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> Saone et Loire > SAONE ET LOIRE
19/11/2021 15:20
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Biodiversité : La Saône-et-Loire va mettre le paquet pour protéger les abeilles

Soyons précis : Ce n’est pas parce qu’Arnaud Montebourg, l’ancien Président du conseil général, a lancé «Bleu Blanc Ruche», que le conseil départemental de Saône-et-Loire a décidé de lancer le plan «Abeilles et pollinisateurs». Cela dans un département qui compte plus de 20.000 ruches.
Plus de 80.000 arbres ont été plantés, et 8,8 kilomètres de haies, 3505 vélos ont été achetés avec une aide. La lutte contre les perturbateurs endocriniens va s’intensifier dans les collèges.



L’environnement s’est invité en force, ce vendredi matin, au conseil départemental de Saône-et-Loire. Catherine Amiot a en effet fait le point sur les actions lancées par le département en faveur de l’environnement. Mais elle a aussi et surtout annoncé le lancement d’un plan «Abeilles et pollinisateurs», pour soutenir la profession apicole, ou plutôt les acteurs de l’apiculture, avec l’objectif avoué de préserver la biodiversité.

Pour communiquer, aussi, sur les pollinisateurs auprès du grand public.
Il s’agira notamment de développer la ressource des pollinisateurs avec une priorité sur l’espace forestier, notamment en partageant les connaissances !
Ce plan abeille s’inscrit donc dans un plan environnement plus général, dont Catherine Amiot a mis en relief les dernières actions passées : Des récupérateurs d’eau, au plan vélo, en passant par les plantations d’arbres et de haies. Mais aussi 1664 dossiers d’amélioration de l’habitat pour accompagner la transition énergétique.
La Saône-et-Loire a aussi décidé de lutter contre les perturbateurs endocriniens, avec des actions jusque dans les collèges.
Enfin la collectivité va aider les communes à planter des arbres, jusqu’à 2000 euros pour un investissement de 4.000 euros !
Pour répondre à une interpellation de Frédéric Cannard, au nom du groupe d’opposition, Catherine Amiot a précisé : «Oui a travaillé avec les associations environnementales qui ont été invitées à s’exprimer. Nous faisons de la concertation»
A.B.


Cliquez ici pour voir le plan environnement


L'essentiel du plan environnement en vidéo :

Frédéric Cannard :

Nous soulignons que les préoccupations environnementales commencent à être abordées de manière plus intense et variées, tant le champ d’actions possibles dans ce domaine peut être large. Nous avons dans les rapports, des annexes, ou une liste de projet mettant en avant des déclinaisons, qui seront ou pourraient être actées sur le terrain, mais de manière presque confidentielle. Dans le plan éco-collège, seulement 3 établissements sont inscrits pour engager des mesures de lutte contre le réchauffement climatique. Face aux aléas climatiques, il y a urgence à intervenir massivement et inscrire face à ce défi dès à présent  l’ensemble des collèges. Le département en a les moyens avec la lecture du DOB et la hausse des DMTO. Il a été possible de le faire pour le centre de santé, pour les entreprises et acteurs touristiques pendant le Covid, il nous semble que le climat mérite le même traitement.
Nous souhaiterions savoir si un travail en amont s’est fait avec des associations environnementales, composées de citoyens engagés ou, avec d’autres collectivités précurseur dans ces domaines, et là nous pourrions penser par exemple à ce qui s’est fait depuis des années sur la commune de Tramayes.
De plus, le département n’aurait-il pas intérêt à s’appuyer sur un PCAET (Plan Climat Air Energie Territorial), lequel permet de faire un état des lieux, un travail de prospective avec des objectifs quantifiés. Il nous semble que cet outil doit être celui sur lequel puisse se servir l'ensemble des collectivités, pour un travail en cohérence sur notre territoire.
La mise en place d’actions environnementales requiert selon les dossiers la nécessité d’avoir des compétences dans ce domaine, ce qui n’est pas toujours le cas pour les communes de petite et moyenne taille. Je prends l’exemple de l’imperméabilisation des sols, sujet pour lequel l’appel à projet dans son volet environnemental, subventionne les travaux, mais pas les études. Il est demandé aux collectivités de fournir un mémoire technique au-delà de 50 000 € de travaux, mais avec quelle ingénierie, à quel coût et avec quel accompagnement financier ?
Le foncier et l’artificialisation des sols sont des enjeux primordiaux. Bitume ou Biodiversité, M2 de stockage industriel ou agriculture. Il nous semble important que ce sujet soit abordé au regard de la loi d’août 2021 « climat et résilience" qui inscrit la lutte contre l’artificialisation des sols dans les objectifs d’urbanismes.
Enfin, toujours en matière d’environnement, nous nous félicitons avec le rapport 306 qui va venir, sur la signature d’une charte sur les perturbateurs endocriniens. Nous vous avions interpellés il y plus de deux par le biais d’un vœu que votre majorité avait rejeté. A l’époque, vous n’aviez pas considéré cet enjeu comme majeur, il avait été même repoussé avec un peu de dédain, sauf par M Martin qui s’était montré plus ouvert. Dont acte puisque aujourd’hui cette signature arrive. Mais nous voulons aussi dire que s’engager  pour être un territoire « sans perturbateurs endocriniens » signifie mettre en place un plan d’actions qui décline, comment, directement et indirectement, le Département va agir concrètement. Il  y a des pistes intéressantes développées en matière d’alimentation, de santé, et de politique d’achat du département. Tout reste à faire et nous demeurerons très attentifs à ce déploiement qui est un enjeu conséquent en matière environnementale.