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17/06/2025 12:47
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OPINION : Maxime Moulazadeh adresse une lettre ouverte «aux défenseurs de la liberté en Iran»

«Nous n’oublions pas les atrocités commises par le régime iranien», déclare le citoyen dijonnais qui dénonce «la dictature théocratique et tyrannique».
Lettre ouverte de Maxime Moulazadeh du 17 juin 2025 :

Aux défenseurs de la liberté en Iran,

Aujourd’hui, alors que les tensions s’intensifient violemment au Moyen-Orient, marquant une confrontation directe entre le gouvernement Israélien et le gouvernement Iranien, il est temps de parler franchement. Il est temps de dénoncer, sans détour, l’un des régimes les plus obscurantistes et meurtriers de notre époque : celui de la République Islamique. 

Dans ce contexte, je tiens à exprimer une position claire, sans ambiguïté, avec lucidité, humanité et responsabilité :

Tout d'abord, ma première pensée va au peuple iranien, à ma famille, à mes amis proches. Ce peuple courageux, digne, brisé depuis presque un demi-siècle par une dictature théocratique et tyrannique, vivant dans la peur, la censure, la violence.

Il est pris en otage par ses dirigeants qui n’ont rien de spirituel : des tyrans en turbans, des barbares assoiffés de sang qui tuent, qui violent, qui oppriment soit disant "au nom de Dieu".

Le peuple iranien, ne veut ni la guerre, ni la terreur. Il aspire à la paix, à la liberté et à la dignité. Nous ne devons jamais confondre ce peuple avec ses dirigeants fanatiques. 

Et pourtant, aujourd’hui, nous ne pleurons pas les morts du régime. Nous ne versons pas une larme sur l’élimination de Mollahs, d’Ayatollahs fanatiques ou de hauts responsables des Gardiens de la Révolution. Ces hommes ont du sang sur les mains. Ils ont bâti leur pouvoir sur les cadavres, les prisons, les viols, la terreur. Leur chute est une avancée historique pour l'Iran. Chaque dignitaire de ce régime en moins est un souffle de liberté en plus pour le peuple.

Nous ne pouvons que nous satisfaire de l’élimination ciblée de hauts dignitaires du régime : ces personnes ont été les architectes de décennies de répression, de terreur intérieure et d’exportation de la violence à l’étranger. Leur disparition affaiblit un appareil d’oppression qui asphyxie l’Iran depuis plus de quarante ans.

Mais nous devons le dire avec gravité : nous craignons une guerre totale. Oui, l’escalade militaire fait peur. Une guerre régionale serait une tragédie. Mais ce qui serait une tragédie encore plus grande, c’est que ce régime survive. Que cette République Islamique continue de piétiner son peuple, de réprimer, de pendre des manifestants, de violer et tuer des femmes, de laver les cerveaux des enfants.

Oui, nous craignons cette montée des tensions. Et pourtant, nous gardons l’espoir et la volonté inébranlable de voir ce régime théocratique tomber et être chassé du pouvoir par son propre peuple.

Nous n’oublions rien.

Nous n’oublions pas les atrocités commises par le régime iranien : exécutions sommaires, emprisonnement de dissidents, oppression des femmes, torture, assassinats, pendaisons publiques, tortures et épuration par le feu dans les geôles d’Evin, femmes battues et/ou violées dans la rue pour un voile mal porté, manifestants tués à balles réelles pour avoir osé crier "Liberté".

À cela s’ajoutent des actions extérieures criminelles : soutien au terrorisme (Hamas, Hezbollah, Houthis...), déstabilisation de pays voisins, et interventions militaires par procuration.

Nous n'oublions pas la mort tragique de Mahsa Amini le 16 septembre 2022 à l'âge de 22ans, battue à mort par la police des mœurs pour un voile jugé "mal porté", qui a ravivé la colère profonde d’un peuple opprimé depuis des décennies. De cette injustice est né un cri de ralliement puissant : Zan, Zendegi, Azadi — Femme, Vie, Liberté. Ce slogan, repris dans les rues d’Iran et dans tout le pays, incarne le refus de la soumission, l’aspiration à une société libre et égalitaire, et la résistance courageuse face à un régime qui réprime les corps, les voix et les rêves. Ce combat n’est pas seulement celui des femmes iraniennes, c’est celui de toutes les femmes du monde et d' une nation qui se lève pour la dignité et la liberté ! 

Nous n’oublions pas les otages : nos compatriotes français Cécile Kohler et Jacques Paris, et 6 autres Européens, des innocents, emprisonnés en Iran, sans procès, sans droits, simplement pour faire pression, pour marchander. Une prise d’otage d’État, digne d’une organisation criminelle, par un régime cynique, pas d’une "République" respectable. Leur libération doit être une priorité pour notre diplomatie.

Nous n’oublions pas que ce régime armé et manipulateur alimente la guerre en Ukraine. Oui, la République Islamique fournit des armes et envoie des drones meurtriers à la Russie. Le régime des Mollahs est complice de l’invasion russe, complice des massacres en Ukraine. Ce régime ne connaît pas la paix : il la craint ! Ce soutien militaire constitue une complicité claire avec l’agression russe et démontre, une fois de plus, le rôle déstabilisateur de ce régime bien au-delà du Moyen-Orient.

Et surtout, n’oublions jamais cette phrase : “Il faut rayer Israël de la carte.” Ce n’est pas un slogan isolé. C’est une doctrine. C’est le projet d’un régime fanatique et antisémite. Le monde entier devrait être debout face à une telle haine.
Cette volonté d’extermination d’un État membre de la communauté internationale, et d’un peuple, ne peut être ignorée ni tolérée.

Alors aujourd’hui, plus que jamais, nous le disons à haute voix avec force et vigueur : que le régime tombe ! Qu’il soit renversé ! Que le peuple iranien se soulève et prenne son destin en main !

Assez de compromis, assez de lâcheté de la part de la communauté internationale.

Le monde libre doit soutenir la jeunesse iranienne, les femmes, les étudiants, les ouvriers, les artistes, les sportifs, les prisonniers politiques, etc. Celles et ceux qui rêvent d’un autre Iran : un Iran sans Ayatollahs ni Mollahs, sans peur, sans prison, un Iran libre.

L’Iran mérite un avenir de tolérance et de paix, et non de fanatisme et d'oppression.

Ce combat, ce n’est pas un conflit religieux. Ce n’est pas l’Occident contre l’Orient : c’est la liberté contre la tyrannie. C’est la lumière contre l’obscurité.

Nous serons toujours du côté du peuple : jamais du côté de ses bourreaux !

À bas la République Islamique.
Vive le peuple iranien libre.
Vive la liberté.
Zan, Zendegi, Azadi.

Maxime Moulazadeh


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