
Le Maire du Creusot et Président de la Communauté Urbaine est sévère avec le Premier Ministre qu’il accuse de ne pas avoir ouvert le dialogue et de préparer sa sortie.
«La question telle qu’elle est posée ne pouvait pas générer une autre réponse que le refus. Le Parti Socialiste est dans l’opposition. On ne peut pas apporter notre confiance à Monsieur Bayrou», lance David Marti quand on lui demande s’il approuve la décision de son parti, le PS, de ne pas accorder sa confiance au Premier Ministre.
Le Maire du Creusot tient cependant immédiatement à préciser : «On n’est pas dans la censure. Non on est dans la confiance et notre réponse est donc bien une réponse claire pour un parti d’opposition».
David Marti pointe encore : «Je rappelle que François Bayrou avait tout l’été pour discuter, pour ouvrir le dialogue. Il revendiquait d’ailleurs cette méthode quand il a accédé à Matignon. Il aurait pu discuter avec le PS mais il ne l’a pas fait».
Sévère, le Maire du Creusot et Président de la Communauté Urbaine tacle : «En fait Monsieur Bayrou met en place les conditions de son échec et de faire tomber le Gouvernement. Je pense que s’il a décidé de faire, c’est bien parce qu’il voit qu’il ne peut pas s’en sortir. Mais comment pourrait-il en être autrement, puisqu’il n’a pas su créer les conditions du dialogue».
Concernant le poids de la dette, le Maire du Creusot ajoute : «Celle de l’Etat est une dette de fonctionnement. Alors que la dette des collectivités est une dette d’investissement. Les Français n’ont pas à en être les victimes. Pas besoin que l’on touche aux services publics, aux retraites et au social. Je pense que oui on peut demander plus d’efforts aux plus riches». Et de poursuivre : «On a besoin que l’Etat se concentre sur la Sécurité, sur la Santé, sur l’éducation, dont tout le pays a besoin. Il faut se concentrer sur l’essentiel. Bayrou c’est moins de services publics, En fait, je pense qu’il prépare sa sortie !»
La dissolution de l’Assemblée Nationale ? «Elle viendra si on n’arrive pas à sortir de l’instabilité. On va attendre le 8 septembre pour voir. Le Président de la République aura des choix à faire. Faute d’alternative, je crois qu’on va tout droit à la dissolution».
Alain BOLLERY