systématique de troupeaux entiers montre aujourd’hui ses
limites : il plonge les agriculteurs directement touchés dans une
détresse immense, et installe parmi l’ensemble des éleveurs bovins un
climat d’inquiétude permanente, comme une véritable épée de Damoclès
suspendue au-dessus de leurs exploitations.
Cette crise sanitaire est
aussi une menace pour notre souveraineté alimentaire. Chaque cheptel
détruit affaiblit notre capacité à produire, alors même que la filière
bovine fait déjà face à des défis considérables : aléas climatiques,
crises répétées, difficultés de transmission des exploitations. Nous ne
pouvons pas laisser la peur et l’incertitude fragiliser davantage celles
et ceux qui nourrissent le pays.
C’est pourquoi je demande deux évolutions urgentes :
– passer d’un abattage total à des mesures ciblées, plus humaines, proportionnées et adaptées à la réalité du terrain ;
– ouvrir la vaccination à tout le territoire, seule solution solide pour protéger durablement nos élevages.
Face
à la multiplication des crises sanitaires, l’État doit également
renforcer les moyens dédiés à la prévention et à la recherche, pour
mieux anticiper et mieux protéger.
La Région Bourgogne–Franche-Comté, elle, agit concrètement
Je salue la mobilisation forte de la majorité régionale présidée par Jérôme Durain. Le budget 2026 prévoit :
– 21 millions d’euros pour soutenir l’agriculture, la viticulture et l’agroalimentaire ;
– une aide exceptionnelle de 300 à 400 € par animal euthanasié pour accompagner les éleveurs touchés par la DNC ;
–
un soutien renforcé aux jeunes agriculteurs avec : financement à 100 %
des dossiers sous contraintes, ouverture dès 2026 des pré-installations à
la DJA, et versement des premiers acomptes FEADER avant le 12 janvier.
Ces mesures apportent une réponse rapide, concrète et humaine dans cette période de grande fragilité.
Protéger nos élevages, c’est protéger nos territoires, nos emplois ruraux et notre capacité à nourrir la France.
En Saône-et-Loire, je resterai pleinement engagée aux côtés de nos éleveurs.
Paulette Matray
Sénatrice de Saône-et-Loire