Communiqué :«Nous tenons à saluer l’action de M. Marti pour avoir fait remonter directement à Bercy la parole des salariés des sites ArcelorMittal du Creusot, en réclamant la nationalisation des activités du groupe en France.
En cela, nous lui sommes gré de se désolidariser de la position inconséquente de Raphaël Glucksmann à ce sujet qui, tout comme Emmanuel Macron à cette heure, s’y oppose frontalement.
Pourtant, au regard des derniers chiffres vertigineux du groupe, cette mesure est l’évidence même.
• 12 milliards d’euros de rachats d’actions,
• 300 millions d’aides publiques,
• 36 milliards de bénéfices,
• 6 milliards de dividendes et rachats d’actions pour la seule famille Mittal en à peine 3 ans.
Qu’a fait l’État contre Mittal face à l’annonce de suppression des 650 emplois en France et leur délocalisation en Inde ? Rien.
Et sur la perspective de fermeture du site de Dunkerque (plus grande fonderie d’Europe et ses 4 000 emplois directs, et 20 000 indirects, ainsi menacés) si le groupe n’investit pas dans la décarbonation du site ? Rien.
Du laxisme pur et simple face à la menace de perte d’emplois et de souveraineté sur notre filière sidérurgique, pourtant indispensable au quotidien des Français et pour les investissements urgents à mettre en œuvre dans la transition écologique.
Note : l’acier, ça ne sert pas qu’à faire des centrales nucléaires ou des canons !
En refusant d’agir, Emmanuel Macron et son gouvernement se placent dans la droite lignée des politiques menées par les présidents Sarkozy et Hollande, abandonnant les salariés et se rendant complices de la mise à mort de notre industrie, y compris dans des secteurs stratégiques.
Le groupe de La France insoumise se tient aux côtés des salariés mobilisés et appelle le gouvernement à nationaliser sans délai l’entreprise, pour protéger les emplois et les savoir-faire, et enfin agir concrètement pour notre souveraineté.
Nous invitons aussi toutes celles et tous ceux qui se cachent derrière l’argument du « coût pour les finances publiques » pour s’opposer à cette mesure, à lire le récent rapport de l’institut La Boétie à ce sujet : « Combien coûterait la nationalisation d’ArcelorMittal ? ».
La conclusion est aussi simple que vitale pour notre souveraineté industrielle :
Oui, on peut faire du métal sans Mittal !»
LFI Le Creusot