
COMMUNIQUÉ :Dernière rentrée scolaire en macronie
Ce mardi matin, à l’invitation de parents d’élèves, je me rendu au collège de Buxy pour accompagner la rentrée de leurs enfants en classe de 6e. Organisés en association, ils protestent depuis le printemps dernier contre la suppression d’une classe de 6e et d’une classe de 4e au collège La Varandaine. Cette situation conduit à des effectifs de plus de 30 élèves par classe dans des conditions matérielles où cela devient contraignant car la superficie des salles de classe n’est pas toujours adaptée. Quid de la sécurité en cas d’évacuation de salles surchargées ? C’est un autre aspect du problème.
La demande de ces parents est on ne peut plus raisonnable : réduire les effectifs par classe en recréant une classe de 6e et une classe de 4e. C’était la norme dans ce collège depuis de nombreuses années et les effectifs ici ne suivent pas encore la baisse qu’on peut constater ailleurs.
Le seuil de 30 élèves fixé par le rectorat de l’Académie de Dijon est aberrant. Ce nombre d’élèves ne permet aucun suivi individualisé en classe. Il ne laisse aucune marge de manœuvre pour permettre aux enseignants d’apporter un tant soit peu d’attention aux élèves qui rencontrent plus de difficultés. Il complique aussi l’intégration d’AESH qui suivent des élèves porteurs de handicap et qui doivent aussi être assises dans la classe !
Tout cela n’est que l’aboutissement de choix politiques accentués depuis 2017 mais qui ont débuté avant car les logiques comptables étaient déjà présentes sous le quinquennat Hollande et encore plus sous Sarkozy avec de nombreuses suppressions de postes. Voilà donc 20 ans au moins que l’école est sacrifiée dans ce pays.
Avec mes colistières et colistiers de la France Insoumise nous apportons notre soutien aux parents des élèves du collège La Varandaine et aux personnels de cet établissement. Plus largement, nous soutenons les revendications qui s’expriment partout, dans le secondaire et dans le primaire.
Ce sont près de 40 classes qui ont fermé dans nos écoles de Saône-et-Loire à la rentrée. Et deux écoles n’ont pas rouvert leurs portes. La désertification scolaire avance à grand pas, des villages perdent un peu de leur vie en voyant leur école fermer. Cela nous ne pouvons plus le tolérer dans un pays qui n’a jamais été aussi riche qu’aujourd’hui. Cette richesse, il est temps de la mettre au bon endroit.
Le programme que nous défendons consiste à reconstruire notre système scolaire de fond en comble. Dans l’urgence, nous engagerons dès 2027 une nette revalorisation des salaires des personnels de l’éducation nationale pour rattraper la perte de pouvoir d’achat de ces dernières années (de 2010 à 2025 : point d’indice des fonctionnaires +6,3% / inflation +26,1%) et redonner de l’attractivité au métier. Nous embaucherons plus de personnels pour améliorer l’encadrement des élèves et faire baisser les effectifs par classe pour rejoindre la moyenne européenne qui est à 19. Nous mettrons fin aux fermetures d’écoles et de classes sans une réelle concertation préalable des équipes éducatives et des élus locaux. Tout le reste du programme pour l’éducation est détaillé sur le site de la France Insoumise.
La résignation est forte dans le milieu enseignant, je l’entends moi-même dans les salles des professeurs. Tant de promesses émises et beaucoup de déception et de frustration ces dernières années. Il faut y mettre un terme. Observez les votes au Parlement et les résultats de nos commission d’enquête comme celle sur l’affaire Bétharram menée par le député insoumis Paul Vannier. Pas une fois la France Insoumise n’a manqué de soutenir des mesures pour améliorer le système scolaire, pour accroître son budget, pour protéger les enfants. Nous vous proposons de poursuivre ce combat au Sénat en 2026 puis à l’Elysée en 2027. Pour cela, la mobilisation de toutes et tous est indispensable.
Damien SALEY
Conseiller municipal à Chalon-sur-Saône
Candidat tête de liste de la France Insoumise aux élections sénatoriales 2026