Communiqué :La section LDH du Creusot partage pleinement l'émotion du pays à la suite du meurtre de Lyhanna, émotion qui s'est fortement manifestée dans les multiples rassemblements ayant réunis ce lundi 8 juin des milliers de personnes.
Des enquêtes administratives ont été ordonnées. Si des dysfonctionnements ont eu lieu, ils doivent être mis à jour, identifiés et rectifiés pour ne plus advenir.
Mais ils ne peuvent occulter les responsabilités des gouvernements successifs. L'augmentation du budget de la Justice décidée après les Etats Généraux de novembre 2023, n'a pas été à la hauteur des enjeux et de la tâche à accomplir face à une institution sinistrée!
Quant à la Police elle a aussi été impactée par la réforme instituant la départementalisation de la Police Judiciaire. Les services spécialisés dans les affaires de mineurs et ceux de la protection de l'enfance sont littéralement asphyxiés.
Ni les magistrats, ni les policiers et gendarmes ne peuvent être tenus responsables des choix budgétaires effectués.
Les pouvoirs publics doivent cesser de fuir leurs responsabilités et de désigner des boucs émissaires. La mort de Lyhanna, la colère de celles et ceux qui refusent de considérer de tels drames comme de simples fatalités, ne doivent pas être instrumentalisées. La Justice doit pouvoir enfin travailler dans des conditions qui lui donnent une efficacité pleine et entière au service des femmes, des hommes et des enfants et, dans le respect de l'Etat de droit et des libertés publiques, la sécurité de toute et de tous.