Communiqué :Monsieur Martin, la France qui travaille était dans la rue, pas dans vos discours creux
Voilà le vrai visage de l’alliance entre la macronie et Les Républicains : beaucoup de postures, peu de courage, et surtout un mépris assumé pour celles et ceux qui souffrent.
Monsieur le député Martin, dans un post Facebook, vous avez opposé « la France qui travaille » à « la France qui casse ». Comme si les choses étaient si simples. Comme si les milliers de citoyennes et de citoyens descendus dans la rue le 10 septembre n’étaient que des fauteurs de troubles. Comme si la dignité pouvait se réduire à une formule creuse.
Permettez-nous de vous rappeler une évidence : la France qui travaille, c’est précisément celle qui était dans la rue. Celle qui n’en peut plus des fins de mois impossibles. Celle qui n’en peut plus de travailler plus, pour gagner moins. Celle qui n’en peut plus de voir ses impôts et ses efforts servir à financer toujours plus de cadeaux fiscaux pour les ultra-riches et le grand patronat… que vous, Monsieur Martin, vous vous obstinez à défendre.
Votre opposition entre les « bons Français » et les « casseurs » n’est pas seulement malhonnête : elle est insultante. Insultante pour les ouvriers, les employés, les soignants, les enseignants, pour tous ceux qui assurent la vie du pays et qui ont manifesté pacifiquement. Insultante pour la démocratie elle-même.
Et que dire de votre attitude lors de la motion de censure contre le gouvernement Bayrou ? Fidèle à votre habitude, vous avez choisi… de ne pas choisir. De ne pas tomber avec le gouvernement, mais de ne pas vous y opposer non plus. La politique version Martin : toujours dans le confort de l’abstention, jamais dans la clarté du courage.
Rappelons que vous avez été élu avec les voix du bloc républicain. Ce bloc n’attendait pas de vous que vous jouiez les équilibristes ou les commentateurs Facebook. Ce bloc attendait que vous défendiez ses intérêts. Or, défendre « la France qui travaille », ce n’est pas protéger Bernard Arnault, ce n’est pas préserver les niches fiscales, ce n’est pas arroser les actionnaires. C’est, au contraire, rendre justice à celles et ceux qui produisent les richesses du pays.
Notre projet est clair et assumé : taxer le capital, pas le travail.
Alors, Monsieur Martin, un conseil : avant de parler de « la France qui travaille », commencez par l’écouter. Vous la trouverez moins dans vos bancs de l’Assemblée que dans la rue, aux côtés de celles et ceux qui n’ont plus que leur colère pour être entendus.
Et peut-être qu’un jour, vous aussi, vous vous déciderez à travailler. Pas pour vous, pas pour votre carrière… mais pour vos électeurs.
Les Jeunes Socialistes