
Le Député de Saône et Loire est allé rencontrer les agriculteurs sur l’Autoroute A6, à Tournus, avec le Préfet Yves Seguy et avec Louis Margueritte.

Les agriculteurs poursuivent le siège de l’Autoroute.
«L’échange s’est très bien passé, parce que nos interlocuteurs sont des gens responsables» a d’abord réagi Benjamin Dirx, député de Saône et Loire, interrogé par creusot-infos, lundi soir, après sa rencontre avec les agriculteurs, à Tournus, sur le lieu même où ils avaient décidé de bloquer l’Autoroute A6. Ils ont notamment échangé avec Christian Bajard, président de la FDSEA en Saône et Loire.
Le Député de la circonscription de Mâcon a accompagné le Préfet de Saône et Loire, Yves Séguy, tout comme le Député Louis Margueritte. «Rémy Rebeyrotte qui avait une réunion avant de repartir sur Paris, et Jérémy Decerle, déjà reparti à Bruxelles, pour défendre notre agriculture n’ont pas pu venir», précise Benjamin Dirx.
Le Député enchaîne : «Les agriculteurs, les éleveurs et les viticulteurs nous ont fait part de leurs problèmes de leurs difficultés. Ce sont des choses que l’on connait bien, nous les parlementaires de la majorité, car nous les recevons depuis longtemps dans nos permanences». Et d’ajouter : «Ils souffrent tous d’un manque de reconnaissance. Et ça ne date pas d’aujourd’hui».
Considérant que leurs demandes sont très diverses, Benjamin Dirx retient trois priorités : «Premièrement il y a les aides à l’installation. C’est un sujet très important. Pour les fils d’agriculteurs, mais aussi pour des jeunes qui ont décidé de se lancer dans l’agriculture.
Le deuxième sujet, ce sont les clauses miroir : Si on importe des produits, alors il faut que ce soit avec les mêmes contraintes. On ne peut pas accepter d’importer ce que l’on interdit à nos agriculteurs.
Troisième sujet : La simplification administrative. Prenons le cas des haies. Comment peut on accepter qu’il y a quatorze ou dix-sept normes, alors qu’une seule devrait suffire».
Le Député parle encore de l’obligation de faire respecter la loi EGALIM. «Oui il faut faire respecter la loi pour que nos agriculteurs puissent être payés de leur travail. Et de conclure : «Il faut aussi, absolument privilégier les circuits courts pour la restauration collective».
Alain BOLLERY
(Photos DR)



