Lettre ouverte aux jeunes engagés dans “En Marche”
Chers jeunes gens,
Vous vous apprêtez à vous investir dans la vie politique de vos communes, et je tiens à saluer cet engagement citoyen. La jeunesse a toute sa place dans la construction de l’avenir du pays. Mais avant de vous engager derrière Emmanuel Macron et son mouvement, je vous invite à regarder honnêtement le chemin parcouru depuis 2017.
Les promesses de renouveau et d’écoute se sont traduites par une série de crises mal gérées et par une attitude de mépris envers le peuple :
Les Gilets Jaunes (2018-2019) : un mouvement de détresse sociale a été accueilli par des réponses violentes et un refus d’entendre le cri des oubliés des territoires. Plutôt que de rassembler, le pouvoir a choisi la répression.
La réforme des retraites (2023) : imposée par un passage en force avec le 49.3, elle a révélé le peu de considération accordée au débat démocratique, aux syndicats et au Parlement.
La crise sanitaire du COVID-19 : marquée par des injonctions contradictoires, une communication infantilisante, et une gestion qui a souvent semblé improvisée malgré l’ampleur de l’enjeu.
La détresse du monde Agricole, nos paysans et notre agricultures sot méprisé par ce pouvoir élitiste.
La situation des hôpitaux et de l’école : malgré les grands discours, les moyens n’ont cessé de s’effriter, plongeant soignants et enseignants dans une crise sans fin.
La place de la France en Europe et dans le monde : affaiblie par des postures égocentriques et un président plus préoccupé par son image que par le rôle réel de notre pays.
Et pendant ce temps, que voyons-nous ?
Des inégalités qui explosent, une pauvreté qui progresse, des familles entières qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts.
Un système fiscal et économique qui permet aux plus riches de s’enrichir encore, tout en contribuant de moins en moins à la vie de la Nation.
Le mépris des travailleurs, des retraités, de tous ceux qui produisent et qui créent la richesse, mais à qui l’on confisque le fruit de leur travail.
Des services publics affaiblis : hôpitaux débordés, force de l’ordre sous pression, justice lente et impuissante, souvent dure avec les faibles et complaisante avec les voyous.
Une insécurité croissante, nourrie par l’abandon de certaines missions essentielles de l’État.
Un endettement qui a doublé depuis 2017, conséquence d’une politique sans vision, qui nous conduit à une crise économique doublée d’une crise institutionnelle, largement alimentée par la stratégie du “ni-ni” chère à Emmanuel Macron.
Ces exemples ne sont pas des anecdotes, mais les signes d’une gouvernance déconnectée, centralisée et souvent arrogante, qui pointe toujours du doigt la responsabilité du peuple et non celle de ceux qui décident et dirigent notre nation, c'est un non-sens!
Vous qui êtes jeunes, vous qui avez toute une vie pour construire la France de demain, demandez-vous si vous voulez être les relais locaux d’un système qui impose d’en haut sans écouter, ou si vous préférez incarner une autre voie : celle de la proximité, du respect, et d’une vraie démocratie vivante.
S’impliquer en politique, c’est servir l’intérêt général, pas seulement les ambitions d’un homme. La France mérite mieux que des stratégies mal calibrées et une personnalité qui met son ego avant le peuple.
À vous de choisir : serez-vous les héritiers d’un pouvoir qui divise et déçoit, ou les bâtisseurs d’un avenir plus juste et plus fraternel ?
Avec toute ma considération,
Pascal Guillemoz
Citoyen libre, sans étiquette politique ni appartenance partisane