Communiqué :Pour la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes du 25 novembre, nous exprimons notre solidarité avec et pour les femmes du monde entier : celles qui sont victimes des violences machistes, des conflits armés, des famines, des spoliations de terres et de leurs biens naturels, des gouvernements réactionnaires et des Etats théocratiques. Avec toutes celles qui ne peuvent pas parler, dont les voix sont étouffées, qui subissent des violences sexuelles, des tortures et des mutilations. Le 25 novembre nous rendons hommage à toutes les victimes de la violence machiste, les femmes, les filles, les personnes LGBTQIA+, à toutes celles qui souffrent et qui luttent, en dépit des risques encourus. A toutes celles que nous avons perdues. La plupart du temps, encore, les victimes ne sont pas crues, les plaintes classées sans suite. Le parcours judiciaire revictimise bien souvent les femmes et constitue un obstacle à la sortie de la violence.
Les violences sexistes et sexuelles surviennent partout, et tout le temps. Dans tous les milieux sociaux. Elles trouvent racine dans le patriarcat et se situent au croisement de plusieurs systèmes d’oppressions. Ainsi les femmes les plus touchées par ces violences sont celles qui souffrent déjà de multiples oppressions.
En France, en 2024, c’est encore plus d’un féminicide tous les trois jours commis par un conjoint ou un ex-conjoint. La quasi-totalité des agresseurs sont des hommes (97,3%). 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année, en majorité au sein de la famille et des milliers subissent les conséquences des violences exercées contre leurs mères. Sur les lieux de travail plus de 8000 viols ou tentatives ont lieu chaque année et un tiers des femmes subissent du harcèlement sexuel.
La montée de l’extrême droite en Europe et dans le monde constitue une menace majeure pour les droits des femmes et en France, le danger de son accession au pouvoir n’est pas écarté. Derrière les slogans et les postures prétendument féministes, l’extrême droite ne défend ni la liberté des femmes, ni leur émancipation, ni l’égalité, et se désintéresse profondément de la réalité et des droits des femmes qui luttent dans le monde. Sans politique publique à grands moyens, sans prévention et sans éducation, les garçons et les hommes continueront de perpétrer des violences.
Les organisations féministes et syndicales exigent :
· une loi-cadre intégrale contre les violences, comme en Espagne ;
· 3 milliards d’euros nécessaires pour la mettre en œuvre ;
· une éducation à la vie affective relationnelle et à la sexualité (EVARS) effective partout ;
· l’arrêt immédiat de la baisse des financements ;
· et un rattrapage du budget des associations qui accompagnent les victimes et assurent l’éducation populaire sur les questions de violences et d’égalité femmes-hommes.
Localement, à l’initiative du comité Femmes Solidaires Le Creusot, plusieurs bancs rouges rappelant le refus des violences subies par les femmes ont été installés au Creusot, au Breuil, à Montchanin, avec le soutien des municipalités. Le prochain sera celui de Saint-Sernin, le 29 novembre prochain.
Tant que l’une d’entre nous n’est pas libre, tant que les violences machistes s’exerceront sur une seule d’entre nous, nous lutterons !
Communiqué relayé par la section LDH Le Creusot et le comité Femmes Solidaires Le Creusot