Communiqué :
« Le MEDEF, Les Entrepreneurs, l’U2P, la FNSEA et l’UDES, réunis au sein du Comité de liaison interprofessionnel des décideurs économiques (CLIDE), demandent le réexamen des mesures du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027 qui augmenteraient le coût du travail. Selon leurs estimations, l’ensemble des mesures envisagées représenterait plus de 11 milliards d’euros de charges supplémentaires pour les entreprises, soit en moyenne 550 euros par salarié et par an.
Le prolongement du gel des paramètres des allègements de cotisations patronales, ainsi que l'intégration de l'intéressement et de la participation dans leur calcul, conduiraient à renchérir le coût du travail.
Ces dispositions interviendraient dans un contexte économique déjà difficile, marqué par des tensions sur les trésoreries, les marges et les capacités d'investissement. Elles concerneraient des entreprises, de toutes tailles, de tous secteurs et de différents modèles économiques.
Ces mesures entreraient en contradiction avec l’objectif d’amélioration du pouvoir d’achat : en alourdissant les charges des entreprises, elles réduiraient leurs marges de manœuvre pour négocier des hausses de salaire et verser des primes.
Intégrer l’intéressement et la participation dans le calcul des allègements risquerait également de pénaliser les entreprises qui associent leurs salariés aux résultats et de fragiliser ces dispositifs de partage de la valeur.
Les cinq organisations partagent la nécessité de redresser les comptes publics et de garantir la pérennité du modèle de protection sociale. Ce redressement doit préserver la capacité des entreprises à créer de l’emploi et à développer leur activité, qui contribuent au financement de ce modèle.
Elles appellent donc le Gouvernement et les parlementaires à réexaminer ces hausses du coût du travail, en particulier le prolongement du gel des paramètres des allègements de cotisations patronales et l’intégration de l’intéressement et de la participation dans leur calcul.
Elles demandent l’ouverture rapide d’un dialogue sur les solutions permettant de concilier redressement des comptes publics, emploi, compétitivité et pouvoir d’achat. »